Les Actualités sur Mondiaglobalisation

vendredi 4 mars 2022

Le Focus. L’invasion russe de l’Ukraine, prélude à une guerre nucléaire?

Depuis que Vladimir Poutine a dit mettre en alerte sa force de dissuasion et que son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a remis de l’huile sur le feu en accusant les Occidentaux de vouloir un conflit nucléaire alors même que les seuls propos à ce sujet viennent de Moscou, la crainte de voir l’invasion russe de l’Ukraine se transformer en troisième guerre mondiale est réelle dans la population.

Bien entendu, ces déclarations abracadabrantesques du petit cercle qui dirige le pays comme on gère une mafia, sont d’abord de la propagande à destination du peuple russe afin de le monter contre les Américains et les Européens mais ont également pour objectif de créer un climat d’angoisse général.

Quant à la réalité de cette menace, on peut dire qu’elle n’est pas prégnante pour l’instant, ce qui ne signifie pas qu’elle ne pourrait pas l’être dans un avenir proche tant il est difficile de lire dans le cerveau dérangé de Poutine.

Pour autant, aucune preuve n’existe de sa volonté suicidaire puisque s’il déclenchait une guerre nucléaire, il serait emporté avec sa folle décision.

Certains estiment néanmoins qu’il pourrait utiliser de manière circonscrite à l’Ukraine quelques uns de ses 6000 missiles nucléaires afin d’écourter la guerre et faire plier ses dirigeants.

Mais, là aussi, le risque pris serait d’une telle dimension qu’on peut estimer que le passage à l’acte est actuellement peu probable mais néanmoins pas nul.

Reste que cela pose la question fondamentale de la possibilité d’une guerre nucléaire par la fuite en avant d’un personnage trouble ce qui nous ramène à ce film que Stanley Kubrick réalisa en 1964, Docteur Folamour où un général lance les avions américains équipés de bombes atomiques à l’assaut du territoire russe parce que dans sa paranoïa il est convaincu que les Soviétiques veulent empoisonner le réseau d‘eau potable des Etats-Unis…

Or il est bien possible que Poutine soit un paranoïaque qui croit dur comme fer que l’Occident veut sa perte tout comme il a réécrit l’histoire de l’Ukraine pour n’en faire qu’un appendice de la Russie.

Parce qu’aujourd’hui, il est bien un dictateur qui décide de tout en solitaire – c’était aussi le cas de Hitler – et c’est là où la possibilité d’une décision irrationnelle d’un seul pourrait plonger le monde dans le chaos et faire disparaitre une grande partie de l’Humanité.

C’est pourquoi il est impossible de répondre par un non ferme et définitif à la question posée ici.

 

mercredi 2 mars 2022

Le Focus . Punir les Russes ou le régime de Poutine?

Face à l’agression russe contre l’Ukraine, les sanctions dures et fortes ont été prises à l’encontre du pays pour faire plier le régime de Vladimir Poutine ou pour faire en sorte de le fragiliser sur le long terme.

Mais les mesures prises impactent évidemment la population russe dans son ensemble alors qu’il est difficile de savoir si elle est majoritairement derrière le chef du Kremlin.

Et nombre de personnes, au risque de leur liberté et de leur vie, sont descendues dans les rues des villes russes pour manifester leur désapprobation, immédiatement réprimées par la police, tandis que des personnalités intellectuelles, culturelles, scientifiques, sportives et des médias condamnaient l’invasion de l’Ukraine et cette guerre.

Ceux-ci comme les autres vont pâtir des sanctions et vont être punies alors qu’elles s’opposent aux décisions de Poutine et à sa quasi-dictature.

On peut comprendre que certains d’entre eux parlent d’injustice à leur égard et que certains, dans les pays occidentaux, partagent cette opinion.

Oui, mais voilà, il est extrêmement difficile de faire la part des choses même si dans certains cas, des personnalités ont bénéficié d’exceptions.

Ici, l’asphyxie de l’économie russe est tout autant une punition du régime et de ses principaux soutiens comme les oligarques milliardaires amis du dictateur, qu’une volonté de susciter le mécontentement dans la population pour qu’elle réagisse et se rebelle contre le pouvoir en place jusqu’à chasser Poutine.

Et il vaut mieux des mesures de cet ordre que des actions militaires avec leur lot de morts et de désolations.

Bien sûr, ce ne sont pas «les Russes» qui ont envahi l’Ukraine mais «des Russes» et ce même si ces derniers étaient majoritaires.

Et c’est avant tout Vladimir Poutine et sa clique qui en sont les initiateurs et premiers responsables.

Donc ne faisons pas un amalgame qui serait de condamner moralement tout un peuple.

Cependant, nous ne pouvons pas non plus faire du cas par cas pour savoir qui doit être sanctionné ou non, à part pour quelques personnages bien identifiés qui jouent un rôle moteur dans cette guerre.

Alors, oui, il y a des injustices mais, à l’inverse de ce que fait Poutine, il n’y a pas mort d’humains.

mardi 1 mars 2022

Commentaire. Et pendant ce temps, la crise climatique s’aggrave

Le GIEC vient de publier le deuxième volet de son rapport sur le changement climatique qui concerne les conséquences de celui-ci sur les sociétés humaines et les écosystèmes.

Et le tableau de la situation dressé par les experts n’est guère réjouissant avec l’amplification des phénomènes qu’ils décrivent depuis longtemps maintenant.

Cependant, ils nous disent que nous pouvons encore agir pour limiter les effets négatifs de cette crise si nous nous en donnons la peine, si nous prenons conscience du risque que nous courons et de la responsabilité que nous avons pour corriger une trajectoire qui nous conduit directement dans le mur.

Mais comment faire confiance en la capacité de l’Humanité à se mobiliser pour éviter le pire quand un dictateur fou est en train de nous plonger dans une guerre qui pourrait bien dégénérer en un conflit mondial?!

Ainsi, monsieur Poutine, s’il avait été un dirigeant responsable et avisé, au lieu d’aller combattre l’Ukraine qui ne lui avait rien fait, aurait utilisé son énergie à lutter afin d’éviter les catastrophes naturelles qui s’annoncent et qui pourraient se répéter à des intervalles très rapprochés.

En un mot, au lieu de faire le mal, il aurait pu choisir de faire le bien.

Malheureusement, il n’est pas le seul à avoir choisi le côté obscur et à préférer détruire que construire.

A moins qu’il n’ait trouvé la solution radicale: déclencher une troisième guerre mondiale qui sera certainement nucléaire ce qui détruirait une grande partie de la population mondiale et, par là-même résoudrait la crise climatique en rendant la planète inhabitable…

 

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Fierté d’être européen!

Militant infatigable depuis toujours d’une Europe unie, la plus intégrée possible qui soit cette puissance si nécessaire si indispensable, porteuse des valeurs humanistes et de paix, pourquoi ne pas le dire après tant de déceptions et de découragements, je suis fier d’être européen dans les circonstances dramatiques dans lesquelles nous vivons actuellement.

Après une mobilisation tout à fait imprévue de l’Union européenne face à la pandémie de la covid19 et l’adoption de ce plan de relance européen d’un montant inédit pour éviter le pire à sa population, la voici unie et proactive contre la guerre d’une effrayante crapule, dictateur en son Kremlin, le boucher Vladimir Poutine qui menace la paix mondiale et continue ses crimes commencés il y a plus de vingt ans en Tchétchénie, poursuivie en Géorgie puis, déjà, en Ukraine, puis en Syrie et désormais dans l’invasion de l’Ukraine.

Sans oublier les meurtres de ses opposants et d’intellectuels qui dénoncent avec un courage admirable ses agissements, sans oublier les victimes «collatérales» comme cet avion de ligne abattu au-dessus de l’Ukraine en 2014 et qui fit plus trois cents morts, sans oublier les populations gazées en Syrie et bien d’autres atrocités dont il est directement responsable dont les enfants, les femmes et les hommes qui perdent actuellement leur vie en Ukraine.

Un dictateur qui truque les pseudo-élections qu’il organise pour se trouver une légitimité sur-mesure et qui tente par tous les moyens de déstabiliser les démocraties qu’il hait, une entreprise qui faillit réussir au-delà de toutes ses attentes avec le coup d’Etat manqué de Donald Trump aux Etats-Unis après l’avoir fait élire en 2016 grâce à des interférences dans l’élection présidentielle américaine.

Oui, l’Union européenne a avalé nombre de couleuvres de ce personnage infâme et quelques uns de ses membres se sont même commis avec lui sans oublier tous les politiciens qui lui vouent une véritable admiration, de Viktor Orban à Marine Le Pen en passant par Eric Zemmour et Matteo Salvini ou Jean-Luc Mélenchon.

Alors, bien sûr, au vu d’une possible déflagration d’une ampleur catastrophique, nous n’avons pas envoyé de troupes en Ukraine pour nous battre aux côtés d’un pays démocratique avec un gouvernement légitime à sa tête et qui partage des frontières avec la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie, toutes membres de l’UE.

Bien sûr, cela fait des années que nous aurions du protéger l’Ukraine d’une possible invasion russe au vu de ce qu’est Poutine.

Mais aujourd’hui, mieux vaut tard que jamais, la réaction des Européens est exemplaire.

Les mesures fortes, la solidarité avec l’Ukraine, l’isolement de Poutine, la prise de conscience trop tardive mais heureuse que seule une Europe unie et puissante peut faire face aux défis gigantesques qui sont face à elle et qu’elle va devoir affronter, sont des motifs extraordinaires d’espérance.

J’ajoute, immédiatement, que je ne suis pas béat et naïf, aucun militant de la cause européenne ne l’est plus depuis longtemps!

Trop d’espoirs ont été déçus depuis la signature du Traité de Rome en 1957 pour que l’on crie victoire et l’on attend que cette union fusionnelle actuelle tienne le coup dans les jours et les mois qui viennent pour encaisser le choc de cette guerre afin de parler d’elle comme d’une étape cruciale dans la construction européenne.

Mais, à l’inverse, il serait inconvenant de ne  pas sentir une émotion en observant cet élan que l’on pensait, que je pensais, définitivement impossible, se lever, produire des effets et galvaniser des démocraties que l’on disait à l’agonie.

Et si j’espère l’être encore demain, oui, aujourd’hui je suis fier d’être européen!

Alexandre Vatimbella

 


lundi 28 février 2022

Edtorial. La résistance à un prix

Empêcher Poutine de gagner la partie est une absolue nécessité pour le présent et le futur de la paix mondiale.

Dès lors, on doit absolument soutenir toutes les mesures de rétorsion prises par les Occidentaux, que ce soit les Américains, les Européens ou l’OTAN.

A constater la nervosité du despote russe, on voit bien qu’elles atteignent déjà leur premier but, sa déstabilisation, et sa décision abracadabrante de mettre en alerte sa force de dissuasion nucléaire – on rappelle qu’il est l’agresseur et non l’agressé – en est la preuve la plus éclatante.

Il est à espérer que toutes ces mesures produisent au plus vite leurs effets afin d’éviter le bain de sang en Ukraine et que la menace russe s’abatte sur d’autres pays.

Bien évidemment ces mesures ne sont pas indolores pour les peuples occidentaux.

Cependant, la résistance à un régime dictatorial belliqueux a un coût que nous allons payer, que nous devons accepter de payer pour le prix de notre liberté et de la démocratie.

Il est difficile d’évaluer l’importance de son montant mais un conflit comme celui qui est en cours peut le faire grimper très vite et très haut.

Heureusement, la Russie n’a que du pétrole et du gaz à nous vendre.

Reste les effets indirects sur d’autres matières premières et produits ainsi que la déstabilisation du système financier mondial.

Néanmoins, plus les mesures contre le régime de Poutine seront fortes et atteindront leur objectif, plus vite nous sortirons de la guerre et moins nous serons impactés.

D’où la nécessité de ne pas reculer d’un pouce et de se mobiliser pour que la pression fasse plier un personnage qui ne comprend que le rapport de force.