Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 14 mars 2023

Editorial. L’Union européenne, ce formidable espoir pour ceux qui n’en sont pas

Ukrainiens, Géorgiens, Biélorusses, Moldaves, Serbes, Kosovars, Macédoniens, Monténégrins, tous, ils voudraient appartenir à l’Union européenne.

Tout comme… les Anglais selon les derniers sondages dont une majorité regrette le Brexit alors que les Ecossais et les Irlandais du Nord ont été fort mécontents d’en sortir à l’encontre de leur volonté.

Seuls les Norvégiens et les Suisses pour des raisons avant tout égoïstes et quelque peu xénophobes se trouvent bien mieux en dehors.

Oui, pour les peuples agressés et opprimés, l’Union européenne est un formidable espoir.

Mais elle est également un attrait pour tous les Européens qui veulent un continent de paix et de prospérité où le voisin n’est pas l’ennemi mais le partenaire.

Et, pendant ce temps, les peuples de l’Union européenne jouent la fine bouche…

Soyons honnêtes, depuis le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine, ils se sont quand même rendus compte de ce qu’une Europe démocratique unie était une force face à la volonté destructrice des totalitarismes.

C’est désolant que ce soit une telle crise qui démontre la nécessité pour les Européens d’être unis pour être maîtres de leur destin et non être des pions manipulés par des puissances extérieures.

L’Union européenne est la plus grande démocratie du monde et serait la première puissance si elle se décidait enfin à être cette entité intégrée.

Première puissance, non pas pour imposer son ordre mais pour diffuser ses valeurs et sa vision d’un humanité pacifique, de rappeler que en son sein, vivent ensemble des ennemis héréditaires d’hier.

En cette époque si troublée, reste que les premiers avocats de l’Union européenne sont bien les peuples qui n’en font pas partie…

vendredi 10 mars 2023

Editorial. Sécheresse: ne pas attendre que la situation empire dans les années à venir pour agir

La sécheresse actuelle qui frappe la France est peut-être un bienfait dans le sens où elle nous impose impérativement de nous pencher sur cette ressource incontournable pour toute existence d’être vivants donc des humains.

L’eau, qui représente 65% de notre corps, est plus nécessaire que l’or – elle nous sert à se désaltérer, à pouvoir produire des aliments, à permettre une hygiène qui empêche les maladies et à plein d’autres usages notamment énergétiques et industriels – mais a été moins sacralisée que le métal jaune comme si nous pouvions agir comme bon nous semble sur sa quantité et sa qualité sans que cela ne pose jamais un problème.

Les solutions pour éviter le pire – et tout simplement les pénuries conjoncturelles – existent, elle sont multiples mais on ne peut attendre qu’une crise aigüe survienne pour les mettre en place.

Nous sommes déjà si mauvais, nous les humains, pour prévenir nombre de périls, ne laissons pas celui du manque d’eau créer une situation ingérable en France et dans le monde.

Depuis des années des experts nous disent qu’il faut se préoccuper de prendre soin de l’eau et que dans certaines régions du monde la catastrophe humanitaire est possible voire probable tout comme des conflits entre pays partageant des mêmes ressources en eau voire qui en ont plus que le voisin.

Ainsi, pour prendre un exemple loin des pays pauvres et des zones de conflits répertoriées, le Canada croule sous l’eau alors que son voisin américain connait de plus en plus de stress hydriques.

Et les dirigeants étasuniens ont déjà affirmé que si les problèmes d’approvisionnement devenaient chroniques, ils comptaient sur les Canadiens pour les aider, ce qui ne fait guère plaisir à ces derniers sachant néanmoins que si les Etats-Unis ont besoin absolument d’eau, il leur sera difficile de dire non…

Mais il également possible que des tensions existent à l’intérieur même d’un pays entre des zones de plus en plus arides et d’autres qui resteront bien pourvues en eau.

Cela pourrait être le cas en France entre le Sud qui va vers un climat plus africain et le Nord qui sera mieux protégé des sécheresses.

Aujourd’hui nous avons les connaissances et la technologie pour agir et ne pas être comme ces habitants qui durent fuir le Sahara qui fut une région verdoyante avant de devenir un désert il y a 6.000 ans…

 

mardi 7 mars 2023

Le Focus. Trump le retour?

La star à la CPAC (Conservative Political Action Conference), la conférence annuelle des conservateurs les plus réactionnaires des Etats-Unis qui vient de s’achever à Washington pour son édition 2023, est Donald Trump.

Il a été plébiscité par plus de 60% dans un sondage des participants comme c’est le cas depuis quatre ans pour être leur leader.

Cette popularité qui dure est évidemment problématique d’autant que l’extrémiste populiste compte se présenter en 2024 à la présidentielle pour un second mandat.

Et il est fort possible qu’il soit désigné par le Parti républicain comme son candidat – ce qui en dit long sur la dérive de la formation de droite qui est de plus en plus de droite radicale et même d’extrême-droite pour une partie de plus en plus importante de ces membres.

Comme en 2016 et 2020, il est fort peu probable qu’il emporte une majorité de voix (il avait été battu par Hillary Clinton de trois millions voix et par Joe Biden de sept millions) mais il existe toujours cette possibilité qu’il s’adjuge une majorité de grands électeurs comme ce fut le cas en 2016 du fait d’un système électoral d’un autre temps et loin des critères démocratiques modernes.

Ce retour aux affaires serait catastrophique pour les Etats-Unis mais aussi pour le monde tant le personnage est capable d’aller au pire du pire.

En l’occurrence de s’allier avec les pro-nazis de son pays dont beaucoup ont participé à la tentative de coup d’Etat de 6 janvier 2021 qu’il avait mis sur pied et de rétablir les liens avec Vladimir Poutine et d’autres dictateurs à travers le monde.

Alors que Joe Biden a réussi à remettre le pays sur les rails tant à l’intérieur avec ses plans de relance qui sont un succès, qu’à l’extérieur avec une OTAN revigorée et une alliance renouvelée des démocraties, le retour de Trump serait une cassure nette dans un environnement international si précaire où la possibilité d’une conflagration planétaire n’est pas à exclure.

Pour l’instant Trump hante nos cauchemars, espérons qu’il ne revienne jamais horrifier notre réel.