Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 31 août 2010

MONDIALISATION-CHINE-MATIERES PREMIERES. La Chine justifie à nouveau la limitation de ses exportations de terres rares


Accusé par les pays riches de mettre en place une pénurie organisée de ces composants indispensables aux entreprises de haute technologie, Pékin se défend en faisant valoir l’argument…écologique!

Si la Chine a décidé de limiter ses exportations de terres rares vers les Etats-Unis, l’Europe, le Japon et autres pays riches, ce n’est pas du tout pour peser sur le marché mondial de ces matières premières indispensables aux produits de haute technologie (dont les ordinateurs et les voitures hybrides) et dont la Chine monopolise pratiquement toute la production mondiale, comme l’affirment les partenaires commerciaux mais pour des raisons environnementales. Des raisons qui ne les convainquent absolument pas.

C’est en tout cas le nouvel argument utilisé par le gouvernement de Pékin pour expliquer sa décision qui est largement critiquée en dehors des frontières du pays. Une explication quelque peu différente de celle qui avait cours jusqu’à présent dans les déclarations des pouvoirs publics qui mettaient en avant les besoins de l’industrie chinoise et le fait de gérer une sorte de «pétrole chinois», c’est-à-dire des matières premières stratégiques.

Même si des terres rares sont exploitables dans beaucoup de pays du monde, la plupart ont aujourd’hui abandonné leur extraction lorsque la Chine a proposé de vendre les siennes à des prix défiant toute concurrence. Et il faudra un peu de temps avant que ces gisements soient à nouveau opérationnels malgré les décisions prises par les gouvernements et les entreprises occidentaux de diversifier au plus vite leurs fournitures de ces précieuses terres.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

lundi 30 août 2010

CHINE-ECONOMIE. Croissance, restructuration et maîtrise de l’inflation au programme du gouvernement chinois


Un rapport du gouvernement donne les voies à suivre pour le développement économique du pays au second semestre 2010.

Selon un rapport présenté par Zhang Ping, le ministre de la Commission d’Etat pour le développement et la réforme, la feuille de route du gouvernement chinois pour le second semestre de cette année 2010 est de coordonner le maintien d’une croissance économique «stable et raisonnablement rapide» avec la restructuration de l’économie et le contrôle de l’inflation. Vaste programme dans une économie mondialisée qui montre actuellement ses fragilités et avec une Chine inquiète de ses déséquilibres structurels, de ses problèmes climatiques et environnementaux ainsi que dans la sécurisation de ses besoins énergétiques. Comme l’explique l’agence de presse officielle, Xinhua, «La conjoncture interne reste incertaine avec des défis tels que les graves catastrophes naturelles, la lourde pression de la préservation énergétique, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et les polluants, ainsi que la tendance inflationniste».

Alexandre Vatimbella

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samedi 28 août 2010

MONDIALISATION-CHINE-COMMERCE. Les Etats-Unis ne sont pas inquiets de la présence chinoise en Amérique latine


Washington sont favorables aux investissements de la Chine sur le continent latino-américain selon l’Administration Obama.

Un responsable de l’Administration Obama en visite actuellement à Pékin, le Secrétaire d’Etat adjoint chargé de l’Amérique latine, a indiqué que les Etats-Unis n’étaient pas inquiets de la hausse des échanges commerciaux entre la Chine et les pays du continent latino-américain, ni de celle des investissements chinois dans cette région qui est traditionnellement considérée comme sa chasse-gardée. Au contraire, selon Arturo Valenzuela, la présence chinoise permet le développement économique de ces pays et de leurs populations, ce qui est également la volonté des Etats-Unis.

Ces dernières années, la Chine est de plus en plus présente en Amérique latine où elle cherche des débouchés pour ses produits à bas prix mais aussi pour se fournir en matières premières indispensables à son développement. Des tournées de responsables chinois se sont multipliées, notamment celles des plus hautes autorités de l’Etat. Certains aux Etats-Unis se sont inquiétés de cette présence d’autant qu’elle s’appuie sur les régimes hostiles à Washington, comme ceux de Chavez au Venezuela ou de Morales en Bolivie ainsi que sur une entente avec le Brésil de Lula da Silva. A l’appui de leurs inquiétudes, le fait que les échanges commerciaux entre la Chine et l’Amérique latine ont été multipliés par dix depuis l’an 2000.

Alexandre Vatimbella

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vendredi 27 août 2010

MONDIALISATION-INDE-COMMERCE. La guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Inde pourrait reprendre


Les autorités américaines sont exaspérées par les blocages administratifs mis en place par le gouvernement indien pour empêcher ses exportations agricoles.

L’Inde et les Etats-Unis s’affrontent régulièrement dans l’enceinte de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Les Américains reprochent aux Indiens leurs mesures protectionnistes en particulier en matière agricole. Une affirmation que ne rejette pas les Indiens qui expliquent qu’ils sont obligés de protéger leur agriculture afin de pouvoir nourrir leur population convenablement. De plus, ils souhaitent que cette spécificité soit reconnue à leur pays mais aussi à de nombreux pays en développement mais que cela n’empêche pas les pays développés d’ouvrir, eux, leur marché aux produits en provenance de ces pays.

Cette bataille commerciale, où les Etats-Unis sont les porte-paroles des pays riches et l’Inde le leader des pays émergents et des pays pauvres, pourrait être prochainement relancée après les déclarations de Washington sur les blocages administratifs intentionnels de New Dehli sur les exportations de produits laitiers américains. Ainsi, le gouvernement américain pourrait porter plainte contre l’Inde auprès de l’OMC et envisager des mesures de rétorsions.

Alexandre Vatimbella

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jeudi 26 août 2010

RUSSIE-ECONOMIE. «Le marché de la corruption représente 50% du PIB»


Une association d’avocats vient de publier un rapport sans équivoque et qui conforte toutes les données recueillies par d’autres organismes en les amplifiant sur l’ampleur des prévarications des fonctionnaires en Russie.

La Russie est un des pays les plus corrompus au monde. Toutes les études vont dans ce sens que ce soit celles d’organisations internationales comme Transparency international (qui classe le pays en 146° position sur 180 en matière de transparence dans les affaires) ou russes comme Rusadvocat qui vient de publier une étude sans aucune équivoque.

Ainsi, selon l’association d’avocats, «le marché de la corruption représente 50% du PIB», une estimation extrêmement élevée mais qui ne surprend guère les Russes et les premiers d’entre eux, Dmitri Medvedev, le président, et Vladimir Poutine, son premier ministre… Rappelons que ce dernier a demandé que les chantiers de la reconstruction des villages détruits par les feux de forêt qui sévissent actuellement en Russie suite à la sécheresse et la canicule soient filmés 24 heures sur 24 afin d’éviter que les fonds publics débloqués ne soient détournés et que les nouvelles maisons ne voient jamais le jour. Il a même affirmé que les images seraient retransmises en direct sans interruption à son domicile!

Louis-Jean de Hesselin

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