Les Actualités sur Mondiaglobalisation

samedi 31 janvier 2026

Commentaire. C’est le régime iranien qui est terroriste


L’Union européenne va donc inscrire les Gardiens de la révolution, cette armée parallèle iranienne, comme organisation terroriste.

Au-delà de la satisfaction de cette décision, c’est l’étonnement que ce ne fut pas encore le cas qui domine pour cette milice islamiste qui, depuis 1979, est à la fois le suppôt du régime criminel des mollahs et ses hommes de mains, composés d’assassins qui ont perpétrés leurs méfaits dans le monde entier tout en terrorisant leurs concitoyens.

Mais, en réalité, ce n’est pas ces gardiens qui sont une organisation terroriste mais bien le régime en place à Téhéran qui l’est.

Responsable de centaines d’attentats sanglants, de tueries, d’exécutions sommaires, d’enlèvements crapuleux, de corruptions, il a franchi toutes les limites au cours de ces 47 ans d’existence.

Sans oublier évidemment toutes les victimes innocentes iraniennes que ce soit par balles lors de manifestations pacifiques ou par pendaison qui ont lieu quotidiennement, faisant du pays le recordman mondial des condamnations à mort.

Tout ce que l’on peut souhaiter pour les Iraniens mais aussi pour le monde entier et pour sa sécurité est que ce régime tombe dans un futur proche.

On l’espère depuis que l’ayatollah Khomeini a pris le pouvoir et a trompé le monde en instaurant une des pires dictatures qui ait jamais existé.

Aujourd’hui ce sont ses héritiers qui perpétuent sa scélératesse et dont on espère qu’ils seront les derniers, ce qui semble enfin possible vu le délabrement dans lequel se trouve le pays de par leur faute.


mercredi 28 janvier 2026

Le Focus. Japon: Création d’un grand parti centriste, l’Alliance centriste pour la réforme


Alors que la première ministre Takaichi Sanae, une radicale nationaliste – qui a pris ses fonctions récemment à la tête d’une coalition avec le Parti libéral-démocrate (droite) – s’apprête à dissoudre la Chambre des représentants, les partis centristes, le Parti constitutionnel démocratique du Japon (CDP) et le Kômeitô, ont décidé de former l’Alliance centriste pour la réforme pour se présenter unis lors des prochaines élections.

Jusqu’au 25 octobre 2025 et depuis 26 ans, le Kômeitô formait une alliance avec PLD mais a décidé de la rompre suite à des scandales financiers concernant ce dernier ainsi qu’à son rapprochement avec l’extrême-droite.

Ce nouveau parti peut compter sur 160 députés dont 146 des 148 élus sous la bannière du CDP.

« Nous ferons tout notre possible pour être reconnus comme une force capable de rivaliser avec le Parti libéral-démocrate au pouvoir », a déclaré aux journalistes Azumi Jun, secrétaire général du CDP.

Le programme de l’Alliance centriste pour la réforme tourne autour d’une société inclusive, de la défense de la sécurité sociale et propose un programme économique de forte croissance.

En matière de relations extérieures, l’Alliance veut mettre en place une politique réaliste assurant la sécurité du pays.

L’Alliance souhaite également procéder à une réforme politique et électorale.

 


mardi 27 janvier 2026

Commentaire. Les assassins de Trump terrorisent les rues américaines


ICE n’est pas seulement une police anti-immigration mais aussi une police politique qui s’attaque à tous ceux qui défient sa violence et ses arrestations brutales ainsi que ses actions illégales dans toutes les villes où elle a été déployée par Donald Trump ces derniers mois.

A Minneapolis, ses membres souvent mal formés et parfois aux antécédents plus que douteux ont tué une deuxième fois de simples citoyens qui n’avaient comme seul tort de ne pas se tenir à carreaux mais sans être d’une quelconque manière des menaces pour personne.

Ils ont été abattus de manière intolérable démontrant que les Etats-Unis de Trump sont en train de basculer dans l’autocratie et l’abandon de l’Etat de droit.

Voici la réaction de l’ancien président centriste, Barack Obama:
«Le meurtre d'Alex Pretti est une tragédie déchirante. Il devrait également servir de signal d'alarme à tous les Américains, quel que soit leur parti politique, car bon nombre de nos valeurs fondamentales en tant que nation sont de plus en plus menacées.
Les agents fédéraux chargés de l'application de la loi et de l'immigration ont un travail difficile. Mais les Américains attendent d'eux qu'ils s'acquittent de leurs fonctions de manière légale et responsable, et qu'ils collaborent avec les autorités locales et régionales, plutôt que de s'opposer à elles, afin d'assurer la sécurité publique.
Cela doit cesser. J'espère qu'après cette dernière tragédie, les responsables administratifs reconsidéreront leur approche et commenceront à trouver des moyens de collaborer de manière constructive avec le gouverneur Walz et le maire Frey, ainsi qu'avec la police locale et celle de l'État, afin d'éviter davantage de chaos et d'atteindre des objectifs légitimes en matière d'application de la loi.
En attendant, tous les Américains devraient soutenir et s'inspirer de la vague de manifestations pacifiques qui déferle sur Minneapolis et d'autres régions du pays. Elles nous rappellent à point nommé qu'il appartient en fin de compte à chacun d'entre nous, en tant que citoyens, de dénoncer les injustices, de protéger nos libertés fondamentales et de demander des comptes à notre gouvernement.
Ce n'est pas ce que nous observons dans le Minnesota. En fait, c'est tout le contraire.
Depuis plusieurs semaines, les citoyens de tout le pays sont à juste titre indignés par le spectacle offert par les recrues masquées de l'ICE et d'autres agents fédéraux qui agissent en toute impunité et recourent à des tactiques qui semblent destinées à intimider, harceler, provoquer et mettre en danger les habitants d'une grande ville américaine. Ces tactiques sans précédent, que même l'ancien avocat en chef du département de la Sécurité intérieure de la première administration Trump a qualifiées d'embarrassantes, illégales et cruelles, ont désormais entraîné la mort par balle de deux citoyens américains. Et pourtant, plutôt que d'essayer d'imposer un semblant de discipline et de responsabilité aux agents qu'ils ont déployés, le président et les responsables de l'administration actuelle semblent désireux d'aggraver la situation, tout en offrant des explications publiques pour les fusillades de M. Pretti et Renee Good qui ne sont étayées par aucune enquête sérieuse et qui semblent être directement contredites par des preuves vidéo

De son côté, le leader des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries a déclaré:
«Donald Trump et le Département de la Sécurité intérieure sont totalement incontrôlables. Aujourd'hui, des individus masqués et sans foi ni loi, se faisant passer pour des agents des forces de l'ordre, ont brutalement assassiné un autre citoyen américain dans les rues de Minneapolis, sans aucune justification. Le meurtre de sang-froid d'Alex Jeffrey Pretti, infirmier au sein de l'administration des anciens combattants, est une tragédie horrible et évitable.
Le peuple américain mérite une enquête approfondie et indépendante, sans ingérence ni obstruction de la part du Département de la Sécurité intérieure. Chaque agent fédéral responsable de ce meurtre injustifié doit être tenu pénalement responsable et puni avec toute la rigueur de la loi.
L'argent du contribuable est détourné par le Département de la Sécurité intérieure pour brutaliser en toute impunité des citoyens américains et des immigrants respectueux des lois. Le peuple américain rejette cet affront à ses valeurs.
Les démocrates de la Chambre des représentants pleurent la disparition de M. Pretti et se solidarisent avec les courageux habitants de Minneapolis en ces temps de plus en plus difficiles et incertains. Les opérations de l'ICE et du CBP au Minnesota doivent cesser immédiatement.

Quant au gouverneur du Minnesota, Etat où se trouve Minneapolis, Tim Walz, par ailleurs ancien colistier de Kamala Harris lors des dernières élections présidentielles, il a réagi comme suit:
«L'occupation fédérale du Minnesota n'est plus depuis longtemps une simple question d'application des lois sur l'immigration. Il s'agit d'une campagne de brutalité organisée contre la population de notre État. Et aujourd'hui, cette campagne a encore coûté la vie à une personne.
J'ai vu la vidéo. Elle est insoutenable. Mais la justice du Minnesota aura le dernier mot. Elle doit l'avoir.
Comme je l'ai dit très clairement à la Maison Blanche ce matin, on ne peut faire confiance au gouvernement fédéral pour mener cette enquête. L'État s'en chargera. Point final.
Nous comprenons tous le risque que cet incident n'attise davantage les tensions dans nos rues. La différence, c'est que nous voulons le calme, et eux le chaos. Nous ne pouvons pas – et nous ne voulons pas – leur donner ce qu'ils veulent en répondant à la violence par la violence.
Les Minnesotiens et nos forces de l'ordre locales ont tout fait pour apaiser les tensions. Le gouvernement fédéral doit faire de même. J'appelle une fois de plus le Président à retirer du Minnesota les 3 000 agents qui sèment le chaos et la violence.
Malgré ces actes horribles commis par le gouvernement fédéral, les Minnesotiens continuent de défendre l'état de droit et la dignité de tous. Ils manifestent – avec force, détermination, mais aussi pacifiquement – et cela doit continuer ainsi. Les Minnesotiens témoignent, constituant un dossier de preuves pour de futures poursuites contre les agents et fonctionnaires de l'ICE. Ils aident leurs voisins, accompagnent leurs enfants à l'école et nourrissent leurs familles. Je salue leur courage et leur retenue.
Ils pensent pouvoir nous pousser à renoncer à nos valeurs. Ils se trompent. Nous maintiendrons la paix. Nous obtiendrons justice pour nos voisins. Et nous verrons cette occupation prendre fin.»

L’indignation qu’ont provoquée ces morts parmi la population étasunienne pourrait bien être un tournant capital car jusqu’à présent celle-ci semblait soir résignée, soit soutenir les agissements de l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

 

 


dimanche 25 janvier 2026

Le Focus. Et la Chine continue de plumer les Européens tout en soutenant leurs ennemis


Les exportations chinoises ne se sont jamais mieux portées avec un excédent record en 2025 de 1190 milliards de dollars soit une hausse de 20% en un an.

Et, au mois de décembre dernier cet excédant a atteint 114,14 milliards de dollars soit le troisième le plus élevé jamais réalisé sachant que les deux autres       ont également eu lieu en 2025, aux mois de janvier et de juin.

Cette forte augmentation des exportations s’est faite entre autres, vis-à-vis de l’Union européenne et de la France, donc.

D’où l’urgence d’agir pour les Européens afin de ne plus se faire plumer par un pays qui, notamment:
- fait du dumping en subventionnant illégalement les exportations de ses entreprises;
- pratique le protectionnisme en imposant des restrictions importantes aux importations de produits européens;
- soutien les pays ennemis des Européens comme la Russie mais aussi l’Iran ou le Venezuela;
- cherche à imposer un nouvel ordre mondial pour éliminer le régime de la démocratie républicaine libérale qui a cours en Europe.

Or, au-delà des discours et de vagues menaces, rien n’est fait pour contrer la Chine comme on l’a vu avec les réactions indignées et les mesurettes adoptées face aux agissements agressifs des plateformes comme Temu ou Shein -- au-delà du scandale de la vente de produits pédophiles – qui ont mis en place avec la bénédiction des autorités de Pékin un système qui vise à inonder l’Europe de produits chinois à très bas prix qui mettent à mal tout son tissu industriel déjà mal en point.

Aujourd’hui, c’est l’Europe qui fait principalement la richesse de la Chine alors qu’il n’y a aucune réciprocité, pire que c’est la Chine qui appauvrit principalement l’Europe.

 


samedi 24 janvier 2026

Commentaire. Propos de Zelensky sur les Européens: ingratitude ou pertinence?


«Fragmentée», «perdue», sans «volonté politique», les critiques de Volodymyr Zelensky à l’attention des Européens et plus spécifiquement de l’Union européenne lors de son discours au Forum de Davos alors qu’il venait de rencontrer Donald Trump ont surpris, voire choqués ceux-ci et certains ont parlé d’ingratitude.

Mais on peut aussi y voir de la pertinence.

Au-delà de la situation sur le terrain et celle de la population civile après quatre ans d’une agression de Poutine dont on ne voit pas encore la fin malgré les accords de sécurité entre Zelensky et Trump (les Russes exigeant maintenant que l’armée de Kiev quitte le Donbass avant d’entamer des négociations de paix) qui permettent de comprendre le désarroi et la lassitude du président ukrainien qui s’est traduite dans des propos injustes pour beaucoup, il y a de la lucidité dans son constat.

Oui, l’UE est un «kaléidoscope beau mais fragmenté de petites et moyennes puissances» qui «a l’air perdue lorsqu’elle essaye de convaincre le président américain de changer» alors que ce dernier «ne changera pas».

Oui, l’UE manque de «volonté politique» face à Poutine.

Tout cela est une réalité partagée par nombre de leaders européens dont Emmanuel Macron qui tente depuis son accession à la tête de la France de changer la donne.

Affirmer que l’Union européenne est aujourd’hui une puissance qui compte et qui peut imposer ses vues notamment sur sa sécurité et obliger des pays comme la Russie à ne pas l’agresser ou agresser des pays européens alliés et démocratiques est un mensonge.

Zelensky met le doigt où cela fait mal aux Européens mais est malheureusement une réalité dont nous payons tous les jours le prix exorbitant parce que nous n’avons pas voulu nous préparer à la situation que nous vivons actuellement alors que nous avions les moyens de le faire et de ne pas être «fragmentés», «perdus» et sans «volonté politique».

En revanche, le président ukrainien est malgré tout ingrat parce que l’UE et les principaux pays européens l’aident depuis quatre ans et se tiennent à ses côtés alors que ce n’est pas le cas de l’Amérique de Trump.

Et, quoiqu’il arrive, il aura besoin des Européens, soit pour continuer à affronter l’armée de Poutine, soit pour assurer la sécurité de son pays et le reconstruire.

 

 


vendredi 23 janvier 2026

Le Focus. Le machin qu’on appelle le «Conseil de la paix»


«Le Machin qu’on appelle l’ONU» disait Charles de Gaulle à propos de l’organisation internationale créée après la Deuxième guerre mondiale et qui devait assurer une coopération entre toutes les nations du monde notamment pour assurer la paix mondiale, ce qu’elle n’a malheureusement jamais été capable de réaliser si l’on additionne tous les conflits depuis 1945, plus de 200, et le nombre de victimes, plus de 25 millions.

Voilà une formule qui caractérise encore bien plus ce «Conseil de la paix» que vient de créer Donald Trump et qui a vocation, justement, à remplacer les Nations Unies.

Rempli de dirigeants aussi insignifiants que narcissiques du président argentin Millei à l’autocrate hongrois Orban ou truc Erdogan en passant par nombre de dictateurs comme ceux d’Arabie Saoudite, de Biélorussie ou du Vietnam, il n’est qu’un «machin» qui doit servir au culte de la personnalité de l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Quant aux pays qui ont immédiatement rejoint ce «club» où il faut payer un milliard de dollars pour en faire partie, ce sont essentiellement des seconds voire des troisièmes couteaux qui voient là un moyen d’exister sur la scène internationale (ou de faire des affaires juteuses avec Trump).

Mais, au-delà de ce «machin» qui n’aura sans doute qu’une vie brève et qui démontrera son inutilité, son réel but n’est pas la paix, ni même une coalition avec les Etats-Unis mais une inféodation à Trump.

Et, pendant ce temps, ce dernier n’a résolu aucun conflit malgré ses dires et supporte l’agresseur de l’Ukraine, ce qui fait un peu tâche pour un créateur d’une organisation pour la paix sachant qu’en tant que leader de la première puissance mondiale, il a les moyens d’agir sans un «machin».

 

 


jeudi 22 janvier 2026

Le Focus. Dans un discours truffé de mensonges, Trump continue à réclamer le Groenland


C’était au tour de Donald Trump de s’exprimer au Forum de Davos.

Et, comme d’habitude, tout y passé.

Des mensonges multiples sur l’Histoire, sur l’action des Etats-Unis sous sa présidence et ses assertions concernant les pays européens et sur la présidence de Joe Biden.

Et le tout agrémenté de ses sempiternelles autocongratulations.

Il a même réussi à confondre le Groenland et l’Islande…

Pour quelqu’un qui clame que l’annexion du Groenland est une nécessité pour les Etats-Unis, c’est très inquiétant.

D’ailleurs, comme l’a dit fort justement un observateur avisé, si l’île danoise était si importante pour la sécurité étasunienne pourquoi il n’y a qu’une base US alors qu’il pourrait en avoir de multiples selon les accords conclus avec Copenhague et pourquoi celle-ci est pratiquement vide?

Devant des propos souvent sans queue, ni tête, certains estiment qu’il a, une nouvelle fois, démontré ses problèmes psychiatriques et de sénilité.

Toujours est-il que s’il a affirmé qu’il n’utiliserait pas la force pour s’approprier le Groenland, il a estimé que celui-ci deviendrait américain quoi qu’il arrive et qu’il avait un plan pour y parvenir qu’il dévoilerait bientôt.

Précisons que les déclarations de Trump ne doivent jamais été prises comme définitives puisqu’il change d’avis quasiment quotidiennement…

Et si certains doutaient que les ennemis des démocraties, de l’Europe et des Etats-Unis profiteraient du comportement de l’extrémiste populiste, une déclaration du régime poutinien estime que sa demande d’annexion du Groenland est totalement justifiée tout comme celle de la Crimée par la Russie…

 


Le Focus. Comment Trump crée sans arrêt des tensions pour ne pas rendre compte de ses crimes et de son impéritie


L’annexion du Groenland pour détourner les regards du scandale Epstein.

Les violences de la police anti-immigration pour masquer l’inflation.

L’envoi de militaires dans les villes tenus par les démocrates en prétextant des insurrections pour éviter de parler de l’augmentation du chômage.

La rebaptisation de tous les édifices et organisations possibles à son nom pour occulter son échec dans son rapport de force avec la Chine.

Le bombardement de l’Iran pour évacuer son incapacité à régler la guerre en Ukraine.

L’enlèvement de Maduro pour escamoter tous les bides de ses soi-disant règlements de conflits à travers de monde.

La poursuite d’élus et d’officiels qui ne sont pas de son côté ou qui remplissent simplement leur mission mais qui le gênent pour mettre sous le tapis son attaque contre l’assurance-santé et l’absence d’un plan pour la remplacer promis depuis 2016.

Des attaques continuelles et des demandes de renvoi des présentateurs des talk-shows les plus regardés parce qu’ils se moquent de lui afin qu’on ne regarde pas ses problèmes mentaux et de sénilité.

Publier des photos-montage de sa personne avec une couronne sur la tête et un sceptre à la main pour camoufler son impopularité qui augmente lors de chaque sondage.

Donald Trump crée sans cesse des contrefeux les plus dangereux et incohérents possibles mais qui font le buzz pour que l’on ne s’occupe pas de ce qui devrait le conduire à être destitué si la démocratie américaine avait encore un fonctionnement seulement «normal», c’est-à-dire en obéissant à son propre Etat de droit.

Et ça marche!

Certains diront pendant un certain temps.

Oui, sans doute mais ces contrefeux une fois obsolètes sont remplacés par d’autres dans une fuite en avant qui constitue un aventurisme qui menace la stabilité des Etats-Unis et celle du monde sans parler de l’affaiblissement constant de la démocratie républicaine.

Tous les bouc-émissaires possibles et imaginables sont convoqués pour que Trump «s’en sorte».

Tous les propos les plus abjects et les plus choquants sont éructés de sa bouche ou viennent de ses doigts tapant sur son téléphone portable des textes publiés sur sa messagerie dans une diarrhée verbale haineuse où les mensonges et les insultes se bousculent afin de cacher son inaptitude à être président.

Trump ne gouverne pas, il crée le chaos.

Jusqu’à la crise ultime?


mercredi 21 janvier 2026

Commentaire. Macron a-t-il enfin compris qui était Trump?


Pendant longtemps, Emmanuel Macron a ménagé Donald Trump.

En grande partie parce qu’il avait face à lui le dirigeant de la plus grande puissance mondiale, une alliée de la France depuis son indépendance et qu’il espérait pouvoir peser sur ses décisions ou, en tout cas, les rendre les moins mauvaises possibles pour le monde et, en particulier, pour la France et l’Europe.

Mais également parce qu’il y avait une certaine connivence entre eux.

Reste que le président français n’a pas obtenu grand-chose de l’extrémiste populiste de la Maison blanche, ce dernier tentant de l’humilier plusieurs fois et encore une fois aujourd’hui.

La séquence actuelle avec les droits de douane mis en place par l’administration américaine, les divergences profondes sur les question ukrainiennes et palestiniennes et l’opposition ferme de la France à la volonté d’annexion du Groenland ont tendu les relations entre les deux dirigeants.

Cela s’est traduit par des déclarations publiques d’Emmanuel Macron très fermes.

En revanche, le message qu’il a envoyé à Donald Trump où, tout en rappelant le désaccord entre eux à propos du Groenland – «je ne comprends pas ce que tu fais» –, il l’invite à une rencontre pour parler de la situation internationale et trouver des solutions communes de la Syrie à l’Ukraine, semble, encore une fois privilégier cette soi-disant relation spéciale entre les deux hommes qui, en réalité, n’existe pas et n’a sans doute jamais existé.

D’ailleurs le dévoilement par Donald Trump de son contenu est là pour le démontrer.

Emmanuel Macron doit se rendre compte – comme il a été obligé de le faire avec Vladimir Poutine – que le ton apaisant et diplomatique à l’excès ne peut être tenu face à des personnages comme le président américain qui n’a aucun respect pour les autres et les pays européens.

Il est temps pour Emmanuel Macron de démontrer sans l’ombre d’un doute que la France n’est pas un pantin que Trump peut manipuler à volonté même si cela doit heurter son égo.

 


L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Etats-Unis-Europe: c’est la guerre?


La fuite en avant de Trump risque vraiment de mal se terminer pour la planète.

A la tête des Etats-Unis se trouve sans doute un mégalomaniaque et narcissique à l’extrême mais aussi un personnage doté de peu d’intelligence, submergé par une haine et sans aucun doute quelque peu déséquilibré dont l’hubris est démesuré.

Le pire président ayant jamais occupé le bureau ovale.

Quand on est capable de dire au premier ministre norvégien que l’on va s’emparer du Groenland parce que l’on n’a pas reçu le prix Nobel de la paix ou que l’on va taxer à 200% les vins français parce qu’Emmanuel Macron ne veut pas participer à son «Conseil de de la paix» qui est une vague fumisterie, conseil où il a invité Vladimir Poutine à en faire partie, on est en plein délire de la part du dirigeant de la première puissance mondiale et l’on est en droit de questionner sa santé mentale et son habilité à la gouverner.

Mais pourquoi se gênerait-il puisque tout le monde a peur de lui, même ses fan(atiques)?!

De ce point de vue, il agit comme n’importe quel dictateur qui sont ses modèles ou qu’il admire pour leur puissance et leur culte de la personnalité, d’Hitler à Poutine en passant par Xi ou Staline.

Des dirigeants qui n’ont jamais hésité à utiliser la force contre d’autres pays et leurs populations ce que fait Trump.

Va-t-on vers un état de guerre permanent où après avoir visé l’Iran puis le Venezuela, ce sont les Européens qui sont dans le collimateur à propos du Groenland?

Voilà qui est complètement paradoxal pour quelqu’un qui estime qu’il aurait dû recevoir le prix Nobel de la paix!

Mais on se rappelle aussi qu’Hitler se présentait systématiquement comme un homme de paix qui prétendait n’avoir aucune visée sur ses voisins…

Ce qui est une première, c’est que Trump menace non pas ses ennemis mais les alliés de son propre pays de leur faire la guerre puisqu’il n’a pas exclu de prendre par la force armée l’île de l’Artique.

Sachant qu’il a déjà déclenché une guerre commerciale contre eux (et d’autres pays) tout en faisant tout pour les rabaisser et saper leurs statuts et leurs droits, il serait bon que les Européens se considèrent à tout le moins comme dans un état de «pré-guerre» et se mettent en ordre de bataille pour y faire face et de faire face à un possible conflit.

On peut penser – ou espérer – que celui-ci n’aura pas lieu, in fine, même si personne ne peut l’affirmer à cent pour cent.

Tout cela semble surréaliste mais est bien la réalité que nous vivons actuellement.

Vouloir encore l’ignorer ou le relativiser serait une erreur voire une faute.

 


mardi 20 janvier 2026

Commentaire. Jusqu’où les Européens accepteront d’être humiliés par Trump?


Que ce soit par la Chine ou par la Russie, les Européens ont été souvent humiliés et bafoués ces dernières années sans vraiment réagir.

Aujourd’hui ils le sont aussi par les Etats-Unis.

Depuis son retour au pouvoir Trump n’a cessé de les attaquer souhaitant même la disparition de l’Union européenne affirmant qu’elle avait été créée pour nuire aux Etats-Unis alors même que ce sont ces derniers qui ont poussé à sa création!

En fait, Trump déteste tout ce qu’elle représente, la démocratie républicaine, l’Etat de droit, la paix, la coopération internationale sous l’égide du droit, entre autres.

Toujours est-il qu’il a pris de nombreuses décisions qui ont porté préjudice à l’Europe et qu’il n’a pas souhaité l’aider face aux périls auxquels elle fait face comme l’impérialisme de la Russie qui s’est matérialisé par l’agression de Poutine contre l’Ukraine mais aussi ses menaces directes à l’encontre de l’UE.

Il vient de passer à un stade supérieur avec sa volonté de s’approprier un territoire appartenant au Danemark, le Groenland, et en prenant des mesures de rétorsions contre les pays européens qui ont décidé de soutenir les Danois et de s’opposer à cette annexion.

Des pays qui sont tous des alliés des Etats-Unis et font partie de l’OTAN.

Les réactions de ceux-ci ont été fermes mais elles ne se sont traduites pour l’instant que dans des mots et non des actions comme cela a souvent été le cas jusqu’à présent.

Cela va-t-il changer avec, enfin, le refus d’une nouvelle humiliation?

On l’espère mais l’on demeure sceptique.

Emmanuel Macron appelle à la résistance et à la mise en place de l’instrument anti-coercition de l’UE qui est un outil commercial puissant adopté en 2023, et qui permet de répondre à tout pays qui utiliserait des armes commerciales pour faire pression sur l’un des 27 Etats membres en limitant les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.

Cette décision serait un signe fort à l’encontre de Trump et de ses projets anti-européens.

Elle viendrait après celle d’envoyer des militaires au Groenland prise par la France et l’Allemagne mais aussi par des pays comme la Slovénie.

Néanmoins, l’on voit déjà que tous les membres de l’UE ne sont pas aussi fermes que les sept pays qui ont pris fait et cause pour le Danemark et le Groenland (France, Allemagne, Suède, Norvège Finlande, Pays-Bas mais aussi Royaume-Uni).

D’où la possibilité que cela se termine par une énième humiliation qui, cette fois-ci, serait certainement très lourde de sens et aurait des effets dévastateurs pour le projet européen.

 

 


lundi 19 janvier 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Les Etats-Unis de Trump, plus vraiment une démocratie, pas encore une autocratie


2026 pourrait être un tournant pour le régime politique des Etats-Unis au moment où le pays s’apprête à célébrer le 250e anniversaire de sa Déclaration d’indépendance.

Si l’on analyse ce qui s’y passe depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, c’est une érosion dramatique de l’Etat de droit avec des atteintes aux libertés, une militarisation, une corruption et une avidité venue directement de la Maison blanche elle-même ainsi que le changement des alliances au niveau international.

Ne prenons que quelques exemples actuels: la volonté d’annexer le Groenland, territoire appartenant à un membre de l’OTAN, les nouvelles grâces de criminels, le meurtre d’une femme par la police anti-immigration à Minneapolis déjà présente dans de nombreuses villes démocrates du pays aux côtés de militaires, les mises en accusation d’élus actuels ou anciens et de juges par une justice aux ordres dont certains sont menacés de mort par le président du pays, la stigmatisation et les insultes contre des médias et des journalistes, les dépenses somptuaires à la Maison blanche, le développement d’un culte de la personnalité de Trump par le Parti républicain, des propos tenus sur l’inutilité des prochaines élections…

Et cerises sur le gâteau, depuis hier, il poursuit les élus du Minnesota qui ont critiqué l’assassinat par sa police anti-immigration d‘une jeune femme et menace les pays qui défendront le Groenland contre son invasion de sanctions économiques!

Avec ce bilan, force est de constater que les Etats-Unis ne sont plus, de fait, une réelle démocratie.

Pour autant, ils ne sont pas encore une autocratie, régime que Trump rêve de mettre en place avec évidemment sa personne à sa tête jusqu’à sa mort.

Mais on n’en est pas très loin, non plus.

Il suffirait de quelques décisions pour faire basculer ce qui put être considéré comme le phare de la démocratie dans l’aventurisme autocratique, voire pire.

Par exemple de décréter l’état d’urgence ce qui lui permettrait de repousser toutes les élections à venir jusqu’à son bon vouloir avec l’aide des élus républicains du Congrès dont une grande partie sont d’’extrême-droite et de la Cour suprême qui est à sa botte.

Y aurait-il alors une réaction de la part du peuple étasunien dont les sondages montrent de plus en plus son hostilité à la politique désastreuse de Trump?

Si on peut l’espérer, rien ne dit que cela se produira et si tel est le cas, quelle sera son ampleur et quelle sera la répression qui s’en suivra.

Oui, on est bien obligé de raisonner ainsi ce qui aurait été inconcevable il y a encore peu.

Mais le déni de réalité n’est plus de mise, ni les reculades qui ne font que permettre à l’extrémiste populiste de la Maison blanche d’avancer vers son objectif, devenir le roi des Etats-Unis, sinon en titre, tout au moins en pouvoir.

 

 


dimanche 18 janvier 2026

Le Focus. Emmanuel Macron répond fermement à Trump après ses sanctions contre la France pour son soutien au Groenland


Trump a donc décidé, dans un premier temps, d’imposer des droits de douane supplémentaires à l’encontre de huit pays européens dont la France après que ceux-ci se soient déclarés solidaires du Danemark à qui l’extrémiste populiste veut arracher de gré ou de force le Groenland.

En retour à ces sanctions qui pourraient être encore aggravés dans les semaines qui viennent, Emmanuel Macron, comme l’ensemble des dirigeants des pays visés par celles-ci a réagi très fermement.

Voici la déclaration du Président de la république:
«La France est attachée à la souveraineté et à l’indépendance des Nations, en Europe comme ailleurs. Cela préside à nos choix. Cela fonde notre attachement aux Nations unies et à notre Charte. C’est à ce titre que nous soutenons et continuerons de soutenir l’Ukraine, et que nous avons bâti une coalition des volontaires pour une paix robuste et durable, pour défendre ces principes et notre sécurité. C’est à ce titre aussi que nous avons décidé de nous joindre à l’exercice décidé par le Danemark au Groenland. Nous l’assumons. Aussi car il en va de la sécurité en Arctique et aux confins de notre Europe. Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer, ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations. Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne. C’est dans cet esprit que je m’entretiendrai avec nos partenaires européens.»

De son côté, Gabriel Attal, le leader du parti présidentiel Renaissance, a réagi sur les réseaux sociaux:
«La déclaration de Donald Trump ce soir d’imposer des droits de douane sur les pays qui s’opposent à son projet d’annexion du Groenland est totalement injustifiée. C’est une inversion des valeurs. Le Danemark et l’Union européenne ont été jusqu’à proposer de collaborer à plus de sécurité du Groenland en lien avec les États-Unis. Au-delà de la sécurité de ce territoire, il y a donc vraisemblablement surtout un agenda politique de Donald Trump. Si ces droits de douane venaient à être confirmés, nous serions dans un cas d’école de coercition américaine sur les Européens. J’appellerai alors dans ce cas l’Union européenne à actionner son instrument anti-coercition, c’est à dire la réciprocité des droits de douane et l’exclusion des entreprises américaines des marchés publics européens. C’est un test de solidarité et de force pour l’Europe.»

La présidente de Renew Europe, Valérie Hayer estime que «les menaces du président Donald Trump d'imposer des droits de douane accrus aux États refusant d'approuver son projet d'annexion du Groenland sont inacceptables».

Et de poursuivre:
«Ces annonces font suite à de nombreuses autres mesures agressives à l'encontre de l'UE. Il est donc temps de passer de la dépendance à la dissuasion. Par conséquent, Renew Europe ne peut voter en faveur de l'accord commercial Turnberry entre l'UE et les États-Unis. De plus, l'UE doit se tenir prête à déployer des contre-mesures ciblées et proportionnées. L'activation de l'instrument anti-coercition de l'UE doit être explicitement envisagée, car il a été conçu précisément pour des situations d'intimidation économique de cette nature.

Des leur côté, les dirigeants des autres pays sanctionnés ont également réagi comme le Premier ministre suédois – «nous ne nous laisserons pas chanter. Seuls le Danemark et le Groenland décident des questions qui les concernent.» –ou le Premier ministre britannique – «imposer des droits de douane à des alliés au nom de la sécurité collective des alliés de l’OTAN est totalement inadmissible».

A noter qu’aux Etats-Unis plusieurs élus du Parti républicain ont acté leur profond désaccord avec leur président comme le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis, qui a écrit sur les réseaux sociaux que les nouveaux droits de douane étaient «mauvais pour l’Amérique, mauvais pour les entreprises américaines et mauvais pour les alliés de l’Amérique» et qu’il s’agissait d’«une aubaine pour Poutine, Xi et les autres adversaires qui souhaitent voir l’OTAN divisée».