samedi 4 avril 2026

Le Focus. Un avion abattu, la preuve du fiasco de Trump en Iran?


Les médias du monde entier ont fait leurs Unes de l’abattage par l’armée iranienne d’un avion de combat américain.

Au-delà d’un fait qui rappelle que la «guerre propre» n’existe pas de quel côté que l’on soit, la perte de cet avion est vu comme un échec de Trump voire de son fiasco en Iran.

Qu’en est-il?

En réalité, son importance vient d’une part que ce conflit n’a toujours acquis aucune légitimité et d’autre part que les discours de victoire quotidiens de Trump où il explique que les mollahs n’ont plus aucune capacité guerrière sont des mensonges éhontés.

Bien sûr, beaucoup le savent déjà mais nombre, notamment aux Etats-Unis qui suivent de loin ou pas du tout ce qui se passe sur le terrain, peuvent en prendre conscience à l’occasion de ce genre d’événement dramatique.

C’est d’ailleurs comme cela que des guerres sont devenues impopulaires et ont été perdues politiquement, le Vietnam en étant l’exemple emblématique.

Mais il n’y a plus besoin en cette ère du tout médiatique que les morts se comptent par milliers pour retourner définitivement une opinion publique – déjà hostile à ce conflit –, le crash d’un avion qui tourne en boucle sur les chaînes d’info en continu et qui sature les réseaux sociaux peut suffire.

 


vendredi 3 avril 2026

Commentaire. Macron-Trump ou l’opposition entre l’ordre et le chaos


Emmanuel Macron a toujours privilégié le réel et le rationnel dans sa vision du monde et des relations internationales.

Face à lui, Donald Trump a toujours agi entre créant une fausse réalité et en tenant des propos qui peuvent se contredire dans la même phrase...

Alors qu’ils entretenaient une relation ambigüe où une certaine complicité alternait avec des confrontations mais où le président français a toujours tenté de canaliser la pensée confuse du présidant américain, au fur et à mesure des actes et des déclarations de ce dernier, une opposition s’est installée que l’on peut caractériser comme celle de l’ordre contre le chaos.

Profondément habité par le retour du tragique et du réveil du pire qu’ait vécu le siècle précédent, Emmanuel Macron s’est retrouvé face à un personnage qui utilise ce tragique et ce pire à des fins personnelles, à la fois, pour s’enrichir et contenter son narcissisme mégalomaniaque.

De son côté, Donald Trump a bien compris le danger que représente le Français.

C’est pourquoi il ne cesse de tenter de le rabaisser et de l’insulter.

Ce à quoi Emmanuel Macron a toujours répondu à l’Américain avec dignité.

C’est ce qui vient à nouveau de se passer avec l’insulte proféré par ce dernier en le faisant passer pour un lâche, un homme «que sa femme traite extrêmement mal et qui «se remet encore du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire».

«Les propos que j'ai pu entendre (...) ne sont ni élégants, ni à la hauteur» lui a répondu Emmanuel Macron qui a ajouté:
«On parle de choses trop graves, on parle de guerre, on parle aujourd'hui de femmes et d'hommes qui sont au combat, de femmes et d'hommes et de civils qui sont tués, de la guerre qui sévit dans cette région.»

 

 


Point de vue. Trump ou quand Bozo devient le Joker


Le clown Trump ne fait plus rire personne.

De Bozo de bas étage et sans talent, il est devenu le Joker aussi vicieux et terrifiant que l’ennemi de Batman.

Son discours de la nuit sur l’Iran où il s'est contredit pour la énième fois sans oublier ses insultes envers Macron, truffés de mensonges, d’incompétences et d’autocongratulations en est un nouvel exemple à propos d’une guerre qu’il a déclenché sans raison autre que de détourner les regards sur les scandales dont lesquels il est impliqué comme l’affaire du pédocriminel Epstein, et dont il ne sait se sortir au fur et à mesure que sa popularité baisse et que ses effets sur l’économie américaine (et mondiale, mais, là, il s’en fout) deviennent de plus en plus délétères.

Le clown Trump comme dans les régimes les plus despotiques – celui qu’il veut imposer à son pays – bénéficie autour de lui d’une cours malsaine composée de personnages aussi lâches que corrompus et incapables qui inventent des trophées à son unique profit, parle de l’homme le plus remarquable du monde et ricanent à ses «plaisanteries» qui ne sont que des grossièretés et des insultes.

Tout cela serait une comédie de série Z s’il ne s’agissait du président de la première puissance du monde et dont les agissements peuvent conduire aux pires catastrophes.

Faudra-t-il attendre un point de non-retour pour que le peuple étasunien se débarrasse de lui et de ses flagorneurs dont certains n’ont rien à lui envier de sa noirceur?

La réponse est ouverte.

Voilà qui est le plus inquiétant.


jeudi 2 avril 2026

Le Focus. Danemark– Législatives: La Gauche vainqueure, le Centre en retrait, l’extrême-droite fait une percée


Les résultats des élections législatives danoises montrent une poussée de la Gauche même si, paradoxalement, Socialdemokratiet, le parti social-démocrate au pouvoir connait son pire résultat depuis 1903 (21,84% et 38 sièges soit -5,66% et -12 sièges) et un Centre en retrait alors que l’extrême-droite progresse (le Parti populaire danois arrive cinquième avec 9,10% des voix en hausse de 6,46% et obtient 16 sièges soit 11 de plus).

Des trois partis centristes en lice, deux perdent des voix et des sièges (Venstre: 10,14% soit -3,18% et 18 sièges soit -5; Moderaterne: 7,70% soit -1,57% et 14 sièges soit -2) et un connait une hausse en voix et en sièges (Radikale Venstre: 5,81% soit +2,02% et 10 sièges soit +3).

Reste que l’absence d’une majorité pourrait permettre à certains des partis centristes et notamment Moderaterne mais aussi Venstre – tous deux déjà présents dans la coalition précédente – de former une coalition gouvernementale.

 


Commentaire. De l’inutilité d’aller (à nouveau) sur la Lune


La fusée Artémis a décollé de Cap Carnaveral en Floride avec un équipage qui va faire le tour de la Lune pour préparer les prochaines missions américaines avec alunissage.

Un nouvel épisode du feuilleton dont la trame est: qui va parvenir à alunir en premier sur la Lune, les Etats-Unis ou la Chine?

Au-delà de cette interrogation qui n’intéresse que l’Administration Trump et le régime de Xi ainsi que les nationalistes des deux pays, on ne voit aucune utilité de retourner sur notre satellite.

Déjà, dans les années 1960, la course entre les Etats-Unis et l’Union soviétique posait question au vu des sommes astronomiques qui furent dépensées par les deux camps afin de savoir, soi-disant, si c’était le système «capitaliste» ou «socialiste» qui était le plus efficace en la matière et donc, en général.

Comme si cela avait à voir avec le bien-être de l’Humanité.

La victoire américaine en 1969 avec Neil Armstrong, le premier homme à fouler la poussière lunaire fit évidemment sensation et fierté au-delà même du peuple étasunien parce que c’était la première fois que cette Humanité réussissait à aller poser le pied ailleurs dans l’univers.

Mais le programme Apollo qui continua encore quelques années fut arrêté pour deux raisons: les gens ne s’intéressaient plus à ces voyages qui n’avaient plus aucun but et il n’y avait rien à gagner pour les Etats-Unis à les entreprendre.

Rien n’a vraiment changer aujourd’hui malgré les intox et autres propagandes des partisans des programmes lunaires et martiens qui prétendent, à rebours des constats des années 1970, qu’il y a beaucoup à gagner à y aller et à y établir des bases, voire d’y faire des extractions de matières premières.

Or la tâche s’avère quasi-impossible pour la Lune.

Sans parler de Mars parce que l’on ne sait pas du tout comment faire pour y envoyer des humains et, surtout, qu’ils reviennent vivants, ce qu’oublient de nous dire les partisans de sa «conquête»!

Ici, il ne s’agit plus de science utile mais seulement d’un plaisir – et d’un gagne-pain – pour ceux qui travaillent sur ces programmes et d’hubris pour les politiciens qui les ont décidé comme Donald Trump et Xi Jinping.

Mais comme il s’agit d’un spectacle, nous y serons conviés par les médias et, devant des images fascinantes, nous serons évidemment ébahis.

Reste que ce divertissement à un prix exorbitant pendant que trop de monde souffre sur la planète Terre et que l’argent dépensé pourrait être mieux utilisé.