Les Actualités sur Mondiaglobalisation

jeudi 4 mars 2010

CHINE-SOCIAL. Les autorités chinoises veulent réduire les inégalités sociales en 2010


C’est le serpent de mer en Chine, la mise en place d’une politique plus sociale pour les populations rurales et les pauvres citadins. Mais les mesures présentées par les autorités demeurent très floues.

L’Assemblé populaire nationale, le parlement chinois, a décidé de s’attaquer aux inégalités sociales en 2010. Un problème qui préoccupe chaque année les autorités chinoises alors que la forte croissance du pays bénéficie à la classe moyenne et surtout de plus en plus aux plus riches, un nombre croissant de milliardaires en étant la preuve. Les grognes dans les campagnes et la pauvreté des travailleurs migrants des villes font néanmoins craindre aux dirigeants du pays une explosion sociale qui n’a pas encore eu lieu. Afin d’éviter qu’elle ne survienne, ils ont décidé de s’attaquer une nouvelle fois à cette situation s’en pour autant prendre le mal à la racine par une large politique à court terme de redistribution. Ce sont les effets de ces inégalités qui seront d’abord traitées et un rattrapage sur le long terme qui est privilégié. Ainsi, les prix des denrées alimentaires seront relevés autoritairement en 2010, plus de prêts bancaires seront réservés au monde rural et des subventions seront accordées aux agriculteurs qui veulent moderniser leurs équipements. Dans le même temps des mesures seront prises en faveur des chômeurs, des mécanismes de négociations salariés-employeurs seront mises en place et le salaire minimum sera promu auprès des autorités locales. En outre, une vigilance sur les profits des entreprises et une réforme de la fiscalité seront mises en œuvre. Mais, pour toutes ces mesures, les détails concrets manquent d’autant que le gouvernement ne souhaite pas casser la croissance en faisant porter le fardeau d’une politique sociale sur les classes moyennes et riches. Du coup, cette volonté d’instaurer plus de social dans la société chinoise risque de n’être qu’un vœu pieu.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

mercredi 3 mars 2010

INDE-COMMERCE. Forte hausse des exportations indiennes sur un an


Jusqu’à présent, l’Inde n’avait pas fait de ses exportations le principal moteur de sa croissance. Mais le gouvernement entend les développer et leur hausse montre que les choses sont peut-être en train de changer.

Sur un an, les exportations de l’Inde ont progressé de 11,5% selon les chiffres qui viennent d’être publiés pour le mois de janvier. Elles se sont montées à 14,34 milliards de dollars pour le premier mois de 2010. Elles sont notamment tirées par la demande venue des Etats-Unis. Cette nouvelle donne n’est pas pour déplaire au gouvernement de Manmohan Singh qui veut doper les exportations pour en faire une des armes de la croissance indienne dans les années qui viennent. De leur côté, les exportations ont fait un bond de 35,5% sur un an démontrant que la demande intérieure demeurait soutenue depuis la reprise économique.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

mardi 2 mars 2010

CHINE-ECONOMIE. Le dilemme chinois de prêter moins tout en prêtant assez

Une des difficultés du gouvernement chinois sera d’éviter que le crédit bancaire menace la croissance tout en la soutenant…

Les experts et le gouvernement chinois semblent avoir pris la mesure des dangers du crédit pour tous initié l’année dernière pour soutenir l’activité. Mais comment faire pour fermer les vannes du crédit tout en les laissant ouvertes?! Plus sérieusement, comment éviter qu’un trop grand nombre de prêts bancaires ne conduisent à de l’inflation, à une bulle financière et à de graves problèmes pour les établissements qui ont prêté à tout va sans vérifier la solvabilité de leurs clients tout en évitant qu’un assèchement du crédit ne plombe la croissance. Cette quadrature du cercle – comment éviter de trop prêter tout en prêtant assez – sera un des principaux défis des autorités. Comme l’explique Li Daokui de l’université Tsinghua, «En ce qui concerne la politique monétaire, si les banques continuent à ouvrir des crédits d'une manière généreuse, cela peut engendrer de l'inflation, mais si le gouvernement resserre trop vite sa politique monétaire, l'économie peut retomber dans une phase de récession». Pour tenter de concilier l’inconciliable, un resserrement du crédit a déjà eu lieu mais des consignes ont été données pour que les PME soient les principales bénéficiaires de prêts sans restriction.

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org

lundi 1 mars 2010

INDE-ECONOMIE. Le gouvernement indien choisit les déficits à la rigueur budgétaire


Pas question d’abandonner les subventions et autres aides à destination des plus pauvres a affirmé le ministre de l’économie en présentant le budget 2010-2011 du pays. Du coup, les déficits ne seront pas comblés et l’économie loin d’être libéralisée comme l’espère les milieux d’affaires.

Pranab Mukherjee, le ministre de l’économie indien a estimé, en présentant le projet de budget pour l’année fiscale 2010-2011, que celui-ci permettrait au pays une croissance de 8,5%. Cette dernière ne serait qu’une étape qui devrait conduire cette même croissance à un taux à deux chiffres pour l’année fiscale 2012-2013. Pour y parvenir, le gouvernement indien a décidé de doper la consommation intérieure avec des baisses d’impôts et de booster les exportations avec une politique de change qui devrait amener la roupie à se déprécier face au dollar. Surtout, il a décidé de continuer à soutenir l’activité avec de larges subventions aux plus pauvres, au monde rural et pour la construction d’infrastructures au grand dam de ceux qui, comme les milieux d’affaires, espéraient un début de désengagement de l’Etat dans l’économie. Du coup, le large déficit budgétaire de 6,9% du PIB en 2009-2010 sera toujours de 5,5% en 2010-2011 et ne sera ramené qu’à 4,% à l’horizon 2012-2013.

Louis-Jean de Hesselin

© 2010 LesNouveauxMondes.org

CHINE-ECONOMIE. Wen Jiabao pointe les faiblesses de l’économie chinoise


Lors d’une réunion du gouvernement chinois, le Premier ministre a souhaité des «efforts vigoureux» pour adapter l’économie du pays aux défis qui se présentent à elle.

Pour Wen Jiabao, le Premier ministre chinois, l’économie du pays souffre de nombreux maux et doit entreprendre «des efforts vigoureux» afin de «stimuler la demande nationale, optimiser la structure industrielle, réduire les surcapacités, éliminer les productions rétrogrades, encourager les regroupements, promouvoir l'innovation technologique et approfondir la réforme, afin de faciliter le changement du mode de développement». Un vaste programme qu’il estime nécessaire d’autant que le pays ne pourra compter sur le moteur des exportations comme auparavant suite au ralentissement économique mondial qui devrait se poursuivre en 2010 et peut-être dans les années à venir et qu’il souffre d’une surcapacité industrielle tout droit issue des largesses du crédit consenties en 2009 par les banques chinoises et imposées par les autorités afin de soutenir artificiellement l’activité.

Un des axes pour adapter l’économie passe par une restructuration pour donner un nouveau souffle à dix secteurs prioritaires que sont l'automobile, la sidérurgie, l'informatique, la logistique, le textile, les métaux non ferreux, la pétrochimie, la fabrication de bien d'équipement, la construction navale et l'industrie légère. Un programme que Wen Jiabao veut mettre en route le plus tôt possible

Alexandre Vatimbella

© 2010 LesNouveauxMondes.org