Les Actualités sur Mondiaglobalisation

vendredi 27 novembre 2009

CHINE-ENVIRONNEMENT. Gérer ses ressources en eau est un enjeu primordial pour la Chine


Sécheresse tenace, pollution endémique, infrastructures déficientes, prix inadapté, irrigation agricole trop dispendieuse, le problème de l’eau est en train de devenir un des plus gros défis auxquels les autorités chinoises vont devoir répondre le plus rapidement possible.


La Chine connaît un formidable défi pour sécuriser ses ressources en eau. Déjà, l’eau est une denrée rare dans le pays en temps normal et par rapport à sa nombreuse population. Mais ce sont surajoutés ces dernières décennies des problèmes qu’il est désormais urgent de régler pour que les Chinois ne manquent pas d’eau dans les années qui viennent.

Au-delà d’une sécheresse tenace qui frappe le nord et l’ouest du pays depuis plusieurs années et qui n’est pas de la responsabilité des autorités, la pollution d’au moins 30% des cours d’eau (sans parler des nappes phréatiques), les infrastructures déficientes, la gabegie de l’irrigation de l’agriculture qui pompe 70% des ressources du pays sans parler d’un prix trop bas qui ne permet pas de responsabiliser les utilisateurs et de faire les investissements nécessaires pour moderniser les réseaux, tout concourt à une situation d’urgence dont le gouvernement est de plus en plus conscient.

D’autant que les rapports alarmistes se sont succédé ces derniers temps. Celui de la Banque mondiale, publié au début de cette année, indiquait qu’il fallait relever au plus vite le prix de l’eau et renforcer sa gestion car «une crise de l’eau est en train de naître» d’autant que «depuis des années le manque d’eau, la pollution et les inondations ont limité la croissance et ont affecté la santé et le bien être de la population». Un des derniers rapports en date, issus de l’administration chinoise, indique, pour sa part, que «dans certains cours d’eau importants la pollution aux nitrates est grave et plusieurs programmes anti-pollution n’ont pu être financés».

Mais, dans le même temps, cette prise de conscience n’empêche pas la mise en place d’énormes projets de détournement des eaux notamment pour alimenter la capitale sans réellement savoir quel sera l’impact environnemental de leur réalisation comme ce fut le cas pour le barrage des Trois-Gorges.

Reste que, pour la Banque mondiale, même «s’il n’y a aucune doute que la Chine fait face à un défi majeur dans la gestion des ressources limitées en eau pour soutenir sa croissance dans les années qui viennent», l’organisation financière internationale estime qu’il y a pourtant des raisons d’être optimisme: «la Chine, qui a démontré son énorme capacité d’innovation dans son programme réussi de réformes économiques, peut et doit prendre une dynamique en réformant ses politiques en la matière pour devenir un leader mondial dans la gestion des ressources en eau».


Alexandre Vatimbella

© 2009 LesNouveauxMondes.org

jeudi 26 novembre 2009

CHINE-SOCIAL. Pour les Chinois, la vie réussie d’une femme passe par l’harmonie familiale


Selon un sondage, une carrière réussie n’arrive qu’en cinquième position comme critère d’une vie accomplie pour une femme chinoise.


Même si 50% des Chinois estiment qu’une femme peut mener une vie équilibrée entre son travail et sa famille, plus de 80% estiment que l’harmonie familiale est le premier critère de réussite de la vie féminine selon un sondage publié cette année. Vient ensuite l’amour véritable (56,1%), bien élever ses enfants (49,8%), avoir de bons amis (32,8%). En cinquième position vient une carrière réussie (29%). On trouve aussi avoir un haut revenu (11,6%) et avoir un mari riche (5,6%).

A noter que seuls 23% des sondés estiment que les femmes devraient mettre la priorité sur la famille par rapport à leur travail. En revanche, 42,8% estiment que les femmes sacrifient plus leur carrière que les hommes pour la famille. Et si 34,9% pensent que l’égalité des sexes est possible, 53,7% affirment que les hommes ont plus de pouvoir que les femmes.


Nicolo Morfino

© 2009 LesNouveauxMondes.org

EDITORIAL-MONDIALISATION. L’axe Washington-New Delhi plutôt que Washington-Pékin?


Les récentes rencontres de novembre Barack Obama-Hu Jintao, à Pékin et Manmohan Singh-Barack Obama, à Washington, ont donné une certaine idée du type de relations que les Etats-Unis veulent initier avec les deux géants d’Asie et grandes puissances émergentes. Autant l’on a senti une certaine retenue entre le président des Etats-Unis et son homologue chinois, autant la chaleur était au rendez-vous entre le dirigeant américain et le premier ministre indien.

Est-ce à dire que les Etats-Unis vont désormais privilégier leur relation avec l’Inde au détriment de celle avec la Chine alors que tout concourrait à penser que ce serait le contraire? Il serait bien aventureux de le prétendre mais on ne peut pourtant exclure cette option diplomatique même si le développement des rapports Etats-Unis-Chine demeurera crucial pour les deux pays et le monde. Car, même s’il n’est pas question de créer un G2 indo-américain de substitution à celui sino-américain, l’Inde et les Etats-Unis partagent bien plus qu’un rapport de force économico-stratégique. Les deux grandes démocraties ont des valeurs communes et des combats communs. C’est pourquoi Barack Obama a pu dire que «l’Inde est un partenaire indispensable des Etats-Unis» et que Manmohan Singh aurait pu lui répondre exactement la même chose des Etats-Unis pour l’Inde.

D’autant que les Etats-Unis et l’Inde ont une crainte commune: la puissance économique, diplomatique et militaire chinoise. Les produits à bas prix fabriqués en Chine sont une menace pour l’emploi des Américains mais aussi des Indiens. La montée en puissance militaire de la Chine inquiète Washington mais surtout l’Inde qui voit toujours en l’armée de Pékin stationnée à ses frontières une menace potentiellement forte. Quant à la diplomatie chinoise, elle est vue comme déstabilisatrice par le gouvernement américain (Soudan, Iran, Venezuela, Birmanie, Corée du Nord) mais aussi par l’Inde (Pakistan, Bengladesh, Birmanie, Sri Lanka). Et la grande offensive de charme de Pékin en Afrique et en Amérique du Sud ne laisse pas insensibles Washington et New Delhi dont les intérêts dans ces deux régions du monde sont extrêmement forts.

Du coup l’Inde est prête à être «naturellement» une amie des Etats-Unis alors que la Chine aurait plutôt la volonté d’être un cogérant de la mondialisation avec les Américains. D’où cette rencontre si chaleureuse entre Barack Obama et Manmohan Singh.

Cet axe aurait-il cependant assez de cohésion et de puissance pour contenir la montée en puissance de la Chine et l’encadrer? C’est toute la question que les stratèges peuvent se poser et se poseront dans les années qui viennent. Sans oublier que l’Inde fait aussi partie d’un club, le Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine), qui l’unit – de manière informelle il est vrai – à la Chine. Sans oublier que les possibles conflits d’intérêt entre les Etats-Unis et l’Inde existent également (Barack Obama n’avait-il pas fustigé fortement les délocalisations d’entreprises américaines en Inde pendant sa campagne électorale de 2008?).

Néanmoins et quoiqu’il arrive, les Etats-Unis ont intérêt dans leur bras de fer face à la Chine de compter sur l’amitié indienne. Idem pour l’Inde dans ses relations difficiles avec l’Empire du milieu. Reste que les Chinois n’ont pas dit leur dernier mot car si les relations indo-américaines devenaient trop privilégiées à leur goût, ils ne pourraient demeurer sans bouger face à ce qui deviendrait pour eux un danger certain...


Alexandre Vatimbella

© 2009 LesNouveauxMondes.org

mercredi 25 novembre 2009

MONDIALISATION-EMERGENTS-CONSOMMATION. Les Chinois les plus confiants en l’avenir


Les consommateurs d’Asie se montrent globalement confiants dans l’avenir et ceux de Chine sont les premiers d’un classement annuel qui vient d’être publié.


Selon le sondage annuel de GlobeScan réalisé dans vingt-deux pays du monde sur un échantillon de 22.000 personnes, les populations de la zone Asie-Pacifique interrogées sont les plus confiantes en l’avenir et les Chinois arrivent en tête de ce classement suivis par les habitants de Singapour et du Nigéria. Quant à l’Inde, elle se place 7° et la Russie, 15° (le Brésil n’a pas été sondé). Le classement des autres pays émergents est le suivant: Pologne (8°), Chili (16°), Philippines (17°), Turquie 20°), Mexique (21°). Quant aux Etats-Unis, ils occupent la 9° place, l’Allemagne la 11°, la Grande Bretagne la 13° et la France la 19° alors que le Japon arrive bon dernier.

Pour le président de la société GlobeScan, Doug Miller, «la confiance des consommateurs est importante. Peu d’économistes espèrent une vraie reprise sans une augmentation de la confiance. Les résultats de cette enquête suggèrent que la reprise est en route et qu’elle sera conduite par les consommateurs asiatiques».


Louis-Jean de Hesselin

© 2009 LesNouveauxMondes.org


Classement

Rang

Pays & Score

1

Chine 113,5

2

Singapour 100,6

3

Nigéria 98,6

4

Australie 83,8

5

Canada 81,6

6

Panama 80,1

7

Inde 78,1

8

Pologne 74,5

9

Etats-Unis 71,9

10

Espagne 69,7

11

Allemagne 69,3

12

Costa Rica 67 ;3

13

Grande Bretagne 66,3

14

Pakistan 64,1

15

Russie 61,4

15

Chili 61,4

17

Philippines 54,8

18

Kenya 54,4

19

France 51,7

20

Turquie 49,2

21

Mexique 48,2

22

Japon 45,1

L’index est réalisé à partir d’une série de mesures de la perception des consommateurs (s’ils estiment que leur situation s’est améliorée ou non depuis un an, s’ils espèrent qu’elle sera meilleure ou pire dans un an, ce qu’ils pensent de ce que sera la situation économique dans un an et dans cinq ans, si c’est le bon moment pour faire des achats importants, etc.)