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dimanche 4 janvier 2026

Commentaire. Pour Trump, le Venezuela plutôt que l’Ukraine


La probable chute du régime chaviste au Venezuela est une très bonne nouvelle pour les défenseurs de la démocratie et des valeurs humanistes.

Nicolas Maduro, l’autocrate qui était au pouvoir jusqu’à son arrestation par l’armée américaine aujourd’hui est un criminel corrompu qui a plongé son pays dans l’extrême pauvreté obligeant une grande partie de sa population à fuir à l’étranger et laissant une autre dans des conditions d’existence des plus précaires sans oublier les opposants emprisonnés ou assassinés.

La volonté de Donald Trump de se débarrasser de ce régime soutenu par la Chine, la Russie et Cuba, c’est dire sa scélératesse, est bien connue.

Si l’on peut se réjouir d’un possible retour de la démocratie et de l’Etat de droit à Caracas, on doit néanmoins s’interroger sur les intentions de l’extrémiste populiste de la Maison blanche au moment où l’armée américaine vient de bombarder le Venezuela et notamment des cibles militaires jusqu’en plein cœur de la capitale et donc de l’arrestation de Maduro.

Ici, rien à voir avec la démocratie et la lutte contre la dictature qui est le combat de la récente lauréate du prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, l’opposante principale du chavisme.

N’oublions pas le soutien indéfectible de Trump à l’ancien président brésilien d’extrême-droite, Jaïr Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat.

Si l’on peut accepter le fait que le Venezuela a été attaqué parce qu’il est devenu un narco-Etat, la principale raison de l’intervention décidée par Trump vient de sa volonté de faire de l’Amérique latine, à nouveau, un pré-carré et d’y installer des régimes à sa botte et dirigés par des personnages d’extrême-droite dont certains sont aussi corrompus de Maduro.

Récemment, le locataire de la Maison blanche a soutenu le trumpiste Nasry Asfura à la présidence du Honduras qui a gagné l’élection de peu et a libéré, dans le même temps, l’ancien président du pays, Juan Orlando Hernandez, condamné par la justice étasunienne à 45 ans de prison pour… trafic de drogue!

De plus, l’arrestation de Maduro vient en contrepoint à la mansuétude de Trump vis-à-vis d’un autre dictateur criminel, Poutine, et son faible soutien à la démocratie ukrainienne.

On voit bien que le choix de l’ Américain est bien d’aider ses amis politiques ainsi que de faire élire des politiciens à sa botte et de constituer une alliance avec nombre de pays qui sont en train de mettre à mal la démocratie.

Et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de par sa volonté de défendre le régime démocratique coûte que coûte face à Poutine n’est pas un allié pour Trump mais plutôt un empêcheur de réorganiser l’ordre mondial notamment en lien avec le dictateur russe.

Souhaitons donc au peuple vénézuélien de retrouver la liberté mais ne soyons pas dupes des intentions de Trump.

Et restons derrière l’Ukraine qui doit s’inquiéter de l’opération américaine qui pourrait avoir des conséquences sur de possibles concessions de Trump à Poutine.