Les Actualités sur Mondiaglobalisation

mardi 31 mars 2026

Le Focus. Etats-Unis: le succès du mouvement «No kings» ne se dément pas


Ce samedi 28 mars, pour la troisième fois, des milliers de rassemblements auxquels ont participé des millions de personnes (huit selon les organisateurs mais il pourrait y en avoir eu plus), ont eu lieu à travers les Etats-Unis pour protester contre la présidence de Donald Trump, sa volonté autocratique et ses décisions les plus polémiques comme sa politique d’immigration et sa chasse aux opposants.

Cette fois-ci, un autre motif de mécontentement était au menu, sa guerre en Iran, tout aussi illégale (le Congrès est le seul habilité à déclarer une guerre) que sans raison et menée de manière catastrophique.

Ce mouvement baptisé «No kings» en référence aux propos de Trump sur une possible royauté étasunienne dont il serait le monarque alors que le pays a conquis son indépendance en disant non au roi d’Angleterre et en devenant une république, est désormais un marqueur puissant pour tous ceux qui combattent sa présidence erratique et dangereuse, une menace pour la plus vieille démocratie républicaine libérale de la planète.

Même si ce sont évidemment les démocrates qui sont les plus nombreux à descendre dans la rue, ils ne sont pas non plus les seuls et le succès de «No kings» vient aussi de ce qu’une majorité de la population désapprouve la politique de l’extrémiste populiste de la Maison blanche.

Pour autant, le mouvement n’a pas fragilisé ce dernier et le vrai test sera les élections de midterm qui auront lieu en novembre prochain et dont tout porte à croire qu’elles seront désastreuses pour lui s’il ne les annule pas ou ne les truque pas, deux possibilités qui existent dans un pays qui n’a jamais jusqu’à présent manqué un tel rendez-vous.

Mais si tel était le cas, sans doute que le «No kings» deviendrait un des lieux de la résistance aux menées autocratiques de Trump.

 


lundi 30 mars 2026

Editorial. Choc pétrolier et crise économique: pas encore…


La situation internationale chaotique (agression de l’Ukraine par la Russie, hostilités au Moyen-Orient suite aux opérations militaires étasuniennes et israéliennes contre l’Iran, menaces constantes de Trump des droits de douane aux ingérences) peut dégénérer en une crise profonde avec, sur fond de choc pétrolier, une augmentation du chômage, une nouvelle poussée inflationniste et une croissance en berne, sans parler d’une possible conflagration mondiale et un retour du terrorisme.

Nous n’en sommes pas encore là et l’Europe résiste mieux pour l’instant aux périls que d’autres comme nombre de pays asiatiques.

Et la France a quelques atouts que d’autre n’ont pas comme son énergie nucléaire.

Mais tout dépendra de l’évolution de cette situation tout particulièrement au Moyen-Orient qui, une fois de plus, est un creuset de déstabilisation.

Or, rien ne permet de miser sur une amélioration même s’il ne faut pas tomber dans un catastrophisme.

Si l’on s’en tient à une analyse rationnelle, personne n’a intérêt à ce que l’état du monde dégénère, ce qui incité à un certain optimisme.

Reste que celui est plus que mesuré lorsque l’on prend en compte toute l’irrationalité des acteurs principaux de la crise actuelle, de Trump à Poutine, de Netanyahu aux mollahs.

On ne peut en dire plus actuellement et ceux qui prétendent lire dans le marc de café sont des imposteurs.

 


dimanche 29 mars 2026

Point de vue. Une tribune pour un criminel de guerre ennemi de la France, une faute lourde pour le service public


Ainsi, Sergueï Lavrov a pu délivrer sa propagande et ses mensonges en toute liberté et impunité sur le service public de l’audiovisuel, plus précisément lors de journal de 20h de France 2 de madame Salamé avec sans aucun doute l’autorisation de la présidente de France télévisions, madame Ernotte.

Il suffit de regarder cette interview pour se rendre compte que celui-ci a pu parler sans être interrompu – pour éviter de l’être, il enlevait son oreillette après chaque question et la remettait quand il avait fini son tunnel de propagande – et que la journaliste avait des questions d’une banalité affligeante, sans doute due à une méconnaissance en matière de politique étrangère.

Rappelons que monsieur Lavrov est un des proches du dictateur Poutine, qu’il est son ministre des Affaires étrangères, qu’il est, comme lui, un criminel de guerre et, enfin, un ennemi de la France.

Voilà qui est une faute lourde des journalistes – puisque la société des rédacteurs soutien madame Salamé – et de la direction du service public.

Même si, techniquement, la France n’est pas en guerre contre la Russie, cette dernière a envahi l’Ukraine qui est une alliée et que le régime de Poutine s’en prend quotidiennement à notre pays en tentant de déstabiliser notre démocratie républicaine et lui causer des dommages notamment économiques.

De ce fait, on peut comparer cette interview à celle qu’aurait pu donner en son temps – s’il avait existé – un service public de l’information d’une France en guerre contre l’Allemagne à Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères d’Hitler sachant que Poutine agit comme le Führer du IIIe Reich et que ledit ministre a été jugé et pendu pour crimes de guerre.

Rappelons aussi que la mission de service public de France télévisions est de donner une information la plus factuelle possible, non de donner une tribune à un personnage qui, dans son pays, fait partie d’un gouvernement qui tue et emprisonne des journalistes qui veulent juste faire leur métier honnêtement.

Y aura-t-il des sanctions ou au moins des excuses?


samedi 28 mars 2026

Editorial. Comme Poutine, Trump ne sait pas comment se sortir de son «opération militaire» et c’est le plus inquiétant


Comme Poutine, Trump n’a pas déclenché, selon lui, une guerre mais une «opération».

La sienne est «militaire» alors que celle de son ami dictateur est «spéciale»…

Toujours est-il que comme le criminel du Kremlin, l’extrémiste populiste de la Maison blanche ne sait pas comment se sortir du guêpier dans lequel il s’est mis tout seul.

Alors il ment sans cesse comme l’explique très bien le New York Times dans un brillant éditorial.

Extraits:
«Depuis sa première annonce de l’attaque contre l’Iran le 28 février, le président Trump a diffusé une série de mensonges sur la guerre. Il a déclaré que l’Iran souhaitait s’engager dans des négociations, même si son gouvernement n’en montre aucun signe. Il a affirmé que les États-Unis « ont détruit 100 % de la capacité militaire de l’Iran » alors que Téhéran continue d’infliger des dégâts dans toute la région. Il a déclaré que la guerre était presque terminée, même s'il faisait appel à des renforts du monde entier. Mentir est bien sûr un comportement standard pour M. Trump.
Sa carrière politique a commencé par un mensonge sur le lieu de naissance de Barack Obama, et il a menti sur ses affaires, sa richesse, la taille de la foule lors de son investiture, sa défaite aux élections de 2020 et bien plus encore. Un décompte de CNN des mensonges de M. Trump au cours d’une partie de son premier mandat a révélé qu’il faisait en moyenne huit fausses déclarations par jour. Beaucoup de gens sont tellement habitués à ses mensonges qu’ils ne les remarquent presque plus.
Pourtant, mentir à propos de la guerre est particulièrement corrosif. Lorsqu’un président signale que la vérité n’a pas d’importance en temps de guerre, il encourage son cabinet et ses généraux à induire le pays et les autres en erreur sur le déroulement de la guerre. Il crée une culture dans laquelle les erreurs mortelles et même les crimes de guerre peuvent devenir plus courants. Il rend la victoire plus difficile en cachant les réalités du conflit et en incitant les alliés à hésiter à se joindre au combat. En fin de compte, il sape les valeurs et les intérêts américains.»

Et pendant qu’il s’enfonce dans le mensonge, il n’oublie pas de continuer à ridiculiser les Etats-Unis en se faisant offrir par un Parti républicain croupion, un prix uniquement créé pour lui tandis qu’il y aura, pour la première fois, un billet de banque avec la signature d’un président en fonction, lui-même, bien évidemment!

 


mercredi 25 mars 2026

Le Focus. Scénario catastrophe: et si l’Iran gagnait la guerre


Bon, il est impossible que l’Iran gagne la guerre sur le terrain, c’est-à-dire militairement.

En revanche, il est possible qu’elle la gagne sur le tapis vert, c’est-à-dire politiquement parlant parce que Trump et même Netanyahu ne voudront pas payer le prix d’une vraie victoire qui passerait inévitablement par un nombre de morts et de destructions très élevé et des conséquences économiques particulièrement délétères, sans oublier la déstabilisation de l’ordre mondial et d’une région aussi riche en produits (pétrole, gaz, engrais) dont ont besoin les pays développés.

Ce qui aurait évidemment un fort impact sur leur popularité et leur avenir, ce qui compte par-dessus tout pour ces deux extrémistes populistes corrompus.

Mais si c’est l’Iran qui ressort victorieuse de cette aventure guerrière complètement insensée parce que non-structurée et pensée, alors les répercussions pourraient être catastrophiques tant pour le peuple iranien que pour le Moyen-Orient mais également pour la sécurité mondiale et notamment pour les démocraties républicaines libérales sachant que les alliés du régime des mollahs sont les régimes dictatoriaux de Poutine et de Xi, une victoire donc de l’internationale totalitaire.

Et l’on imagine aisément la propagande de cette dernière et des dirigeants iraniens ainsi que de leurs mentors qui susciterait sans aucun doute des vocations chez les esprits faibles et criminels…

Oui, l’Iran ne doit pas gagner.

Or il semble que Trump se rende compte du piège infernal dans lequel il s’est mis tout seul suite à la manipulation de son ami Netanyahu et que, donc, il veuille sortir de ce bourbier coûte que coûte.

Il déverse ainsi des fake news, fait croire à la destruction totale de l’Iran, lance des menaces qu’il ne met pas en œuvre puis indique que la guerre est finie et que les négociations avec le régime iranien pour la paix sont proches d’aboutir, le tout en boucle.

Reste que s’il perd cette guerre sur le tapis vert, sa fragilisation risque de le précipiter dans les abîmes avec toutes les affaires qu’ils tentent, en partie grâce à celle-ci, de mettre sous le tapis, on pense bien évidemment en premier lieu au scandale Epstein.

Il ne semble avoir aucune vraie solution et les mollahs l’ont compris.

Et en jouent avec succès…

 


mardi 24 mars 2026

Le Focus. Si Orban est réélu, la Hongrie peut-elle rester dans l’Union européenne?


Il y a un espoir que l’autocrate corrompu et pro-Poutine, Viktor Orban, soit battu lors des prochaines élections législatives hongroise du 12 avril.

Bien sûr, comme à son habitude, il tente de disqualifier une opposition qu’il a martyrisé systématiquement depuis des années et dont il a réduit les libertés, de même qu’il va tout faire pour que le scrutin tourne en sa faveur en bourrant les urnes là où il faut.

Il est aussi aidé par les «truqueurs d’élections» de Poutine qui déversent sans cesse une propagande en sa faveur et des fake news contre son principal opposant, Péter Magyar.

Mais le rejet qu’il inspire à une majorité de Hongrois pourrait malgré tout le chasser du pouvoir.

Selon les sondages, l’opposition avec le parti Tisza est créditée en moyenne de 47,2% des intentions de vote contre 39,69% pour son parti, le Fidesz

Si cet heureux événement ne se produit pas alors il faudra vraiment se poser la question du maintien de la Hongrie dans l’Union européenne.

Depuis des années, Orban se moque d’elle, l’empêche de fonctionner tout en se remplissant personnellement les poches en détournant les aides qu’il reçoit de Bruxelles.

Il l’insulte sans cesse, est ami avec ses pires ennemis – Trump, Poutine et Xi – et menace constamment de couper les vivres à l’Ukraine dont il hait le président, Volodymyr Zelnesky sur fond de nationalisme guerrier sachant que les deux pays ont des différends notamment frontaliers.

Il bloque ainsi en ce moment la nouvelle aide de 90 milliards d’euros votée pourtant unanimement – donc avec sa voix – par le Conseil européen au motif fallacieux que Kiev empêcherait l’oléoduc qui passe par son territoire et qui livre le pétrole de Poutine à Budapest, de fonctionner.

Et, lors du dernier Conseil européen, il a menacé de prendre d’autres mesures de rétorsion contre l’Ukraine comme, par exemple, en lui coupant l’électricité que lui fournit l’UE et qui passe par le territoire hongrois.

Il n’est plus possible qu’un ennemi de l’intérieur comme Orban puisse demeurer dans l’Union européenne sachant que l’un de ses objectifs est de la faire imploser.

Les autres pays membres doivent passer des menaces et des condamnations de ses propos et de ses agirs à des décisions fortes qui doivent aboutir à sortir la Hongrie de l’UE, tout au moins, de suspendre adhésion tant que l’autocrate sera au pouvoir.

Une telle mesure serait également destinée à tous les autres ennemis de l’intérieur de l’UE dont certains sont au pouvoir comme le premier ministre slovaque, Fico, d’autres aux portes comme le tandem Bardella-Le Pen en France ou les partis d’extrême-droite en Pologne qui militent en faveur d’un «Polexit».

 


lundi 23 mars 2026

Commentaire. L’aventure iranienne attise les craintes sur la dangerosité de Trump


Qu’il gagne ou qu’il perde sa guerre contre l’Iran ne changera pas le constat que cette aventure dans laquelle Trump a été entraîné par son ami Netanyahu attise les craintes sur sa dangerosité.

Son absence de buts qu’ils soient clairs ou même qu’ils existent, ses changements quotidiens de discours sur ses intentions – on parle maintenant et même temps de son désir d’envahir une partie du territoire d’Iran et de sa volonté de mettre fin aux opérations militaires! –, ses menaces contre les alliés traditionnels des Etats-Unis qu’il qualifie dorénavant de lâches, ses faiblesses voire ses incapacités dans la conduite d’une guerre, ses cadeaux à la Russie et à… l’Iran à qui il donne des autorisations d’exporter leur pétrole afin de faire baisser son prix mondial pour des motifs de politique intérieure et alors même que les deux pays sont sous sanctions économiques américaines, tout cela démontre un comportement erratique et irrationnel qui augmentent l’imprévisibilité du leadership étasunien et accroissent les risques de chaos.

Depuis plus d’un an où il est revenu au pouvoir, l’extrémiste populiste corrompu semble dans un monde imaginaire et dans une volonté de puissance et de règlement de compte qui peut mener à des catastrophes même les plus terribles.

 


dimanche 22 mars 2026

Le Focus. Après le chaos de la guerre en Irak, celui de la guerre en Iran?


Il est sans doute trop tôt pour parler de chaos créé par la guerre en Iran de Trump mais tout semble réuni pour qu’il soit sa conséquence comme ce fut le cas de la guerre en Irak de George W Bush.

Et ce, malgré les déclarations martiales et les fanfaronnades de Trump qui envisage maintenant de contrôler le détroit d’Ormuz tout en qualifiant des Européens de «lâches» parce qu’ils refusent de l’aider dans son errance moyen-orientale.

Mais, des différences existent entre les aventures guerrières des deux présidents les plus à droite que les Etats-Unis aient connu devant Nixon et Reagan.

En matière de préparation et de conduite, par exemple, force est de reconnaître que Bush a nettement l’avantage et qu’il avait su convaincre quelques pays de l’aider alors que Trump n’a que Netanyahu avec lui, à moins que ce ne soit le contraire…

Quant aux similitudes, il y a d’abord et surtout le déclenchement d’une guerre sans réel motif, ni l’Irak, ni l’Iran n’étant une menace prégnante pour les Etats-Unis.

Ensuite, il n’y a, aucun plan pour l’«après».

On l’a vu avec la «victoire» revendiquée par Bush qui s’est transformée en bourbier.

Et Trump est incapable d’avancer ce que doit être l’Iran une fois le conflit terminé et s’il le gagne et comment ce «nouvel» Iran serait établi.

In fine, donc, il pourrait y avoir le même chaos.

Ainsi, une des conséquences de la guerre en Irak fut la création de Daesh.

On frémit en pensant à ce que pourrait être le pendant iranien pour la déstabilisation de la région et pour un terrorisme sanglant à travers le monde.

Un chaos qui pourrait être encore plus important si Trump essuyait une sévère défaite car il ferait tout alors pour tenter de se venger de cette humiliation personnelle.

 


samedi 21 mars 2026

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Le réarmement de l’Allemagne et du Japon est-il une bonne nouvelle?


Que penser de la décision des gouvernements allemand et japonais de réarmer leur pays en y consacrant des sommes très importantes?

Evidemment, la situation n’est pas la même que dans les années 1930 et ce réarmement ne poursuit pas un but impérialiste et ultra-nationaliste au service d’idéologies suprémacistes.

Néanmoins s’interroger sur cette décision n’est pas inopportun et déplacé.

Sur son bienfondé et sa pertinence, les menaces des régimes totalitaires russe et chinois sur la paix, la sécurité et la liberté, bien réelles, la justifie amplement.

Avoir une Allemagne et un Japon démocratiques qui pourront participer plus activement à la défense du monde libre semble évacuer tout questionnement sur le bienfait de ce réarmement.

Oui, mais voilà, l’Histoire avec la responsabilité de l’Allemagne et du Japon dans la seconde guerre mondiale et dans les monstruosités commises alors ainsi que le présent avec la montée de l’extrême-droite dans les deux pays ne permettent pas d’être aussi catégoriquement optimiste de les voir redevenir des puissances militaires de premier rang.

Ainsi, au Japon, c’est un gouvernement nationaliste et d’extrême-droite qui est en place tandis qu’en Allemagne, le deuxième parti lors des dernières législatives de février 2025 avec 20,8% des voix, est l’AfD aux racines néo-nazies et qui pourrait très bien occuper le pouvoir dans un avenir proche.

De même, il ne faut pas oublier que le Japon ne s’est jamais repenti de la guerre et des atrocités qu’il a commis pendant que Seconde guerre mondiale et que la dénazification de l’Allemagne a été très partielle.

La conséquence est qu’aujourd’hui, il y a à Tokyo une première ministre qui affirme que le Japon n’est pas responsable de cette guerre, voire en est une victime et que de ce fait ne s’excusera jamais et qu’à Berlin, il y a 152 députés néo-nazis qui siègent au Bundestag.

Alors, il est évident qu’une Allemagne et un Japon forts sont une nécessité à court terme pour le monde libre en ce début de troisième millénaire.

Mais, il ne faut pas se cacher que cela peut-être également un danger à moyen terme.

Cependant, ce serait également dangereux si des gouvernements d’extrême-droite venaient à occuper le pouvoir en France ou au Royaume-Uni.

Déjà, on voit les dangers que représentent la présence de l’extrême-droite au pouvoir aux Etats-Unis et en Italie.

Rien n’est simple dans ce réarmement, à la fois, indispensable pour que l’Europe et le monde libre puisse faire face à la menace existentielle que représente l’internationale totalitaire avec la Chine de Xi et la Russie de Poutine à la baguette mais aussi de l’internationale réactionnaire à la tête de laquelle on retrouve, situation improbable mais bien réelle, les Etats-Unis de Trump.

Et c’est bien cette improbabilité devenue réelle qui inquiète si cela survenait en Allemagne et au Japon.

Faut-il prendre le risque face à un risque bien plus prégnant?

Y a-t-il une réponse franche, claire et sans nuance?

 

 


vendredi 20 mars 2026

Commentaire. Après le Venezuela, le Canada, le Groenland, l’Iran, Cuba?


L’«Homme de paix» autoproclamé et récipiendaire du «prix de la paix de la FIFA» (sic!) à défaut du Nobel, a déjà choisi sa prochaine cible: Cuba.

Donald Trump a même sélectionné son prochain dirigeant: Marco Rubio, son actuel secrétaire d’Etat dont la famille est d’origine cubaine…

Son but, faire de l’île située au large de la Floride une sorte de colonie américaine.

Or, historiquement, les Etats-Unis ont toujours refusé de s’approprier Cuba.

S’ils ont l’ont libérée de l’Espagne en 1898 après une guerre de trois mois et demi, ils ont toujours respecté son indépendance même si le pays était devenu un eldorado pour des firmes ainsi que la mafia étasuniennes et qu’ils ont tenté de renverser Fidel Castro après que celui-ci les ait défiés alors même qu’ils avaient salué sa victoire en 1959.

On ne sait évidemment pas comment il va faire – lui, non plus d’ailleurs – mais il veut être celui qui fera tomber le régime dictatorial cubain.

Sans doute qu’il aura du mal à réaliser son vœu et qu’il se lassera bien vite de cette lubie.

Toujours est-il que son bilan de faiseur de paix sera celui du président des Etats-Unis qui aura été le plus va-t-en-guerre.

Un président qui avait promis qu’aucun conflit ne serait déclenché durant sa présidence.

Et qui se ridiculise quotidiennement en Iran.

 


mercredi 18 mars 2026

Le Focus. Trump essaie vainement de se débarrasser de sa guerre


Pas facile pour Trump de se désembourber d’une guerre qu’il a initié sans savoir ce qu’il voulait en faire.

Tous les jours, il intervient pour changer les objectifs qu’il prétend poursuivre et, en même temps, d’affirmer que le conflit est bientôt terminé, parfois même il déclare qu’il est terminé et qu’il l’a gagné, ou de refiler la patate chaude à d’autres, des Européens aux Chinois en passant par l’OTAN qui, évidemment, en tant qu’alliance défensive, n’a rien à faire dans l’histoire…

Et, surtout, il attend avec impatience, qu’Israël mette à genoux le régime iranien, ce qui lui permettrait de sortir par le haut d’une aventure désastreuse tout en clamant victoire!

On n’hésite à qualifier un tel comportement du président de la première puissance du monde entre l’incompétence d’un clown et les colères d’un sale gosse qui s’en prend à tous ceux qui ne cèdent pas à ses caprices.

Sa dernière tentative d’impliquer les pays européens et asiatiques dans une opération afin de permettre à nouveau la navigation dans le détroit d’Ormuz a été un fiasco complet, tous les gouvernements sollicités ayant décliné sa demande.

Mais il est certain qu’il va continuer à faire déclarations à l’emporte-pièce et sans queue, ni tête, tout en continuant à mettre la pression sur la communauté internationale alors même qu’il n’a cessé de l’insulter et de prétendre qu’il n’avait pas besoin d’elle.

Pourquoi?

Parce que les élections de mi-mandat se rapprochent et qu’il lui faut absolument se débarrasser d’une guerre qui est devenu son sparadrap et qui pourrait bien être son cauchemar.

 

 

 


lundi 16 mars 2026

Commentaire. Le nucléaire et l’indépendance de la France


On parle beaucoup de nucléaire ces temps-ci en France.

Il y a la dissuasion nucléaire qui permet à la France d’avoir une voix dans le concert des nations et d’assurer sa sécurité.

Une dissuasion portée par des avions et des sous-marins propulsés par des réacteurs nucléaires…

Il y a l’énergie nucléaire avec les centrales qui permettent à la France d’avoir une électricité moins chère qu’ailleurs et en plus grande quantité et qui lui donne un avantage économique certain.

Le nucléaire serait ce fameux élément qui donnerait raison au fameux slogan né lors de la première crise pétrolière en 1973, «en France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées».

Alors, évidemment, ce choix du nucléaire fait depuis la IVe République n’est pas sans risque.

Posséder des armes et des centrales qui utilisent l’atome apportent une sécurité mais également une insécurité de par les problèmes que pose son utilisation.

Une insécurité que la France affirme maitrisée mais qu’elle assume face aux bienfaits du nucléaire.

Emmanuel Macron a décidé de faire entrer la France dans une ère où celui-ci sera encore plus présent avec la construction de nombreuses nouvelles centrales et en dotant l’armée d’un nombre plus important de têtes nucléaires.

Et les Français l’approuvent comme le montrent deux enquêtes d’opinion qui viennent d’être publiés la semaine dernière.

Ainsi, un dernier sondage de CSA montre que 73% d’entre eux sont favorables au développement du nucléaire en France.

Et cette approbation concerne les sympathisants de tous les courants politiques.

Un sondage IFOP, lui, montre que 61% des Français estiment que le nucléaire est un atout pour la France alors que seulement 6% pensent que c’est un handicap.

 

dimanche 15 mars 2026

Editorial. Pour l’instant, le seul vainqueur de la guerre du golfe 2026, c’est Poutine


C’est une évidence, la seule personne qui a obtenu un succès dans la guerre contre l’Iran menée par les Etats-Unis et Israël c’est… Vladimir Poutine!

Devant l’impossibilité pour les tankers et les méthaniers d’emprunter le détroit d’Ormuz depuis que les mollahs menacent d’attaquer tout navire qui ne serait pas à destination d’un pays ami (essentiellement la Chine) et que Trump est incapable d’assurer la sécurité de la navigation de cette voie maritime où passe 20% du pétrole consommé dans le monde, l’extrémiste de la populiste de la Maison blanche a autorisé le dictateur russe, son ami, de vendre le sien notamment à l’Inde.

Voilà qui est une bouée de sauvetage pour l’économie russe mais surtout une aubaine pour Poutine de financer son agression contre l’Ukraine dont le dernier raid de drones et de missiles a encore fait quatre morts civils la nuit dernière.

Et, évidemment le régime en place au Kremlin de parader, de remercier Trump et de proposer son pétrole et son gaz aux pays européens (qui, eux, ont refusé de lever les sanctions)!

Alors que Trump est en train de perdre la face au Moyen-Orient parce qu’il est incapable de gagner la guerre et qu’il se ridiculise constamment avec des déclarations aussi contradictoires que mensongères, ce qui aura sans doute des répercussions négatives lors des élections de mi-mandat – si elles ont lieu et qu’elles ne sont pas truquées par son administration – pour le Parti républicain qui pourrait perdre la majorité au Congrès, en tout cas, à la Chambre des représentants, Poutine est ravi de cette nouvelle aide qui, une fois de plus, démontre de quel côté sont aujourd’hui les Etats-Unis dans la guerre en Ukraine, sachant qu’au même moment Volodymyr Zelensky est fustigé par Washington parce qu’il ne fait pas les concessions demandées par Moscou.

Et, cerise sur le gâteau, Poutine pourrait ne pas perdre son allié iranien puisque la résistance du régime des mollahs fait que, même s’ils perdent in fine militairement, ils pourraient se maintenir au pouvoir à l’instar de la dictature chaviste au Venezuela où Trump n’a fait que remplacer Maduro qu’il a enlevé par sa vice-présidente et faire des affaires avec elle.

Grâce à Trump, il y a aujourd’hui un Vladimir qui rit et un Volodymyr qui pleure.

Et un peuple ukrainien qui n’a pas fini de souffrir.

 


samedi 14 mars 2026

Le Focus. Trump va-t-il provoquer une crise économique mondiale?


L’hubris de Trump couplé à son incompétence recèlent de dangers gravissimes pour l’Humanité.

Sa dernière frasque, la guerre qu’il fait à l’Iran avec son ami Netanyahu risque ainsi de provoquer une crise économique mondiale où tous les pays –Etats-Unis inclus – seront les victimes.

L’envolée des prix du pétrole et du gaz en est une des premières manifestations sachant que par le détroit d’Ormuz actuellement non-navigable passe aussi une grande partie des engrais nécessaires à l’agriculture.

La déstabilisation provoquée dans le commerce mondial, l’incertitude du lendemain, les perturbations de l’activité économique sont à même d’amener une hausse de l’inflation et du chômage ainsi qu’une disparition de la croissance.

Tout ceci peut encore être évité si le conflit prend fin rapidement, ce qui ne semble pas le cas malgré les propos aussi triomphalistes que mensongers de Trump.

Plus il durera, plus les perturbations seront importantes.

Elu par le peuple américain pour s’occuper prioritairement de l’inflation – qui était en voie d’être résorbée par Biden – et de ne pas faire la guerre, l’extrémiste populiste fait exactement le contraire.

Sans doute que l’Histoire sera particulièrement sévère à propos de ses présidences erratiques.

Quoiqu’il en soit, c’est nous qui sommes en train d’en payer le prix.


vendredi 13 mars 2026

Le Focus. La France peut-elle rester «en dehors» de la guerre au Moyen-Orient?


La France se revendique une puissance qui compte en particulier au Moyen-Orient où elle défend le Liban (avec la présence de soldats français dans les casques bleus déployés dans le pays), a des alliances de défense avec plusieurs pays du Golfe dont le Qatar et le Koweit ainsi qu’une présence militaire en Irak et surtout à Abou Dabi où elle possède une base, compte des amis comme l’Egypte sans oublier son soutien à l’existence d’Israël, à la création d’un Etat palestinien et au peuple kurde.

Ayant dit cela, la France peut-elle tenir la position voulue par le Président de la république qui est de prétendre qu’elle est «en dehors» de la guerre qui oppose les Etats-Unis et Israël à l’Iran tout en voulant respecter sa parole à des pays qui y sont impliqués et défendre ses intérêts mis à mal avec, par exemple, la fermeture du détroit d’Ormuz?

L’attaque la nuit dernière d’une base des Kurdes en Irak de plusieurs soldats français dont un est décédé par un groupe terroriste ayant fait allégeance au régime des mollahs iraniens montre que cela va être très difficile d’être, à la fois, dehors – c’est-à-dire de ne pas prêter main-forte aux Américains et aux Israéliens – et dedans – en déployant une force militaire qui peut intervenir à tout moment pour défendre ses alliés et ses intérêts – sachant que l’Iran a tout intérêt plus le conflit se prolonge à impliquer les puissances européennes dont la France qui, avec le Royaume-Uni, a une histoire dans la région.

Cette attaque est évidemment une provocation sachant, qu’en plus, les militaires présents au Kurdistan remplissaient une mission de formation contre le terrorisme de Daesh, musulmans sunnites qui sont les ennemis jurés des chiites au pouvoir en Iran et en Irak.

La première réaction d’Emmanuel Macron est dans la droite ligne de ses précédentes réactions :
«L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak. À sa famille, à ses frères d’armes, je veux dire toute l’affection et la solidarité de la Nation. Plusieurs de nos militaires ont été blessés. La France se tient à leurs côtés et avec leurs proches. Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable. Leur présence en Irak s’inscrit dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme. La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques.»

Reste que si d’autres attaques meurtrières ont lieu, la France devra choisir entre demeurer sur place et s’impliquer plus fortement dans le conflit ou se retirer pour éviter d’être conduite dans une escalade voulue par les mollahs.

Une reculade de la France serait une défaite mais les Français sont-ils prêts à payer un prix élevé pour une présence où nos soldats seraient les chassés sans possibilité d’être les chasseurs?

 


Le Focus. Un G7 dans la réaction plutôt que dans l’action


Le G7 s’est réuni en visioconférence sous la présidence de la France «pour organiser le travail sur les mécanismes à mettre en œuvre pour la liberté de navigation et la sécurité maritime» au Moyen-Orient, dixit Emmanuel Macron et plus particulièrement pour aborder le problème de la «fermeture» du détroit d’Ormuz par l’Iran et des conséquences qui s’en suivent sur le commerce mondial et plus particulièrement sur celui du pétrole et du gaz.

A l’issu de cette réunion, un communiqué commun a été publié (voir ci-dessous) et Emmanuel Macron a pris la parole pour expliquer ce qui a été décidé.

En réalité peu de choses puisqu’il semble impossible, pour l’instant, de garantir la sécurité des bateaux qui empruntent cette voie de navigation large de seulement 35 kilomètres.

Les sept pays (+ l’Union européenne) qui sont pourtant parmi les plus riches du monde (PIB par habitant), qui ont parmi eux la première puissance du monde (les Etats-Unis) et deux autres puissances nucléaires (France et Royaume-Uni) sont donc incapables de s’entendre et de prendre des décisions pour mettre fin à cette guerre en imposant leur volonté à l’Iran.

Au lieu d’être dans l’action, ils sont dans la réaction et la seule chose sur laquelle ils ont pu se mettre d’accord, c’est de décider qu’ils assureront la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz une fois que les hostilités auront pris fin.

Ils ont quand même décidé, dans le même temps, de continuer à sanctionner la Russie malgré ses offres de compenser avec son pétrole celui qui ne peut plus passer par le détroit d’Ormuz.

Comme l’a déclaré le président de la république:
«Nous avons acté également dans ce G7 que cette situation ne justifiait en aucun cas de lever les sanctions qui existent à l'égard de la Russie, que cette situation ne devait pas, évidemment, réduire notre attention à l'Ukraine, au soutien à l'Ukraine, et à la clarté que nous avons en termes de sanctions à l'égard de la Russie. Et donc, nous allons maintenir nos efforts. Plusieurs, d'ailleurs, d'entre nous, ont pu saluer l'implication des Ukrainiens, qui sont très rapidement venus en soutien de beaucoup de pays du Golfe pour leur apporter leurs capacités et leurs innovations en termes de lutte anti-drone.»

 

Communiqué du G7.
Les dirigeants du G7 se sont réunis en visioconférence ce mercredi 11 mars 2026 pour travailler sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen Orient. Il s’agissait de la première réunion des dirigeants du G7 depuis le début de la Présidence française du G7 en 2026.  
Cette réunion a permis de faire un point sur la situation et ses conséquences économiques, et de mettre en œuvre la coordination indispensable entre nos pays sur ce sujet. 
Les dirigeants du G7 sont convenus de mettre en place une coordination dans le but de se préparer pour restaurer la liberté de navigation dans la région. À ce titre, un travail est lancé pour explorer la possibilité d'escortes de navires quand les conditions de sécurité seront réunies ; il s'accompagnera de démarches envers les compagnies maritimes, les transporteurs et les assureurs.
Les dirigeants du G7 ont salué l’annonce de l’Agence internationale de l’énergie, préparée sous l’impulsion du G7, de libérer jusqu’à 400 millions de barils de réserves stratégiques, une quantité significative visant à envoyer un signal clair aux marchés mondiaux.
Les dirigeants du G7 encouragent la production énergétique dans les pays qui peuvent remplacer les capacités bloquées, et appellent à éviter toutes les mesures de restrictions à l’export. 
Les dirigeants du G7 sont convenus d’établir une coordination entre les pays membres du G7 et les économies du Golfe au sujet des conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. 
Les dirigeants du G7 ont réaffirmé leur unité et leur détermination à poursuivre les sanctions à l’égard de la Russie. 
Ils sont déterminés à suivre de près les impacts, les tensions sur les carburants, le gaz, mais aussi sur les engrais, point de vigilance important pour les agriculteurs et pour la sécurité alimentaire de tous.
Tous ces éléments sont des réponses concrètes aux préoccupations légitimes de nos compatriotes sur l’évolution des prix de l’essence. Nous continuons d’être pleinement mobilisés et vigilants.
Cette situation révèle aussi la pertinence de poursuivre un agenda d’indépendance énergétique et d’électrification, afin de réduire les dépendances aux soubresauts géopolitiques.