Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 5 mars 2023

Le Focus. Insécurité et instabilité viennent principalement des régimes totalitaires

Les thuriféraires des idéologies totalitaires affirment que les régimes qu’ils appellent de leurs vœux seront des vecteurs de paix et de sécurité pour les populations du monde.

Or, dans les faits, c’est tout le contraire!

Les pays qui ont des gouvernements totalitaires sont les principaux perturbateurs de l’ordre mondial en créant chez eux et à l’extérieur de l’insécurité et de l’instabilité.

Ce fut le cas avec les régimes hitlérien, mussolinien, stalinien et maoïste qui étaient sans cesse agressifs vis-à-vis de la communauté internationale et qui menaçaient constamment leurs citoyens.

C’est aujourd’hui le quotidien des régimes de la Chine de Xi Jinping, de la Russie de Vladimir Poutine mais aussi, bien sûr, de la Corée du Nord, de la Syrie, de la Birmanie et de quelques autres.

Si la pandémie de la covid19 a été aussi virulente, nous le devons en partie au régime de Xi qui a caché son départ, puis a refusé de donner les informations nécessaires tout en interdisant toute enquête indépendante.

Si nous avons une inflation aussi haute aujourd’hui, c’est à cause, en partie, de cette pandémie et en partie à cause de la guerre d’agression de Poutine envers l’Ukraine.

En plus, celle-ci, au-delà de provoquer un carnage humain, apporté une crise alimentaire et une crise énergétique mondiales.

Et parmi les victimes de Xi et Poutine, il y a leurs peuples avec des Chinois en nombre qui sont morts de la covid19 et des Russes qui tombent massivement tous les jours sur la champ de bataille.

En réalité, les régimes totalitaires n’ont que peu de respect pour l’être humain qui est souvent ramené à un simple objet que l’on peut utiliser sans se préoccuper le moins du monde de sa dignité.

Parce que la «cause» – qui est souvent fumeuse, comme le «rêve chinois» de Xi ou le rétablissement de l’empire russe pour Poutine – est au-dessus de l’humain, ne le sert pas mais ce sert de lui.

Tout le contraire de l’idéal démocratique qui met l’humain au centre de son projet..

 

samedi 4 mars 2023

L'Editorial. «Dépoutiniser» la Russie

Si l’invasion de l’Ukraine par la Russie nous a appris une chose, c’est qu’il n’est guère besoin de dénazifier l’Ukraine qui n’a rien d’hitlérienne mais bien «dépoutiniser» la Russie.

Si le nazisme supposé du régime de Kiev est une absurdité qui n’a été que l’alibi du Kremlin pour faire avaler à la population russe la déclaration d’une guerre d’agression sans motif valable, en revanche, les menées du potentat de Moscou nécessite une «dépoutinisation» de son régime.

Un régime totalitaire où règne corruption et impéritie avec, à sa tête, un criminel qui s’est enrichi – certains le considère comme l’homme le plus riche du monde – sur le dos de ses compatriotes sachant que quand il est arrivé au pouvoir il n’avait aucune fortune personnelle.

Dépoutiniser, ce n’est pas seulement se débarrasser d’un dictateur mais aussi de tout son entourage et d’un système de prévarication.

C’est aussi mettre en place une vraie démocratie et non la parodie qui a cours actuellement ainsi qu’un Etat de droit digne de ce nom.

Quand certains suggèrent qu’il ne suffira pas de mettre Poutine hors d’état de nuire pour que la Russie se transforme positivement, ils ont raison.

Mais on peut supposer que le maître du Kremlin, s’il en est le parrains tout puissant, est aussi le liant de ce système mafieux qui pourrait bien s’écrouler avec son départ.

En tout cas, ce dernier permettrait de débuter cette dépoutinisation qui sera peut-être un processus plus qu’une rupture entre un ancien et nouveau monde.

 

mercredi 1 mars 2023

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Un service public d’information citoyenne n’a jamais existé, il est grand temps de l’inventer

Informer correctement les citoyens est non seulement un devoir impératif pour la démocratie mais une entreprise existentielle pour qu’elle puisse perdurer et, surtout réaliser ses promesses d’émancipation de tous les individus.

Sans un citoyen bien formé et informé c’est-à-dire éveillé et «au courant», capable de comprendre le monde qui l’entoure pour prendre des décisions responsables concernant ses intérêts et celui de ses proches mais aussi de la communauté dans laquelle il vit, il ne peut y avoir de vraie démocratie.

Or jusqu’à présent la possibilité de recevoir une information non biaisée et sans filtre venant d’un véritable service public d’information citoyenne n’a jamais été réalisée malgré les engagements et les timides tentatives.

La mémoire collective est le plus souvent bien défaillante aidée en cela par des récits qui prennent beaucoup de liberté avec les faits.

C’est le cas avec le journalisme.

Ainsi, on nous explique que nous serions entrés dans l’ère de l’information spectacle, d’une déontologie journalistique peu respectée et une volonté de faire le buzz avec une prédominance de l’opinion dans la narration et le commentaire des faits.

Or cette description est celle, avec plus ou moins de nuances, de ce qu’est le journalisme depuis toujours!

Dès lors, celui-ci n’a jamais rempli le rôle premier qui doit être le sien dans une démocratie républicaine, donner une information citoyenne c’est-à-dire la plus neutre possible en relatant les faits et en les expliquant pour que ce soit le citoyen lui-même qui se fasse son opinion en toute indépendance au mieux de ses intérêts, de ses valeurs en regard de son comportement responsable dans la communauté dont il fait partie.

Oui, le service public d’information citoyenne n’existe pas, n’a jamais existé et est  encore à inventer.

Il est donc grand temps d’installer cet organisme qui fera passer un palier à la démocratie réelle afin de la rendre mature, pour la rapprocher de son idéal.

La formation du citoyen (instruction et information) est si importante qu’il nous faut revoir de fond en comble les outils de la diffusion l’information citoyenne et plus particulièrement ce que l’on appelle faussement «le service public» qui existe dans la plupart des pays démocratiques mais qui fonctionne avec une tutelle plus ou moins importante de l’Etat et un cahier des charges trop mince qui laisse la possibilité de dérives idéologiques ainsi que de mauvais fonctionnements tant au niveau de son organisation que de la qualité de l’information diffusée.

Dans ce cadre, il faut tenir en très haute estime le journalisme et le métier de journaliste.

Et pour ceux qui souhaitent être des journalistes du service public, il faut mettre en place une formation particulière et une déontologie très stricte.

On la souhaiterait pour l’ensemble de la profession mais une ligne rouge que l’on ne peut pas dépasser se dresse: la liberté d’opinion qui se traduit par la liberté d’expression donc la possibilité pour tous de créer et/ou de travailler dans un média indépendant.

Parce que, bien évidemment, le service public d’information citoyenne doit coexister avec la presse privée quelle qu’elle soit.

Sa complémentarité est la presse d’opinion alors qu’aujourd’hui on a plus que l’impression que c’est le service public qui est un auxiliaire de celle-ci.

D’où, sans doute, son incapacité à remplir sa mission.

Alexandre Vatimbella