Les Actualités sur Mondiaglobalisation

samedi 28 février 2026

Editorial. Trump: la force armée pour détourner les regards


Venezuela, Groenland, Canada, Iran, Gaza, Cuba, Colombie, etc. d’interventions armées en menaces d’y recourir, Donald Trump est constamment dans l’utilisation de la puissance militaire pour affirmer sa masculinité mais aussi et surtout pour détourner les regards des scandales l’incriminant – comme l’affaire Epstein – et de ses échecs – la faiblesse de l’économie américaine – afin de redorer son image – qui est particulièrement négative avec de très mauvais sondages – et de ne pas sombrer avec le Parti républicain lors des prochaines élections de mi-mandat et à la prochaine présidentielle de 2028 où, constitutionnellement, il n’a pas le droit de se représenter sauf s’il contourne la loi, ce qu’il a très envie de faire.

La force armée comme substitut à son impopularité, voilà qui est commun à tous les autocrates et dictateurs, voilà qui recèle de graves dangers pour le peuple américain et pour la planète tout entière.

Et pendant qu’il intervient ou menace de le faire, il laisse se perpétuer des guerres qui font des milliers de morts quotidiennement, de l’Ukraine à la République démocratique du Congo en passant par le Soudan et maintenant entre le Pakistan et l’Afghanistan tout en réclamant le prix Nobel de la paix…

Les frappes contre l’Iran avec le concours d’Israël dirigée par son ami Netanyahu – à moins que ce ne soit le contraire – sont dans la droite ligne de cette stratégie.

Bien évidemment, cette intervention dont on ne connait pas encore l’ampleur et la durée, est menée soi-disant contre le programme nucléaire militaire des mollahs mais aussi, sans pudeur, pour la liberté du peuple iranien alors que Trump l’a laissé se faire massacrer il y a quelques semaines sans lever le petit doigt alors que celui-ci s’était soulevé en espérant une aide des Etats-Unis.

Dans un message, il dit aux Iraniens que le temps de leur liberté est venu alors qu’il n’en avait que faire jusqu’à présent, un cynisme qu’ils pourraient malheureusement payer fort cher.

Evidemment, il ne s’agit pas de soutenir le régime criminel et corrompu des mollahs comme il n’était pas question de le faire pour le criminel corrompu Maduro au Venezuela.

La chute du totalitarisme religieux en vigueur en Iran serait une bonne nouvelle mais l’on doute que Trump s’en soucie vraiment, tout au moins que ce soit sa priorité.

En revanche, qu’il le fasse pour lui et son image est une certitude.

 


Commentaire. Mirage chinois: les Européens ne doivent pas tomber dans le piège de Xi

 


Après Emmanuel Macron, c’était au tour de Friedrich Merz, de se rendre en Chine avec l’idée de nouer des liens plus proches et des relations plus équilibrées avec Xi Jinping.

Il faut dire que la propagande de ce dernier ne cesse d’inviter les Européens à se rapprocher des Chinois alors que leurs relations avec les Etats-Unis de Trump ne cessent de se détériorer.

Mais, comme le président de la république française avant lui, le chancelier allemand n’a rien obtenu de la part du dictateur chinois qui n’a qu’un objectif, vassaliser économiquement l’Europe tout en promouvant son internationale totalitaire où il use de son allié russe pour menacer l’Union européenne.

Merz venait avec des demandes de rééquilibrage de la relation économique entre l’Allemagne et la Chine mais il n’a rien obtenu de concret à part quelques gestes symboliques ridicules.

Tout comme Macron.

Et comme lui, il a vécu une humiliation devant un despote inflexible.

Remplacer la relation avec les Etats-Unis par celle avec la Chine est un mirage qui est un piège extrêmement dangereux dans lequel les Européens ne doivent surtout pas tomber.

Sur le long terme, la menace chinoise est extraordinairement plus importante que celle étasunienne.

Se libérer de l’Amérique trumpienne en s’unissant à la Chine de Xi serait une erreur politique voire existentielle que les Européens pairaient d’un prix astronomique.

 


vendredi 27 février 2026

Commentaire. Non, Trump ne peut pas faire tout ce qu’il veut mais il essaye


La liste des échecs de Donald Trump est bien plus longue que celle de ses succès.

Deux exemples emblématiques des gifles politiques qu’il a prises en pleine figure: Il n’a pas réussi à instaurer la paix pro-Poutine entre la Russie et l’Ukraine et il vient d’essuyer une camouflet de la part de la Cour suprême pourtant généralement à ses ordres et non à ceux de la loi concernant ses fameux droits de douane, sachant que l’un et les autres étaient au centre de son agenda pour permettre à l’Amérique d’être «great again» et surtout, pour sa personne d’avancer vers une autocratie uniquement vouée à sa gloire et son enrichissement.

De même, il a dû piteusement reculer sur projet d’annexion du Groenland et sur les méthodes de sa politique anti-immigration et de sa milice armée, ICE.

Bien sûr, ce ne sont que des échecs circonstanciels; bien sûr, il a réussi à mettre en œuvre des mesures qui affectent dangereusement la démocratie; bien sûr, il lui reste encore trois ans de pouvoir.

Il peut donc encore se passer beaucoup de choses dont les plus terribles pour la démocratie.

Néanmoins, les deux échecs que nous avons pris en exemple démontrent aussi que c’est grâce à ses alliés, des élus républicains au Congrès et des juges qu’il a nommé à la Cour suprême, que ses desseins ont été heureusement bloqués pour l’instant.

C’est dire que ceux qui devraient être à sa botte sont, non seulement, inquiets pour leur avenir – notamment les représentants et les sénateurs républicains alors que se profilent les élections de mi-mandat – mais également pour celui de la démocratie républicaine libérale et ont décidé, pour l’instant, de l’empêcher d’aller plus loin.

Alors oui, Trump ne peut pas faire tout ce qu’il veut mais il est certain qu’il a essayé, qu’il essaye et qu’il va continuer à le faire.

C’est pourquoi aucun démocrate, aucun humaniste, aucun centriste ne peut baisser la garde et doit continuer à affronter Trump et ses sbires sachant que le test grandeur nature sur la démocratie aux Etats-Unis aura lieu en novembre prochain avec ces élections de mi-mandat que l’extrémiste populiste devrait perdre si l’on en croit les sondages à moins qu’il parvienne à les annuler ou à les manipuler.

 


jeudi 26 février 2026

Le Focus. Trump: un discours sur l’état de l’Union truffé de mensonges, de falsifications et d’exagérations


Devinez quoi?

Lors du discours annuel sur l’état de l’Union, hier soir au Congrès, Donald Trump n’a pas dit mot sur le scandale Epstein.

Pire, alors que des victimes du pédocriminel étaient présentes, il n’a eu aucun mot à leur encontre.

Bien sûr cela n’étonnera personne…

Au lieu de cela, dans un discours de 1h45, il s’est vanté de tous ses pseudo-succès alors qu’il n’a connu quasiment que des échecs et il a insulté à-qui-mieux-mieux ses opposants et plus particulièrement les élus démocrates.

Une logorrhée truffée de mensonges, de falsifications et d’exagérations comme l’ont pointé les médias.

> Voici la réponse du Parti démocrate faite par la gouverneure de Virginie Abigail Spanberger au discours de Trump:
«Bonsoir et bienvenue dans la ville historique de Williamsburg.
Nous sommes réunis ici dans les salles de la Chambre des bourgeois. En 1705, les habitants de la colonie de Virginie se sont rassemblés ici pour s'atteler à la tâche extraordinaire de se gouverner eux-mêmes.
Avant qu'il n'y ait une Déclaration d'indépendance, une Constitution ou une Déclaration des droits, il y avait des gens dans cette même salle.
Les personnes qui ont servi ici rêvaient finalement de ce que pourrait être une nouvelle nation, différente de tout ce que le monde avait connu jusqu'alors.
Les États-Unis ont été fondés sur l'idée que les citoyens ordinaires pouvaient rejeter les excès inacceptables d'un mauvais leadership, s'unir pour exiger mieux de leur gouvernement et créer une nation qui serait un exemple pour le monde.
Et cette année, alors que nous célébrons le 250e anniversaire de la déclaration d'indépendance de l'Amérique face à la tyrannie, je ne vois pas de meilleur endroit pour m'adresser à vous alors que nous réfléchissons à l'état actuel de notre union.
Ce soir, alors que nous regardions les législateurs de notre nation se réunir pour une session conjointe du Congrès, nous n'avons pas entendu la vérité de la bouche de notre président.
Alors, parlons franchement et honnêtement, et laissez-moi vous poser trois questions:
Le président s'efforce-t-il de rendre la vie plus abordable pour vous et votre famille ?
Le président s'efforce-t-il d'assurer la sécurité des Américains, tant au niveau national qu'international ?
Le président travaille-t-il pour vous ?
Lors de ma campagne pour le poste de gouverneur l'année dernière, j'ai voyagé dans tous les coins de la Virginie et j'ai entendu partout la même préoccupation urgente : les coûts sont trop élevés. Dans les domaines du logement, des soins de santé, de l'énergie et de l'enfance. Et je sais que ces mêmes conversations ont lieu partout dans le pays.
Car depuis que ce président a pris ses fonctions l'année dernière, ses politiques commerciales imprudentes ont contraint les familles américaines à payer plus de 1 700 dollars chacune en droits de douane.
Les petites entreprises ont souffert. Les agriculteurs ont souffert, certains perdant l'intégralité de leurs marchés. Les Américains ordinaires en paient le prix.
Et même si la Cour suprême a annulé ces droits de douane il y a quatre jours, le mal est déjà fait pour nous, le peuple américain.
Pendant ce temps, le président prévoit de nouveaux droits de douane. Une nouvelle hausse massive des impôts pour vous et votre famille.
Les républicains au Congrès ? Ils restent réticents à faire valoir leur autorité constitutionnelle pour l'arrêter.
Ils vous rendent la vie plus difficile. Ils vous rendent la vie plus chère. Ils rendent même plus difficile l'accès aux soins médicaux.
Les cliniques rurales de Virginie ferment déjà leurs portes à cause de la loi dite « One Big Beautiful Bill » défendue par le président et les républicains au Congrès.
Et ce soir, le président a célébré cette loi qui menace les hôpitaux ruraux, prive des millions d'Américains de soins de santé et fait grimper les coûts de l'énergie et du logement. Tout cela en réduisant les programmes alimentaires destinés aux enfants souffrant de la faim.
Mais ici, en Virginie, je travaille avec notre législature d'État pour réduire les coûts et rendre le Commonwealth plus abordable.
Et je ne suis pas la seule. Partout dans le pays, les démocrates se concentrent sur l'accessibilité financière, que ce soit dans la capitale fédérale, dans les capitales des États ou dans les communautés à travers l'Amérique.
Dans le pays le plus innovant et le plus exceptionnel de l'histoire du monde, les Américains méritent de savoir que leurs dirigeants s'attaquent aux problèmes qui les empêchent de dormir. Des problèmes qui déterminent où vous vivez, si vous pouvez vous permettre de créer une entreprise ou si vous devez renoncer à un médicament sur ordonnance pour pouvoir acheter de quoi manger.
Je vous repose donc la question : le président s'efforce-t-il de rendre la vie plus abordable pour vous et votre famille ?
Nous savons tous que la réponse est non.
J'ai grandi dans une famille au service des autres. Ma mère était infirmière et mon père était agent des forces de l'ordre. J'ai commencé ma carrière en suivant les traces de mon père en tant qu'agent fédéral chargé des affaires de blanchiment d'argent et de stupéfiants. J'ai travaillé aux côtés de la police locale et de la police d'État pour assurer la sécurité de nos communautés et faire respecter la loi.
Les agents des forces de l'ordre à travers le pays savent qu'ils ont la responsabilité unique d'enquêter sur les crimes, de réconforter les victimes et de procéder à des arrestations. Il s'agit d'instaurer la confiance, ce qui nécessite un sens du devoir et un engagement indéfectibles envers la communauté.
Et pourtant, notre président a envoyé des agents fédéraux mal formés dans nos villes, où ils ont arrêté et détenu des citoyens américains et des personnes qui aspirent à devenir américains, et ce sans mandat.
Ils ont arraché des mères allaitantes à leurs bébés, ils ont envoyé des enfants — un petit garçon avec un bonnet bleu à oreilles de lapin — dans des centres de détention éloignés, et ils ont tué des citoyens américains dans nos rues.
Et ils ont fait tout cela en se cachant derrière des masques pour échapper à leurs responsabilités.
Chaque minute passée à semer la peur est une minute qui n'est pas consacrée à enquêter sur des meurtres, des crimes contre des enfants ou des criminels qui escroquent les personnes âgées de leurs économies.
Notre président nous a dit ce soir que nous sommes plus en sécurité parce que ces agents arrêtent des mères et détiennent des enfants. Réfléchissez-y.
Notre système d'immigration défaillant doit être réformé, mais il ne doit pas servir d'excuse à des agents irresponsables pour terroriser nos communautés.
Après avoir travaillé dans les forces de l'ordre, j'ai poursuivi ma carrière au service de la CIA, travaillant sous couverture pour protéger les États-Unis et nos alliés contre les menaces mondiales : le terrorisme, les armes nucléaires et l'agression des nations adverses à travers le monde.
Mais alors que le président parlait ce soir de ses succès supposés, il continue de céder le pouvoir économique et la puissance technologique à la Chine, de s'incliner devant un dictateur russe et de préparer la guerre contre l'Iran.
Voici la vérité : au cours de l'année dernière, par le biais du DOGE, de licenciements massifs et de la nomination de personnes profondément irresponsables à des postes très importants de notre nation, notre président a mis en danger la longue et riche histoire des États-Unis d'Amérique en tant que force du bien.
Je repose donc la question : le président œuvre-t-il pour assurer la sécurité des Américains, tant au niveau national qu'international ?
Nous savons tous que la réponse est non.
Dans son discours de ce soir, le président a fait ce qu'il fait toujours : il a menti, il a désigné des boucs émissaires et il a détourné l'attention. Il n'a également proposé aucune solution concrète aux défis urgents auxquels notre nation est confrontée, dont il aggrave activement bon nombre.
Il essaie de nous mettre en colère, de nous diviser, de nous monter les uns contre les autres. Les voisins contre les voisins. Et parfois, il y parvient.
Il faut donc se demander : à qui profitent sa rhétorique, ses politiques, ses actions et la courte liste de lois qu'il a fait adopter par le Congrès républicain ?
Quelqu'un doit bien en profiter.
Il s'enrichit, enrichit sa famille et ses amis. L'ampleur de la corruption est sans précédent.
Il y a la dissimulation des dossiers Epstein.
Les escroqueries cryptographiques.
Il se lie d'amitié avec des princes étrangers pour obtenir des avions et avec des milliardaires pour obtenir des salles de bal.
Il affiche son nom et son visage sur des bâtiments partout dans la capitale de notre nation.
Ce n'est pas ce que nos fondateurs avaient envisagé.
Je vais donc vous reposer la question : le président travaille-t-il pour vous ?
Nous savons tous que la réponse est non.
Mais voici ce qui rend l'Amérique si spéciale : à l'occasion de notre 250e anniversaire, nous savons mieux que n'importe quelle autre nation ce qu'il est possible de réaliser lorsque des citoyens ordinaires — comme ceux qui rêvaient autrefois ici même, dans cette salle — rejettent l'inacceptable et exigent davantage de leur gouvernement.
Nous le voyons dans la détermination des élèves qui organisent des grèves scolaires dans tout le pays, dont les voix deviennent si puissantes que le gouverneur du Texas cherche à les faire taire.
Nous le voyons dans le courage des Américains du Minnesota qui défendent leurs communautés, qu'il s'agisse de manifester pacifiquement par des températures négatives ou de conduire les enfants à l'école en covoiturage afin que leurs parents immigrés ne leur soient pas arrachés sur le parking. 
En tant que mère de trois filles d'âge scolaire, je suis inspirée par leur courage, mais je suis écœurée que cela soit nécessaire.
Et les Américains de tout le pays passent à l'action. Ils se rendent aux urnes pour rejeter ce chaos.
Avec leurs votes, ils écrivent une nouvelle histoire. Une histoire plus porteuse d'espoir.
En novembre, j'ai remporté mon élection avec 15 points d'avance, et nous avons gagné 13 nouveaux sièges à l'assemblée législative de notre État. Parce que les électeurs ont décidé qu'ils voulaient quelque chose de différent.
Notre campagne a remporté les suffrages des démocrates, des républicains, des indépendants et de tous ceux qui se situent entre les deux, car ils savaient qu'en tant que citoyens, ils pouvaient exiger davantage.
Qu'ils pouvaient voter pour ce qui leur tenait à cœur, sans être contraints par un parti ou une affiliation politique.
Ce phénomène s'observe dans tout le pays. Le New Jersey a élu Mikie Sherrill au poste de gouverneur avec une victoire à deux chiffres.
Les démocrates ont renversé la tendance dans les assemblées législatives de certains États, comme la Géorgie, l'Iowa, le Mississippi et le Texas. La liste est longue.
Des Américains ordinaires se présentent aux élections — dans l'esprit de nos ancêtres — ils se présentent pour exiger davantage et faire plus pour leurs voisins et leurs communautés.
Je connais bien cette histoire.
Je me suis présentée pour la première fois aux élections en 2018 aux côtés de dizaines d'autres démocrates qui ont réalisé l'impossible, en remportant 41 sièges au Congrès. Dans mon cas, j'ai été le premier démocrate élu en 50 ans, faisant basculer notre circonscription de 17 points.
Ceux qui se présentent aujourd'hui aux élections gagneront en novembre, car les Américains savent qu'ils peuvent exiger davantage, et que nous travaillons à réduire les coûts, à assurer la sécurité de nos communautés et de notre pays, et que nous travaillons pour vous !
Dans son discours d'adieu, George Washington nous a mis en garde contre la possibilité que des « hommes rusés, ambitieux et sans principes » accèdent au pouvoir.
Mais il nous a également encouragés, nous tous, Américains, à nous unir dans « une cause commune » pour faire avancer cette nation.
C'est une fois de plus notre mission. Et c'est ce que nous observons à travers le pays.
C'est profondément américain et patriotique d'agir ainsi, et c'est ainsi que nous garantissons que l'état de notre Union reste fort, non seulement cette année, mais aussi pour les 250 prochaines années.
Car « nous, le peuple », avons le pouvoir de changer les choses, le pouvoir de défendre ce qui est juste et le pouvoir d'exiger davantage de notre nation.
Que Dieu bénisse l'État de Virginie et que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.»

> Voici la réaction du leader du Parti démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries :
L'état du pays au cours de l'année écoulée sous la présidence de Donald Trump a été un véritable désastre. Pendant près de deux heures ce soir, Donald Trump a déversé mensonges, propagande et haine. Après avoir échoué à tenir sa promesse de baisser les coûts dès son premier jour de mandat, il a rendu la vie plus chère que jamais, privé les Américains d'accès aux soins de santé et a déchaîné la violence d'État sur nos communautés. Il a menti sur tout, de l'état de l'économie à la santé, en passant par l'application des lois sur l'immigration et le projet de loi controversé des Républicains.
Au lieu de présenter à la nation une vision positive de notre avenir et de l'économie, le président a rejeté la faute sur autrui. Les Démocrates savent que les Américains méritent mieux, et nous continuerons d'utiliser tous les moyens à notre disposition pour remédier à la crise du coût de la vie orchestrée par les Républicains, réformer notre système de santé défaillant et reprendre le contrôle de l'ICE.»




mercredi 25 février 2026

Le Focus. La Russie au bord de l’effondrement?


Alors que l’on est entré dans la cinquième année de l’agression de Poutine contre l’Ukraine, la Russie est toujours debout bien que l’on annonce à périodes répétées que le pays est au bord de l’effondrement.

Des pertes humaines abyssales sur le front, une croissance en berne, une société sclérosée, un appareil productif tout tourné vers le militaire, une manne de produits énergétiques qui est uniquement, à la fois, captée par les tenants du pouvoir dans une corruption institutionnalisée et pour produire des armes ou les acheter, sans parler d’un pays de plus en plus vassalisé par la Chine qui assure sa survie mais qui, historiquement, a toujours était sa principale menace, la Russie ne devrait pas être au bord du gouffre mais bien au fond.

Et, pourtant, le régime de Poutine est toujours en place et la population ne manifeste guère sa défiance vis-à-vis de celui-ci par de la colère et de la violence.

Il se pourrait même que le dictateur du Kremlin ait encore l’avenir devant lui.

Il faut dire que, dans l’Histoire, le totalitarisme a toujours montré beaucoup de résilience alors même qu’il appauvrissait les pays où il était en place et qu’il maltraitait les populations.

Le léninisme puis le stalinisme sont là pour le démontrer.

De même que l’ère des vieillards qui résista à tout changement avec Brejnev, Andropov et quelques autres.

Et rappelons que Gorbatchev voulait juste réformer le régime mais ne pas en changer sauf qu’il a ouvert lui-même la boite de Pandore et que s’il ne l’avait pas fait, l’Union soviétique existerait peut-être encore.

Parce qu’il suffit d’une répression bien ciblée pour éteindre toute contestation et les régimes russes depuis le tsarisme jusqu’au poutinisme en passant par le stalinisme l’ont prouvé.

Bien sûr, il suffit d’une étincelle pour que tout explose, l’Histoire nous l’enseigne également.

Reste que, malgré la situation catastrophique de la Russie, elle ne s’est pas encore produite.


mardi 24 février 2026

Editorial. Quatre ans de crimes de Poutine en Ukraine


Le 24 février 2022, Vladimir Poutine envoyait ses soldats à la conquête de l’Ukraine.

Quatre ans après, il est très loin d’avoir réalisé son objectif.

Nous rentrons ainsi dans la cinquième année de cette agression qui a causé des centaines de milliers de morts (on estime que 325.000 soldats russes ont été tués contre plus de 100.000 du côté Ukrainien avec un bilan global de 1,8 million de morts, de blessés et de disparus, militaires et civils) avec peu de perspectives de paix dans un avenir proche même si Donald Trump plus ami de Poutine qu’allié de l’Ukraine fait tout ce qu’il peut pour donner la victoire au dictateur russe.

Si ce dernier n’a pas réussi sa soi-disant «opération spéciale», c’est aussi parce que les Européens se sont mobilisés pour soutenir les Ukrainiens tout comme l’ont fait les Etats-Unis jusqu’à la victoire de l’extrémiste populiste à la présidentielle américaine de novembre 2024.

Sans oublier évidemment le leadership de Volodymyr Zelensky et le courage extraordinaire du peuple ukrainien.

Au-delà d’une commémoration en l’honneur de la résistance héroïque de l’Ukraine et de ses morts, ce quatrième anniversaire doit être celui de l’engagement encore plus important de l’Europe aux côtés de Kiev alors que les «ennemis de l’Intérieur», tels le Hongrois Orban ou le Slovaque Fico, tentent d’empêcher le versement de l’aide qui est essentielle pour que le pays soit en mesure d’empêcher une victoire russe qui serait catastrophique pour tout le continent.

C’est en ce sens qu’Emmanuel Macron a posté ce matin un très long message sur les réseaux sociaux:
«Cela fait quatre ans que l’Europe s’est réveillée au bruit des bombes russes en Ukraine.
Quatre ans d’une guerre d’agression choisie par la Russie, au mépris flagrant du droit international, de la souveraineté d’un peuple, et de la vie humaine.
Quatre ans de villes frappées, d’écoles et d’hôpitaux détruits, d’infrastructures énergétiques méthodiquement ciblées pour plonger des familles dans le froid et l’effroi.
Quatre ans, 15 000 civils ukrainiens tués.
Quatre ans de vies brisées, de violences, de viols, de tortures, de crimes de guerre et de terreur.
Quatre ans, et des milliers d’enfants ukrainiens arrachés à leur terre et à leurs familles.
Mais quatre ans que l’Ukraine tient et résiste.
Un jour, les Russes prendront conscience de l'énormité du crime commis en leur nom, de la futilité des prétextes invoqués et des effets dévastateurs à long terme sur leur pays. Alors que le Kremlin promettait de conquérir l’Ukraine en quelques jours, seulement 1 % du territoire ukrainien a été conquis depuis la stabilisation du front en novembre 2022.
Le mois dernier, l’Ukraine a même repris du terrain. Et cela à quel prix pour les Russes ? Plus de 1,2 million de soldats russes ont été blessés ou tués, c’est le plus grand nombre de victimes russes au combat depuis la Seconde Guerre mondiale. Face aux pertes, la Russie enrôle des individus sur le continent africain pour les envoyer combattre sur le front ukrainien, souvent sans aucune formation préalable.
Cette guerre est un triple échec pour la Russie : militaire, économique, stratégique. Elle a renforcé l’OTAN dont elle voulait éviter l’expansion, soudé les Européens qu’elle voulait affaiblir, et mis à nu la fragilité d’un impérialisme d’un autre âge. Parce que l’Ukraine est la première ligne de défense de notre continent, la France et l’Europe se tiennent résolument à ses côtés. Aide financière, militaire, humanitaire et énergétique : l’Europe a déjà mobilisé 170 milliards d’euros.
Lors du Conseil européen de décembre, nous nous sommes mis d’accord sur un prêt de 90 milliards d’euros pour garantir à l’Ukraine un financement prévisible sur les deux prochaines années. Rien ne justifie de le remettre en cause. Nous devons désormais le concrétiser.
Les livraisons de matériels et de munitions, la formation, le renforcement de la défense aérienne et de la lutte anti-drones, et le soutien aux équipements déjà fournis se poursuivront. Pour que l’Ukraine tienne et pour que la Russie comprenne que le temps ne joue pas pour elle.
Nous continuerons également à nous en prendre à l'économie de guerre russe : nous tiendrons le cap sur les sanctions et nous poursuivrons nos actions contre la flotte fantôme.
Parce qu'il n'y aura pas de paix sans sécurité et que notre sécurité se joue en Ukraine, nous continuerons de nous engager au sein de la Coalition des Volontaires.
À Paris le 6 janvier dernier, nous avons bâti une convergence solide avec les États-Unis sur les futures garanties de sécurité.
La nouvelle réunion d'aujourd'hui doit nous permettre de continuer à avancer.
Nous veillerons également à ce que les intérêts des Européens soient bien pris en compte dans les discussions, y compris le moment venu quand il sera question de l'architecture de sécurité nécessaire pour notre continent.
Aux Ukrainiennes et aux Ukrainiens : nous pensons à vous avec émotion. À vos familles éprouvées, à vos enfants, à celles et ceux qui résistent sous les frappes. À ceux qui croient pouvoir compter sur notre fatigue : ils se trompent.
Nous sommes et resterons aux côtés de l'Ukraine.»

Quant à Volodymyr Zelenski, il a déclaré dans un message vidéo:
«Aujourd’hui, cela fait exactement quatre ans que Poutine était censé prendre Kiev en trois jours. Et cela en dit long sur notre résistance, sur la manière dont l’Ukraine se bat depuis tout ce temps. Derrière ces mots, il y a des millions de nos concitoyens, un immense courage, un travail acharné, de l’endurance et le long chemin que l’Ukraine parcourt depuis le 24 février.
En nous souvenant du début de l’invasion et en regardant la situation aujourd’hui, nous avons pleinement le droit de dire : nous avons défendu notre indépendance, nous n’avons pas perdu notre Etat, Poutine n’a pas atteint ses objectifs. Il n’a pas brisé les Ukrainiens. Il n’a pas gagné cette guerre. Nous avons préservé l’Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, et pour que justice soit faite. Nous voulons la paix, une paix forte, digne et durable.»

 


M
T
G
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Le Focus. Quand les amis de Trump disent stop et qu’il s’en fiche


Les limites du pouvoir, voilà ce qu’est en train de vivre Donald Trump et cette expérience est d’autant plus difficile pour un mégalomaniaque narcissique de son acabit, qu’elle vient des personnes qui sont ses obligés comme des élus républicains ou les membres de la Cour suprême qu’il a nommés.

Ainsi de des derniers qui ont décidé de censurer ses droits de douane au motif qu’il ne pouvait pas les décider puisqu’ils sont une prérogative du Congrès.

Quand on sait que ces droits de douane étaient son seul trophée au cours de sa première année catastrophique de son second mandat, on comprend sa fureur quand la décision de la cour est tombée.

Et, bien sûr, au lieu de faire amende honorable et de déclarer qu’il respecterait l’arrêt rendu par les neuf juges, il a insulté ceux qui avaient censuré ses tarifs sur les produits étrangers, les accusant d’être corrompus vis-à-vis de puissances étrangères tout en déclarant qu’il allait en imposer de nouveaux de 10% – puis il a annoncé que ce serait 15% – et qu’ils concerneraient tous les pays de la planète.

Ces droits sont évidemment tout aussi illégaux que ceux qui ont été censurés par la Cour suprême et donc, s’il ne les fait pas ratifier par le Congrès – ce qui sera difficile car nombre d’élus républicains sont contre cette mesure –, ils connaîtront le même sort.

Plus ça va, plus Donald Trump suscite des réactions de rejet et, de plus en plus, de son propre camp.

S’il est trop tôt pour s’en féliciter pour la démocratie étasunienne, ces déboires de l’extrémiste populiste sont malgré tout une lueur d’espoir…

 


lundi 23 février 2026

Le Focus. La faillite de la communauté internationale en matière de paix et de sécurité


Alors que le 24 février, cela fera quatre ans que Poutine a envahi l’Ukraine causant des centaines de milliers de morts et ravageant nombre de campagnes et de villes, il ne faudrait pas oublier les autres conflits qui ensanglantent quotidiennement la planète et leurs victimes.

Du Soudan à la Birmanie en passant par l’agression de la République démocratique du Congo par le Rwanda sans oublier ce qui se passe au Moyen-Orient, de Gaza en Syrie et alors que se profile une possible confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran avec Israël en soutien des Américains, voici quelques exemples qui démontrent de manière indiscutable la faillite de la communauté internationale à bâtir un monde paix et de sécurité.

Sans doute que la création des Nations Unies en 1945 avait pu susciter nombre d’espoirs sur un ordre mondial où les armes et la violence seraient bannies à jamais mais l’histoire de l’Humanité tout comme l’échec flagrant de la Société des nations entre les deux guerres mondiales, avaient déjà montré que la volonté des promoteurs de l’organisation internationale qui souhaitaient cette nouvelle donne dans les rapports entre les différents pays étaient beaucoup trop optimiste, voire complètement utopique…

Les humains ont démontré de manière non-équivoque que se battre et se tuer entre soi étaient des activités dont ils ne pouvaient malheureusement pas se passer.

De ce point de vue, le constat par Donald Trump de cet échec de l’ONU est réel.

La création de son «conseil pour la paix», en revanche, ne fera guère avancer les choses et, peut-être même, les empirera sachant que l’extrémiste populiste de la Maison blanche recherche avant tout son intérêts comme ses alter-ego, Poutine en Russie et Xi en Chine et pas du tout la paix et la sécurité mondiales.

Devant cette faillite, il faut évidemment se désoler de notre inconséquence et de notre irresponsabilité.

Mais il faut, au-delà du constat, réagir et agir pour qu’à défaut d’une paix «pacifique», nous puissions garantir une paix armée en dissuadant les va-t-en-guerre de passer à l’acte le plus possible.

Le réarmement de l’Europe démocratique est une première réponse.

Il faudrait également une grande réforme de l’ONU même si l’on ne voit pas très bien comment celle-ci pourrait devenir plus efficace au vu de son statut et de sa faiblesse vis-à-vis des grandes puissances et de son incapacité à trouver, sauf exceptions, des consensus pour prévenir des hostilités puis les faire cesser.

Quoiqu’il en soit, ne pas oublier que tous les jours des hommes, des femmes et des enfants sont fauchés à travers le monde par des balles dont souvent on ne comprend pas très bien pourquoi elles sont tirées, est un devoir de tout démocrate humaniste qui doit, également, sans relâche, sensibiliser l’opinion publique et chercher des solutions même si la tâche semble insurmontable.