Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 10 mai 2026

Commentaire. Hantavirus, fantasmes et réalité face à notre fragilité humaine


Même si la majorité – mais pas l’ensemble – de la communauté scientifique et médicale affirme que l’hantavirus qui a touché des passagers d’un bateau de croisière et qui vient de rongeurs infectés par la souche sud-américaine ne provoquera pas une pandémie mondiale, les populations sont inquiètes six ans après celle de la covid19.

D’abord parce que ce virus présent dans le monde est particulièrement virulent dans cette souche sud-américaine (contrairement à l’européenne) et qu’elle peut se transmettre à l’humain (de manière très rare jusqu’à présent) puis de l’humain à l’humain (encore plus rare) et que sa mortalité est alors de 40 à 50% ce qui est un pourcentage extrêmement élevé (par comparaison, la covid19 était léthale à 2 ou 3%).

Ensuite parce que l’«apparition» de ce virus (on rappelle que tous les virus existent depuis toujours même s’ils peuvent muter) nous ramène à celle de la covid19 qui prit la communauté internationale par surprise, surtout qui montra les mensonges, notamment par les autorités chinoises (on ne sait toujours pas comment il est apparu) et l’impréparation de tous les pays de la planète.

Enfin parce que les virus tout au long de l’histoire humaine ont causé des tragédies qui demeurent dans la mémoire collective comme la peste noire de 1348 donc que la peur se réveille très facilement.

Dès lors, guère étonnant que les médias s’emparent de cet épisode sanitaire et que l’angoisse touche les populations du monde entier au-delà même de l’importance de la menace qui pèse réellement sur elles.

Oui, nous ne prenons pas, collectivement, assez conscience des menaces que les virus et les bactéries font peser sur nous.

Bien sûr, nous connaissons notre fragilité face aux maladies et que notre «bonne santé» eut être vue que comme notre condition entre deux affections.

Reste qu’en l’état de nos connaissances qui sont nettement plus importantes que dans le cas de la covid19, une pandémie n’est pas à l’ordre du jour.

Il s’agit donc de combattre les fake news et les théories du complot ainsi que la récupération politicienne comme on le voit avec les propos de Jean-Luc Mélenchon tout en demeurant en éveil et en se préparant à une éventuelle crise sanitaire même si rien ne permet de dire qu’elle a des chances de survenir.

 


samedi 9 mai 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Une défense européenne, vite, pour ne plus subir, pour ne plus se soumettre!


Après l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la guerre de Trump-Netanyahu contre l’Iran.

A chaque fois, les Européens subissent les conséquences d’un conflit dont ils n’ont rien à avoir avec son déclenchement et auquel ils sont incapables de répondre en imposant leur vision, surtout, leurs intérêts.

Oui, nous avons besoin urgemment d’une défense européenne pour ne plus être les dindons de la farce, pour ne plus être obligés de nous soumettre.

En l’occurrence, la France se bat depuis toujours pour que les pays européens refusent toute allégeance, toute servitude face aux grandes puissances.

Surtout pour imposer la paix.

Le 9 mai 1950, lorsque Robert Schuman propose de placer les productions de l’acier et du charbon de la France et de l’Allemagne sous une haute autorité, il dit: «L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre».

Cette phrase doit toujours résonner en nous quand nous bâtissons cette Europe unie mais que nous ne sommes pas capables de la mettre au niveau à laquelle elle doit être pour nous assurer prospérité et sécurité.

Car, aujourd’hui, si la guerre entre pays européens est, heureusement, hautement improbable grâce à l’UE, c’est bien la guerre faite à l’Europe qui est du domaine du possible et face à laquelle nous ne sommes pas encore suffisamment préparés comme l’a montré notre impuissance face à l’attaque russe contre les Ukrainiens.

Mais les Européens semblent enfin prendre conscience du défi qui est là, à leur porte, et de l’absolue nécessité de le relever.

Si, grâce à Poutine et à Trump, nous décidons enfin de bâtir cette union dans laquelle nous ne serons plus ce géant auto-entravé incapable d’utiliser ses énormes capacités mais qui s’est débarrassé de ces chaînes l’empêchant d’agir pour le bien-être de ses populations, nous aurons imploser ce plafond de verre qui nous enfermait dans l’impuissance.

Mais, ce réveil ou plutôt cet éveil ne doit pas être de circonstance.

Demain, le dictateur russe et l’autocrate américain ne seront plus là mais les menaces – notamment chinoises –, elles, n’auront pas disparu.

L’effort que nous faisons aujourd’hui devra être poursuivi sans relâche.

Sinon, tôt ou tard, nous ne serons plus que dans une servitude que nous aurons, sinon choisie, en tout cas permise.

Alexandre Vatimbella 

 

 


Le Focus. Assumer les choix démographiques


Une crise démographique peut prendre plusieurs aspects: soit il y a trop de naissances, soit pas assez, soit trop de naissances de garçons, soit trop de naissances de filles.

Dans le cas où il y a trop d’enfants, cela signifie que la société en question n’est pas capable de faire face à cet afflux et ne peut accueillir ces enfants de manière convenable d’autant qu’elle ne peut déjà pas assurer le minimum vital pour une partie de sa population.

Dans le cas où il n’y a pas assez d’enfants, ce sont les systèmes économique et social mis en place par la société qui sont en danger de même que la défense du pays.

Pas assez d’enfants et donc de futurs adultes, c’est moins de rentrées fiscales, un déséquilibre et un déficit des régimes sociaux notamment celui de la retraite si celle-ci est basée sur la répartition (les actifs payent pour les retraités par le biais de leurs cotisations sociales) et un manque de soldats pour défendre la pays.

Quand il y a trop de filles dans des sociétés pauvres cela signifie qu’il y aura moins de fils pour aider leurs parents puis à prendre soins d’eux financièrement dans leurs vieux jours.

Quand il y a trop de garçons, cela signifie qu’ils ne pourront pas tous trouver une femme ce qui a des conséquences sur leur équilibre psychologique qui aboutit à une société plus violente et, historiquement, cela a eu comme conséquences des nations belliqueuses qui allaient chercher les femmes ailleurs par la force.

Une crise démographique mondiale peut avoir comme conséquence qu’il y a trop d’habitants sur la planète ce qui ne veut pas dire qu’il y en aura trop dans tous les pays.

Ainsi, il peut y avoir des pays où il y a une trop nombreuse population et des pays où il y a un déficit en la matière.

C’est ce qui se passe actuellement où les naissances sont trop nombreuses dans les pays pauvres et pas assez dans les pays riches même si le déclin démographique touche de plus en plus de pays, riches ou pauvres.

Mais on peut également considérer qu’actuellement il n’y a pas de surpopulation de la planète dans le sens où celle-ci est capable d’offrir et d’assurer une vie décente à tous les humains qui la peuplent.

Il y aurait plutôt une mauvaise répartition avec des pays en manque de naissances et des pays où il y a un surplus.

Certains pays souhaitent augmenter leur population alors que d’autres espèrent la réduire avec le même objectif, un développement économique et social harmonieux.

Une des manières de résoudre cette double problématique serait de permettre une migration des pays en surplus vers des pays en manque.

Mais l’on sait qu’au-delà des difficultés logistiques que cela pose, ce n’est pas le souhait des pays en déficit démographique comme le montrent les fermetures de leurs frontières à l’immigration des pays riches.

Pour prendre le cas de la France, la baisse du nombre de naissances va poser nombre de problèmes et mettre en péril les systèmes économiques et sociaux tels qu’ils sont conçus aujourd’hui.

C’est pourquoi on assiste actuellement à une campagne pro-nataliste de la plupart des partis politiques et du gouvernement.

Sans parler que le déclin démographique de la France pourrait être synonyme de déclin de puissance.

Reste que cela n’est pas une conséquence inéluctable.

La France comme d’autres pays dans le même cas peuvent s’adapter même si cela ne se fera pas facilement.

Et puis, le nombre d’habitants d’un pays ne fait pas sa richesse et le niveau de son développement.

Si tel était le cas, des pays comme les Pays-Bas, le Danemark, l’Irlande ou le Luxembourg ne pourraient pas avoir un revenu par habitant plus élevé que la France, or, tel est le cas.

C’est pourquoi le débat qui s’instaure en ce moment en France ne doit pas seulement être une propagande nataliste mais poser la problématique globale avec les avantages et les inconvénients des différents scénarios qui se proposent au pays.

Et, in fine, assumer avec responsabilité, pour les Français, les choix qu’ils feront tant sur le nombre de naissances, sur la politique sociale, sur la défense du pays et sur l’immigration, entre autres.

 


jeudi 7 mai 2026

Commentaire. Une des grandes leçons du conflit au Moyen-Orient: les médias sont toujours aussi facilement manipulables


Il parait que la guerre du Vietnam avait définitivement mis fin à la manipulation des médias lors d’une guerre.

La présence sur place des journalistes qui avaient toute latitude pour faire leurs reportages en toute indépendance avait été une des raisons de l’échec politique de cette guerre (mais pas militaire, au contraire) avec une opinion publique qui, devant les images terribles diffusées aux journaux télévisés du soir, étaient devenues hostile à sa poursuite.

Néanmoins, on a oublié l’autre conséquence: la décision des autorités politiques et militaires dans tous les pays du monde d’éloigner les journalistes du terrain d’un conflit ou leur accompagnement très proche lors de leur présence avec ce fameux «embedded» (c’est-à-dire «incorporé» ou «embarqué») pour signifier leur prise en charge par l’armée et leur contrôle.

Dès lors, celle-ci pouvait leur montrer ce qu’elle voulait et, bien sûr, pouvait leur cacher ce qu’elle souhaitait soustraire à leur regard.

Mais il y a encore une mesure plus drastique: leur absence sur le terrain comme c’est le cas du côté russe en Ukraine (sauf pour les pseudo-journalistes russes qui sont en fait des propagandistes) et actuellement au Moyen-Orient (du côté américain et du côté iranien).

Une absence qui est parfois due à leur élimination physique ainsi que l’a largement fait l’armée israélienne à Gaza et au Liban (même s’il faut ajouter que beaucoup de ces «journalistes» tués par Tsahal étaient des propagandistes du Hamas ou du Hezbollah mais pas que…).

Avec cette «drôle de guerre» entre l’Iran et les Etats-Unis, on atteint un summum.

Car qui peut dire, avec les «informations» des médias qui reprennent essentiellement les communiqués des deux parties, qui est en train de gagner ou de perdre, qui fait quoi, qui veut quoi, quelle est réellement la situation sur le terrain.

Personne et surtout pas les journalistes et les experts médiatiques qui laissent libre-court à leurs opinions et leurs fantasmes pour décrire ce qu’ils ne voient pas mais simplement ce qu’on leur raconte.

Le changement constant des bandeaux des chaînes d’information en continu avec des affirmations qui se contredisent d’une minute à l’autre est aussi ridicule qu’emblématique de cette manipulation qui, in fine, n’est pas subie mais acceptée car elle permet quand même de faire de l’audience…

 


mercredi 6 mai 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. De l’importance d’un service public de l’audiovisuel pour la démocratie


Tous ceux qui remettent en cause l’existence d’un service public de l’audiovisuel, remettent en cause la démocratie républicaine libérale.

Pour bien comprendre ce qui est en jeu, il faut en revenir au fondement du projet démocratique.

Tous ceux qui ont promu ce régime de liberté et d’égalité étaient conscients qu’il fallait pour qu’il fonctionne correctement et qu’il puisse être approfondi, des citoyens éveillés et capables de comprendre le monde qui les entoure afin de prendre des décisions en toute connaissance de cause et en toute responsabilité.

Pour cela, la formation et l’information des citoyens étaient les pierres angulaires de ce projet.

Et cela demeure vrai aujourd’hui.

Et comment forme-t-on ces citoyens libres et égaux?

Par l’enseignement et par les médias notamment audiovisuels.

Tous ceux qui veulent supprimer ou brider un service public de l’enseignement mais aussi un service public de l’information, sont des adversaires de l’émancipation de l’individu et de sa capacité à porter son projet de vie dans le cadre d’une société d’égaux libres.

C’est pourquoi dans les sociétés totalitaires, la formation et l’information sont avant tout de la propagande pour le régime en place.

C’est pourquoi dans les pays démocratiques, les extrêmes veulent contrôler ces services publics pour en faire les bras armés de leur idéologie ou les détruire – tout au moins les affaiblir drastiquement – pour mettre en place leurs propres réseaux qui dispensent de la propagande.

Ayant dit cela, ni le service public de l’enseignement, ni le service public de l’information ne fonctionnent correctement dans aucune des démocraties et notamment en France.

Manque de moyens au regard de leurs missions existentielles pour les valeurs humanistes portées par la démocratie républicaine libérale, ils tombent souvent dans des travers qui mettent à mal leur travail qui consiste à donner des outils pour que tout individu soit un vrai citoyen.

Sans parler de ceux qui orientent leur devoir de formation et d’information dans un sens partisan et, pour le service public de l’audiovisuel, de se mettre en concurrence avec le secteur privé, ce qui n’a aucun sens, pire, dévie sa mission de manière radicale.

Mais que l’on soit bien clair: l’important est de fortifier ces deux services publics pour qu’enfin ils remplissent correctement leur mission et non de les fragiliser en contestant leur existence et en faisant tout pour les rendre inefficaces.

Si la démocratie républicaine libérale doit enfin devenir cette société d’égaux libres qui sont en capacité de mettre en œuvre leurs projets de vie, ce sera, avant tout, grâce à l’enseignement et l’information citoyens.

Alexandre Vatimbella