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mercredi 4 février 2026

Le Focus. Etats-Unis: l’indigne chasse aux Clinton


Afin de tenter de détourner les regards des frasques de Trump avec le pédocriminel Epstein, le Parti républicain a décidé de pointer ceux-ci vers des personnalités démocrates et en particulier les centristes Bill et Hillary Clinton.

Ainsi, la commission d’enquête de la Chambre des représentants présidée et majoritairement constituée par des membres du parti proches de Trump avait demandé au couple de venir témoigner sur l’affaire et sur leurs liens supposés avec Epstein.

Mais l’ancien président des Etats-Unis et l’ancienne secrétaire d’Etat de Barack Obama et vainqueure du vote populaire lors des élections de 2016 face à Trump et détestés par ce dernier qui rêve de les mettre en prison, ont refusé, dans un premier temps, de se rendre à la convocation de cette commission qu’ils estiment être uniquement partisane.

Ils viennent d’accepter mais, comme l’ont déclaré les porte-paroles du couple au président de la commission, James Comer:
«Ils ont négocié de bonne foi. Vous, non. Ils ont dit sous serment ce qu’ils savaient, mais vous n’en avez tenu aucun compte. L’ancien président et l’ancienne secrétaire d’État seront présents.»

James Comer, lui, déjà connu pour avoir harcelé Joe Biden et politicien trumpiste, a donc décidé de poursuivre les Clinton pour ce refus alors même qu’il a accepté celui de la principale complice de Epstein, Ghislaine Maxwell, pourtant au fait de toutes les ignominies de celui-ci, notamment de ses liens très proches avec Trump.

Ce qui a surpris, c’est que cette résolution de poursuivre les Clinton a été votée également par quelques membres du Parti démocrate faisant partie de cette commission.

Or, si l’on peut éventuellement penser que Bill Clinton ait des choses à raconter puisqu’il a fréquenté un temps Epstein, il n’y a aucune preuve et aucune accusation qui le mette en cause dans les affaires pédocriminelles à l’inverse de Trump.

Quant à Hillary Clinton, absolument rien ne la relie à Epstein, ni même qu’elle l’ait rencontré un jour, ce qui démontre la volonté du Parti républicain de la salir et d’en faire à nouveau un bouc émissaire avec l’aide des médias.

Cette chasse, indigne, aux Clinton qui est très populaire chez les fan(anatique)s de Trump qui ont élaborés des théories complotistes particulièrement répugnantes sur le couple, l’est aussi chez certains démocrates, notamment ceux qui se trouent à l’aile gauche du parti.

Rappelons que la défaite d’Hillary Clinton en 2016 face à Donald Trump alors qu’elle avait remporté le vote populaire de près de trois millions de voix, est due, en partie, par la campagne haineuse menée par des élus de gauche et le refus de leurs électeurs de voter pour elle.

En cela, ceux-ci portent une lourde responsabilité dans les deux mandats de Trump et de la possible destruction de la démocratie américaine par l’extrémiste populiste.