Les Actualités sur Mondiaglobalisation

dimanche 15 février 2026

Commentaire. JO: un sportif ukrainien disqualifié pour «propagande» pendant que des fédérations sportives réintègrent la Russie…


Cela n’aurait échappé à personne que l’agression de Poutine contre l’Ukraine continue et que, quotidiennement, le dictateur russe assassine des femmes et des enfants.

Un coureur ukrainien de skeleton – un des meilleurs au monde –, qui plus est porte-drapeau de sa délégation, avait décidé de porter un casque, sans slogan mais avec les visages d’athlètes de son pays tombé sur le front ou lors de bombardements afin de leur rendre hommage.

C’en était trop pour le Comité olympique qui a annoncé, le 12 février, la disqualification de Vladyslav Heraskevych, c’est son nom.

La raison: il est interdit de faire de la propagande politique aux Jeux olympiques!

Mais de quelle propagande s’agit-il d’afficher sur un casque des visages d’athlètes décédés sachant qu’aucun texte ne les accompagnait pouvant renseigner sur qui ils étaient?

Et cela nous rappelle que Poutine a organisé les JO à Sotchi juste avant d’envahir une première fois l’Ukraine et d’annexer la Crimée et qu’il avait attendu juste après les JO de Pékin, à la demande de son ami Xi, pour l’envahir à nouveau…

Surtout, après avoir été exclu de la plupart des compétitions mondiales, la Russie commence à être réintégrée par certaines fédérations sportives comme celle d’escrime (des sportifs russes ont pu participer à des compétitions mais sans mention de leur nationalité et sous bannière neutre).

Donc, deux poids, deux mesures où l’on puni l’agressé et récompense l’agresseur.

Voilà qui en dit beaucoup sur le soi-disant apolitisme du sport de compétition et de ses représentants officiels.

 

 


samedi 14 février 2026

Le Focus. Japon: nouvelle victoire de l’internationale réactionnaire


Son modèle, Margaret Thatcher.

Son nouvel ami qui l’a soutenue, Donald Trump.

Son idéologie, un ultra-nationalisme intransigeant et belliqueux.

La première ministre japonaise Sanae Takaichi, coche toutes les cases de la droite radicale voire extrême.

Sa volonté est de refaire du Japon une puissance militaire régionale en le réarmant, non pas dans une optique de défense de son territoire mais pour peser en Asie et dans le Pacifique.

Celle qui se présente comme une adversaire du féminisme a déjà durci les règles concernant les immigrés et elle veut mettre en place une économie ultra-libérale.

Un programme qui a séduit les électeurs alors que le monde est de plus en plus dangereux particulièrement à cause de son voisin, la Chine avec le régime totalitaire durci ces dernières années par le dictateur Xi Jinping.

Sa victoire écrasante lors des législatives qui viennent de se dérouler fait entrer son pays dans l’internationale réactionnaire.

Si l’on peut expliquer les raisons de ce succès par la situation du Japon et les menaces auxquelles il doit faire face, reste que rien ne justifier de donner le pouvoir à une faucon comme Takaichi.

D’autant qu’on rappelle que sa nomination il y a peu est intervenue alors que le parti libéral-démocrate (droite-droite radicale), qui gouvernait le pays et qui était le nouvel allié de sa formation nationaliste extrémiste dans ce scrutin, faisait face à un scandale financier et qu’il n’a pas été capable de lutter efficacement contre l’inflation, ce qui aurait dû le conduire à la défaite…

Encore une fois, une majorité d’électeurs d’un pays démocratique a permis à des politiciens réactionnaires accusés de corruption de gagner une élection comme ce fut déjà le cas, notamment, en Hongrie ou aux Etats-Unis.


vendredi 13 février 2026

Editorial. Le travail des enfants, une réalité scandaleuse mais souvent indispensable aux plus pauvres


Ce 12 février était la Journée mondiale contre le travail des enfants.

Dans ce début de troisième millénaire, nous imaginons plus un enfant en train d’apprendre et de jouer dans un environnement protecteur.

Comme le dit fort justement Sarah El Hairy, la haute-commissaire à l’Enfance:
«Nous rêvons tous d’un avenir radieux pour nos enfants. Une enfance douce et protégée, emplie de jeux, d’apprentissages, pleine de découvertes et d’espoir. Une enfance où l’école prime sur le travail, où le jeu précède les responsabilités.»
Mais, continue-t-elle, la réalité est tout autre pour des millions d’enfants:
«Pourtant, à l’autre bout du monde, parfois bien plus près qu’on ne l’imagine, des millions d’enfants vivent une tout autre réalité. Chaque jour, 160 millions d’entre eux travaillent, souvent au péril de leur santé, au détriment de leur sécurité et de leur avenir. Certains cousent les vêtements que nous portons. D’autres récoltent le cacao de nos goûters, trient à mains nues les composants électroniques de nos téléphones.»

C’est une situation scandaleuse qui n’est évidemment pas acceptable.

Néanmoins, cette réalité est aussi celle de la survie pour nombre de familles.

Si les enfants sont évidemment exploités, sous-payés, contraints souvent de faire des tâches que les adultes refusent de faire, ils sont aussi ceux qui assurent un revenu nécessaire aux familles les plus pauvres, seulement pour ne pas tomber dans une pauvreté encore plus grande avec toutes ses conséquences.

Est-il possible, dès lors, de mettre fin à ce travail des enfants si indispensable pour les plus pauvres, pour des communautés et des pays qui cherchent désespérément à se développer pour assurer au moins le minimum à leur population?

Certains affirment que nous, consommateurs des pays riches ne devons pas acheter les produits si nous savons que des enfants ont participé à leur production.

C’est un comportement moral évident.

Néanmoins, en faisant cela, nous privons ces plus pauvres d’un revenu indispensable.

La solution est plus globale et nécessite une révolution mondiale avec une redistribution des richesses et une globalisation humaniste.

On en est très loin et peut-être que nous ne nous en approcherons peut-être jamais.

Reste alors cette aide au développement si décriée en ce moment par les populismes d’extrême-droite et de droite radicale comme c’est le cas aux Etats-Unis où Trump a coupé dans tous les programmes humanitaires ou avec les déclarations du RN en France.

Une aide qui est indispensable pourtant pour ces pays afin de réduire plus d’éliminer les pratiques les plus inacceptables de l’exploitation d’humains comme celui du travail des enfants.

Signalons enfin que même dans les pays développés, le travail des enfants existe, souvent effectué de manière cachée, et que certains Etats étasuniens comme la Floride sont partisans d’assouplir les règles le concernant.

 

 


jeudi 12 février 2026

Commentaire. Epstein: les dangers pour la démocratie du scandale et de son instrumentalisation


Ce que révèle l’affaire Epstein, c’est qu’il y a bien des «élites» corrompues.

Mais, aussi, qu’il est dangereux de faire des généralisations.

Parce que ce que révèle également l’affaire Epstein c’est que les comportements de certains sont une insulte à la démocratie mais que leur instrumentalisation est une menace pour celle-ci.

Comme toutes les affaires similaires qui ont malheureusement jalonné l’Histoire, les vertus de la dénonciation du scandale peuvent être noyées par les démons de son utilisation à des fins politiciennes par les populismes surfant sur l’indignation de la population mais aussi les émotions négatives d’une partie d’entre elle.

Ici, il faut bien éviter l’emballement médiatique sur lequel les partis extrémistes et populistes, espèrent surfer, tout comme les ennemis extérieurs de la démocratie.

Les exemples de LFI et du régime de Poutine le démontrent.

D’autant que s’il y a des scandales qui touchent les pays démocratiques, il y en a bien plus qui se produisent dans les pays autocratiques et totalitaires où ils sont souvent étouffés par les régimes en place.

Alors, bien sûr, l’affaire Epstein doit être dénoncée et tout doit être porté à la connaissance du public avec les conséquences pour tous ceux qui ont commis des actes répréhensibles en regard de la loi.

Mais il faut éviter de tomber dans le «tous pourris» parce que cela n’est pas la réalité.

Et se rappeler que seule la démocratie républicaine permet à un scandale de ce type d’être mis à jour et de condamner les responsables.

 

 


mardi 10 février 2026

Le Focus. L’internationale réactionnaire de plus en plus présente et dangereuse


L’internationale réactionnaire est une réalité de plus en plus évidente et concrète.

De la nouvelle édition du «sommet transatlantique» qui vient de se tenir à Bruxelles consacré à la «liberté d’expression» (sic!) au soutien affiché de Trump à Orban pour les prochaines élections législatives hongroises, cette union de toutes les droites radicales et extrémistes des pays démocratiques continue à se construire et se développer et à créer des réseaux qui investissent tous les pans de la société et tous les secteurs, de l’économie à la santé.

En France, elle est représentée par le RN et par Reconquête.

Si cette internationale avance au grand jour de par ses activités de plus en plus nombreuses et de ses déclarations de ses membres, elle tente malgré tout de continuellement brouiller les cartes par les fakes news et les théories complotistes mais aussi par le maquillage et le camouflage.

C’est le cas, par exemple, de Jordan Bardella qui, pour se rendre le plus présentable possible pour une partie de l’électorat dont il aura besoin lors de la présidentielle de 2027, fait semblant de s’opposer aux vues les plus polémiques et les plus réactionnaires soutenues et propagées par cette internationale.

Néanmoins, pour bien montrer de quel côté où il est pour la base d’électorat du FN/RN, il participe aux réunions de celle-ci et entretient des relations avec tous ses leaders.

Ainsi, ses critiques de Trump sont de la poudre de perlimpinpin.

Non seulement il partage sa vision d’un nouvel ordre mondial mais il est partisan de toutes les politiques menées par l’extrémiste populiste.

Et, à n’en pas douter, s’il parvient au pouvoir avec son parti, il mettra en œuvre la même politique que lui.

Il faut bien en prendre conscience comme il faut également prendre conscience de la dangerosité de cette internationale réactionnaire dont il ne faut pas oublier ses nombreux liens avec les membres de l’internationale totalitaire dont les leaders sont la Chine et la Russie.

 


lundi 9 février 2026

Editorial. Mais qui donc instrumentalise politiquement le sport?


Quand le président de la FIFA, association qui ne s’occupe que de football, remet un «prix de la paix» à Trump, inventé uniquement pour le lui décerner, dont le pays coorganise la Coupe du monde de football cette année, quand Poutine organise les Jeux olympiques d’hiver en 2014 à Sotchi avant d’envahir la Crimée, quand les Chinois demandent au même Poutine de retarder son invasion de l’Ukraine après les Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin, ce sont bien les autocrates et les dictateurs qui instrumentalisent le sport.

Et ce n’est pas nouveau.

Cela a été le cas des Jeux olympiques par Hitler en 1936 et les régimes communistes russe en 1980 et chinois en 2008, de la Coupe du monde de football par les généraux argentins en 1978 et par Poutine – encore lui! – en 2018.

Non, ce ne sont pas ceux qui demandent le boycott de ces événements ou qui se sont battus pour que ces événements soient organisés ailleurs qui se servent du sport pour leur cause comme l’affirment avec un aplomb qui confinent à une manipulation scandaleuse les autorités sportives.

Ce sont les régimes autocratiques et totalitaires avec la complicité détestable des fédérations sportives internationales, les coupables.

Et les appels contre la tenue de la Coupe du monde de football aux Etats-Unis cet été sont de ce point de vue tout à fait recevable du fait de ce qui se passe dans ce pays actuellement mais aussi parce que Trump a politisé de manière partisane sciemment cet événement notamment en menaçant de retirer l’organisation des matchs dans des villes administrées par des maires démocrates et en refusant la venue de supporteurs de plusieurs équipes nationales pour se faire mousser auprès de son électorat raciste et anti-immigrés.

Soyons clairs – et nous l’avons souvent dit ici – la compétition sportive depuis sa création dans l’Antiquité et, plus particulièrement, avec celle de tous les jeux qui se déroulaient en Grèce dont les plus célèbres d’entre eux, ceux d’Olympie, est tout autant une confrontation entre athlètes qu’entre pays (ou villes et autres entités territoriales), donc un événement de portée politique.

Il n’y a que de se rappeler que les vaincus des Jeux olympiques pouvaient être mis à mort et que les vainqueurs avaient souvent un avenir matériellement assuré.

Si on ne voulait pas que ce le sport fricote avec la politique et inversement, il n’y aurait pas d’équipes ou de délégations nationales lors de ces événements planétaires, pas de drapeaux et d’hymnes nationaux ainsi que tout autre signe qui caractériseraient une compétition entre des personnes de nationalités différentes.

Sans porter un jugement sur cette réalité que la compétition sportive est hautement politique, il faut, non seulement, le prendre en compte mais, surtout, éviter que des régimes criminels ne s’en servent pour leurs relations publiques et leurs gloires…

 


dimanche 8 février 2026

Le Focus. Pour Trump, Barack et Michelle Obama sont des singes


Nouvelle indignité et nouveau scandale provoqués intentionnellement par Trump qui a publié sur le site de la Maison blanche une vidéo dans laquelle apparait pendant quelques secondes Barack et Michelle Obama en singes.

Dans un premier temps, la lamentable porte-parole de la Maison blanche et groupie absolue de l’extrémiste populiste a tenté de justifier cette publication par un mensonge avant que, devant le tollé général, un employé de la présidence déclare que c’était une erreur et que la vidéo avait supprimée.

Mais que dit cette publication de Trump qui était tout sauf une soi-disant erreur?

Au-delà de son racisme et de sa haine vis-à-vis de Barack Obama teintée d’une jalousie sans nom à son encontre, c’est aussi une nouvelle attaque contre un centriste.

Et cela survient alors même que deux autres centristes, Bill et Hillary Clinton sont dans le collimateur des élus républicans radicaux au Congrès, missionnés par Trump de les accuser d’être complices des crimes de Jeffrey Epstein alors même que c’est lui le principal soupçonné de collusion avec le pédocriminel, sachant qu’Hillary Clinton ne l’a même jamais rencontré!

Aucune retenue, toutes les infâmies possibles, voilà la ligne de conduite d’un Donald Trump qui sait que ses principaux adversaires sont les démocrates centristes qui sont en passe de remporter les prochaines élections de mi-mandat.

C’est la raison pour laquelle il tente en ce moment de les truquer.

A cet effet, il a demandé aux mêmes élus républicains de faire en sorte que ce soit son gouvernement qui contrôle le scrutin et dépouille les bulletins…

 

 


samedi 7 février 2026

Editorial. La démocratie américaine est-elle assez forte pour résister avec succès à Trump


L’offensive de Trump contre les élections de mi-mandat, prévues en novembre prochain, a commencé.

D’abord, il a commencé par se demander à quoi elles servaient.

Désormais, il demande aux élus républicains du Congrès de les «nationaliser» dans quinze Etats qui sont évidemment démocrates ou qui ont de grande chance d’élire des démocrates en novembre prochain.

Comme l’explique le New York Times :
«Conformément à la Constitution, les élections américaines sont principalement régies par le droit des États, ce qui conduit à un processus décentralisé où le vote est administré par les autorités des comtés et des municipalités dans des milliers de bureaux de vote à travers le pays. M. Trump, cependant, s'est longtemps obstiné à propager de fausses allégations selon lesquelles les élections américaines seraient entachées de fraudes et que les démocrates fomenteraient un vaste complot pour inciter les immigrants sans papiers à voter et ainsi gonfler artificiellement le taux de participation de leur parti. L'appel surprenant de M. Trump à ce qu'un parti politique s'empare des mécanismes de vote fait suite à une série de mesures prises par son administration pour tenter d'exercer un contrôle accru sur les élections américaines, tandis que lui et ses alliés continuent de diffuser de fausses informations concernant sa défaite de 2020.»

«Nationaliser les élections» ce serait donc dessaisir les autorités démocratiques compétentes afin de donner le pouvoir d’organisation, de contrôle et de certification des résultats à un parti politique qui ne cesse d’affirmer sans aucune preuve que les scrutins sont trafiqués.

On comprend évidemment ce que cela signifie: arranger les résultats pour que Trump garde une majorité au Congrès et faire tomber les Etats-Unis du côté des autocraties et même des dictatures.

Rappelons que Trump avait déclaré lors de la campagne de la dernière présidentielle que s’il gagnait cela serait la dernière élection à avoir lieu aux Etats-Unis.

Une déclaration qui a le mérite de la clarté.

Reste qu’il n’a pu empêcher qu’aient lieu des élections partielles en novembre 2025 qui ont été une véritable claque pour lui et le Parti républicain.

Sans doute que ces résultats sont une des raisons de sa nouvelle offensive même s’il ne faut pas oublier qu’il rêve de se faire couronner «roi des Etats-Unis» et que toutes ses actions le démontre, lui qui n’hésite pas, avec la complicité des élus républicains qui contrôlent les deux chambres du Congrès, à prendre des décisions illégales au vu de la Constitution et des lois votées par les élus de la nation, décisions souvent entérinées par la Cour suprême qui compte une majorité de juges d’extrême-droite à sa botte.

La question est donc de savoir si la démocratie étasunienne est assez forte pour résister à l’offensive de Trump à son encontre.

Et la réponse ne peut être donnée avec certitude ce qui est déjà, pour le moins, très inquiétant.

Il n’est pas inutile ici de reproduire l’alarme de Barack Obama sur la situation de la démocratie dans le monde et aux Etats-Unis en particulier:
«Partout dans le monde, nous assistons à une montée de l'autoritarisme.
Les politiciens s'en prennent à la société civile, sapent la liberté de la presse et instrumentalisent le système judiciaire. Personne n'est épargné. Même les pays qui se croyaient à l'abri des attaques massives contre la démocratie comprennent désormais que nous sommes tous concernés par ce combat.
Nous devons tous prendre conscience que nous sommes à un tournant décisif. Il est temps de lutter pour notre démocratie et pour nos valeurs fondamentales, maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. (…)
Nous savons que notre démocratie ne fonctionne pas d'elle-même. Il nous incombe, en tant que citoyens, de défendre nos valeurs fondamentales, surtout en ces temps difficiles.»


vendredi 6 février 2026

Commentaire. Epstein, vers des scandales français?


Pikachu serait-il un complice de Jeffrey Epstein?!

En fait, comme de très nombreuses personnalités réelles ou de fiction, il est cité dans l’affaire du pédocriminel dont trois millions de nouveaux documents viennent d’être publiés ces derniers jours.

Etre cité ne signifie évidemment rien d’une culpabilité.

Et il faut considérer que le petit Pokémon n’a certainement pas fauté avec monsieur Epstein…

Plus sérieusement, ces noms qui apparaissent ne sont pas des preuves de leur implication dans les méfaits scabreux et ignominieux du criminel américain, ni même que ces personnes le connaissaient, ni même qu’ils l’avaient rencontré un jour, quelque part.

Des noms qui concernent de nombreuses personnalités françaises où l’on trouve des politiques, des artistes, des entrepreneurs et autres, qui fait que le feuilleton Epstein a désormais un épisode français.

Et déjà des polémiques naissent ainsi que des instrumentalisations politiciennes.

Deux exemples pour les illustrer.

D’un coté, Jack Lang, l’ancien ministre «chouchou» de François Mitterrand et actuel président de l’Institut arabe, a été obligé de reconnaître avoir entretenu des relations avec Jeffrey Epstein mais nie avoir connu ses activités criminelles et devant l’indignation refuse de démissionner alors qu’il a touché de l’argent pour réaliser un documentaire à sa propre gloire, réalisé mais jamais diffusé.

De l’autre, des populistes extrémistes qui s’emparent des noms évoqués dans les documents pour porter des accusations sans aucun fondement afin de créer de toutes pièces des scandales et salir leurs adversaires.

C’est, ce qui ne surprendra personne, de LFI qui demande une commission d’enquête parce que le nom d’Emmanuel Macron y apparaît.

Dans ces deux exemples, on voit bien toute la problématique liée à cette affaire.

Si Jack Lang doit répondre de ses relations avec Epstein et assumer les conséquences de ses relations, ce n’est évidemment pas le cas d’Emmanuel Macron qui na rien à voir avec le personnage alors même que tous les deux sont cités.

Rappelons que la publication de ces documents par le ministère de la Justice étasunienne est réalisée en vrac de manière voulue afin de noyer tout ce qui concerne Donald Trump et ses amis.

Mais en ne classant pas ces pièces déclassifiées, il permet de jeter la suspicion sur tous les noms qui apparaissent et, évidemment, toutes les accusations malveillantes.

 

 


Le Focus. Poutine: humilier l’Europe pour la diviser et l’affaiblir


Volodymyr Zelenski a raison quand il dit qu’un des objectifs de Poutine dans son agression de l’Ukraine est d’humilier l’Europe.

Car, pour le dictateur russe, pour pouvoir recréer l’Union soviétique et établir une domination russe sur le vieux continent, il est essentiel d’affaiblir tous les pays européens et, bien sûr, avant tout l’Union européenne.

Une Union européenne qu’il lui faut diviser avant qu’elle ne devienne une puissance.

En cela, d’ailleurs, il partage le même objectif que Trump.

Il est évident que si l’Ukraine est vaincue, ce sera une énorme défaite pour les Européens et ils auront du mal à se remettre d’une telle humiliation qui, de plus, fera peser sur eux une terrible menace.

Et la conséquence sera certainement une précarisation de l’UE.

C’est pourquoi ceux-ci doivent prendre conscience – pour ceux qui ne l’ont pas encore compris – que c’est l’avenir de l’Europe et de leurs pays respectifs qui est en jeu.

Si des pays comme la France, la Pologne ou le Royaume-Uni ont compris les enjeux, on ne peut en dire autant de l’Allemagne ou de l’Espagne et encore moins de l’Italie.

Sans évidemment parler des alliés de Poutine comme la Hongrie, la Slovaquie et, désormais, la République tchèque.

Aujourd’hui, la mobilisation contre les desseins de Poutine n’est pas encore à la hauteur.

Comme trop souvent, l’inconscience, la lâcheté et une volonté immature de fuir le réel est à l’œuvre comme elle le fut dans les années 1930 avec Hitler et Mussolini.

 

 


jeudi 5 février 2026

Le Focus. L’Europe veut s’affranchir des Etats-Unis


Le secrétaire général de l’OTAN a récemment affirmé devant les eurodéputés qu’une défense de l’UE passait obligatoirement par une alliance avec les Etats-Unis et a souhaité à tous ceux qui veulent qu’elle ne compte plus que sur elle-même bon courage…

Même son de cloche chez les économistes des sociétés financières qui rappellent que le commerce avec les Etats-Unis est essentiel pour les Européens.

Si ces propos sont basés sur des évidences, cela ne signifie nullement que la volonté de l’Europe de s’affranchir de cette relation privilégiée est illusoire.

Bien sûr, il faudra du temps mais les premiers jalons qui sont posés actuellement face à Donald Trump et son hostilité déclarée vis-à-vis de l’Union européenne doivent absolument se poursuivre si elle veut enfin devenir réellement indépendante et accéder au rang d’une puissance mondiale.

Une vraie Europe de la défense tout autant que des accords économiques et commerciaux qui doivent être mis en place avec d’autres pays que les Etats-Unis comme le CETA avec le Canada, le Mercosur avec l’Amérique latine et ceux qui sont en cours avec l’Inde vont dans ce sens.

Il ne faut évidemment pas que les pays européens en voulant s’émanciper de cette sorte de tutelle étasunienne tombe dans le piège de devenir le vassal d’une autre grande puissance, c’est-à-dire de la Chine comme on peut le craindre en voyant certaines déclarations de leurs dirigeants.

L’initiative prise par le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, sur un «Buy european» est, de ce point de vue, une bonne réponse qui doit devenir une réalité.

Reste que les relations avec les Etats-Unis doivent demeurer importantes mais elles ne doivent plus être indispensables.

De même qu’avec la Chine elles doivent demeurer importantes sans jamais être indispensables.

Tout cela pour le bien être des peuples européens même si ce ne sera pas facile.

Mais cela est indispensable.