Les Actualités sur Mondiaglobalisation

lundi 12 mars 2012

CHINE-COMMERCE. Déficit commercial record de la Chine en février

La Chine pourrait entrer dans une phase plus délicate de son développement. Avec une croissance sous les 8%, des tensions sociales qui ne devraient pas faiblir et quelques fragilités structurelles (dont des finances locales à la dérive), l’année 2012 pourrait être difficile pour l’économie chinoise.
Dans ce cadre, le déficit record de la balance commerciale du pays qui vient d’être annoncé par Pékin est un nouveau marqueur d’une Chine peut-être à la croisée des chemins. En tout cas, d’un pays qui doit prendre des mesures fortes pour permettre à son économie de s’adapter à la nouvelle donne mondiale afin de se réorienter le plus rapidement possible vers une croissance de sa demande intérieure qui, de l’avis de tous les experts, est sa planche de salut.
Même si les débuts d’année sont toujours difficiles pour la balance commerciale chinoise, le déficit enregistré au mois de février tranche par son ampleur. Il s’est ainsi monté à près de 31,5 milliards de dollars avec un bon des importations de 39,6% du, en partie, par les achats de pétrole. Il est le plus élevé depuis l’an 2000.
Alexis Levé
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vendredi 9 mars 2012

ETATS-UNIS-ECONOMIE. Les Etats-Unis continuent à créer de nombreux emplois

Selon de Labor Department (le ministère du travail), l’économie américaine a créé au mois de février 227.000 emplois, ce qui en fait le troisième mois consécutif au-dessous de 200.000 créations nettes. Et les statistiques des deux mois précédents ont même été revues à la hausse en nombre d’emplois créés.
De son côté, le taux de chômage est demeuré à 8,3% (une raison en étant que de nombreuses personnes se sont remises à chercher du travail avec l’embellie économique).
Mais ce n’est pas la seule bonne nouvelle pour les Etats-Unis puisque le taux de confiance des consommateurs américains est aussi en hausse et que les entreprises prévoient de continuer à embaucher des salariés cette année. Sans oublier une croissance solide du secteur industriel.
Bien entendu, tout cela permet à Barack Obama d’engranger de la satisfaction auprès des Américains à quelques mois de la présidentielle de novembre et au moment où les républicains se chamaillent lors de leurs primaires sur des questions culturelles et de mœurs qui ne sont guère la préoccupation première de la population.
Nicolo Morfino
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mardi 6 mars 2012

INDE-ECONOMIE. Une croissance en décélération préoccupante à 6,1%

Au cours des trois derniers mois de 2011, la croissance de l’Inde a été de 6,1% en moyenne annuelle selon les chiffres officiels qui viennent d’être publiés. C’est une mauvaise nouvelle pour le gouvernement de Manmohan Singh mais aussi pour le pays qui ne peut avec un tel chiffre sortir l’énorme majorité de la population de la pauvreté.
Ce résultat décevant est du évidemment au ralentissement mondial mais aussi aux problèmes particuliers de l’économie indienne. Celle-ci souffre de nombreuses faiblesses qui empêchent une forte croissance sans qu’il y ait une inflation galopante, notamment pour les produits de première nécessité.
Ainsi, pendant une grande partie de l’année dernière, la Banque de Réserve (la banque centrale) a du constamment remonter les taux d’intérêts pour éviter un dérapage des prix et, ceci, au mépris de la croissance qui, du coup, a été bridée.
Depuis que la conjoncture mondiale est moins bonne, la banque centrale a changé son fusil d’épaule mais cela n’a pas suffi pour booster l’activité.
Le gouvernement indien table pour cette année fiscale 2011-2012 qui se termine ce mois-ci sur un taux de croissance de 7% ce qui, selon de nombreux spécialistes est beaucoup trop optimiste. Ils prévoient que la hausse du PIB sera sous la barre des 7%, Certains d’entre eux la fixant plutôt autour de 6,5%.
Louis-Jean de Hesselin
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lundi 5 mars 2012

CHINE-ECONOMIE-CROISSANCE. La Chine prévoit une croissance de 7,5% de son économie

C’est presque «historique». Le gouvernement chinois a brisé le tabou de la «croissance à au moins 8%». Depuis les années 1980, Pékin a décidé d’ériger en dogme le taux de 8% de progression minimum du PIB chaque année. Pourquoi? Tout simplement parce que Deng Xiaoping, le dirigeant emblématique du décollage économique du pays, l’avait ordonné après avoir demandé à ses conseillers de lui donner un chiffre qui n’a jamais été «scientifique» comme le raconte le Parti communiste chinois ou la plupart des commentateurs (soi-disant ce serait le niveau qui permettrait à la croissance chinoise de créer assez d’emplois pour éviter une crise sociale). Sans oublier que le chiffre 8 en Chine porte bonheur…
Et bien, pour 2012, la Chine, par la voix très officielle de son premier ministre, se base sur une croissance de 7,5%. Wen Jiabao l’a annoncé aujourd’hui lors d’un discours de politique générale.
Ces dernières semaines, pourtant, beaucoup d’instituts ou d’experts chinois étaient montés au créneau pour faire des prévisions toutes au-dessus ou égales à ces fameux 8%, manière d’être dans la ligne officielle.
Pour expliquer cette révision à la baisse, le premier ministre a indiqué qu’il s’agissait d’une volonté politique qui avait été décidée par le dernier plan quinquennal qui souhaitait mettre en place une croissance plus soutenable ainsi que pour éviter une surchauffe de l’économie. Mais il s’agit aussi et surtout de prendre en compte le ralentissement de l’économie chinoise sur fond de crise mondiale plus ou moins larvée due, entre autres, aux problèmes de la zone euro, l’Union européenne étant le premier client des entreprises chinoises.
Il se peut, évidemment, comme cela a été le cas les années précédentes, que les prévisions soient démenties par les faits (la croissance chinoise a souvent été réévaluée par rapport aux prévisions puis aux premiers chiffres publiés). Reste qu’il faut également rappeler que les statistiques chinoises souffrent toujours d’un manque de crédibilité (les gouvernements locaux, par exemple, trafiquent allégrement les chiffres pour des raisons politiques et de promotions personnelles), ce qui ne les empêche pourtant pas d’être utilisées par tous les économistes comme des données sûres et précises.
Alexandre Vatimbella
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vendredi 2 mars 2012

ETATS-UNIS-ECONOMIE. Ben Bernanke raisonnablement optimiste pour l’économie américaine

Le président de la Fed (le Réserve fédérale américaine) a dressé, devant la Chambre des représentants, le tableau actuel de l’économie américaine d’où il ressort que celle-ci va mieux, notamment en matière d’emploi ou de production industrielle, mais que les prévisions de croissance du PIB pour 2012 ne permettaient pas de se montrer exagérément optimiste.
Ben Bernanke a estimé que la baisse du chômage avait été plus rapide que ce qui était escompté. En revanche, le chômage de longue durée est demeuré à un niveau élevé, tout comme les emplois à temps partiels. Seule une croissance plus forte (il estime celle de cette année aux environs de 2,25%) pourra inverser cette dernière tendance.
Pour ce qui est des différents secteurs économiques, Ben Bernanke s’est félicité d’une hausse de la production manufacturière mais s’est montré moins optimiste sur les exportations du fait des difficultés mondiales (notamment dans les pays européens) ainsi que sur le marché immobilier.
Pour ne pas contrecarrer cette reprise de l’activité, la Fed ne bougera pas ses taux d’intérêts extrêmement bas au moins jusqu’à la fin de 2014.
Nicolo Morfino
© 2012 LesNouveauxMondes.org